L’éducation des enfants aux droits humains
L'enfance est le moment idéal pour entamer un apprentissage sur les valeurs des droits humains, et pour apprendre à vivre avec ces valeurs.

tous liés aux expériences personnelles de l'enfant dans la communauté, dans la famille et dans les diverses relations qu'il entretient au quotidien avec les adultes et les autres enfants.
L'éducation aux droits humains consiste en partie à cultiver un ensemble de valeurs et d'attitudes communes pour ces rencontres quotidiennes : par exemple, elle cherche à renforcer la confiance en soi des enfants, à encourager chez eux l'empathie et à développer leur sens de l'équité et de la justice.
L’éducation des enfants aux droits humains peut les aider à :
- apprendre le respect de soi et des autres ;
- reconnaître et respecter les droits humains au quotidien ;
- comprendre ses propres droits fondamentaux et être capable de les expliciter ;
- apprécier et respecter la diversité et la différence ;
- acquérir la capacité (en termes de compétences et d’attitudes) d'aborder les conflits de façon non violente et dans le respect des droits des autres ;
- développer leur confiance en leur capacité à agir, et à défendre et promouvoir les droits humains.
Bien que seulement au début de leur parcours éducatif, les enfants possèdent déjà une richesse de connaissances sur leur monde et ses habitants. Dans la mesure du possible, l'apprentissage des droits humains doit être en lien avec leurs connaissances et les éclairer. Cela est vrai même pour les jeunes enfants : il n'est jamais trop tôt pour commencer à explorer des questions telles que ce qui est juste, ce qui est correct, comment nous devons traiter les autres, comment nous aimerions être traités, et ainsi de suite. En effet, si les jeunes enfants peuvent commencer à discuter de ces questions, ils acquerront des compétences importantes pour leur vie future et élargiront leur compréhension des valeurs et des principes nécessaires à une coexistence pacifique, tant en classe que, plus tard, dans la société. Par exemple, même si les enfants de 7-8 ans n'utilisent pas des termes comme justice, égalité ou discrimination, ils ont un sens profond de ce qui est « juste ».
Quels sont les cas courants d'« injustice » que dénoncent les enfants avec qui vous travaillez ?
En discutez-vous ?

la communauté et le groupe d'enfants avec lequel ils travaillent : un conflit dans la cour de récréation, des attitudes négatives à l'égard des minorités ou l'exclusion sexiste des filles de certaines activités.
Cela étant, il convient que les animateurs évitent d'aborder les droits humains uniquement sous l'angle des violations et qu’ils insistent aussi sur le fait que nous jouissons de presque tous ces droits au quotidien : c’est d’ailleurs pourquoi nous pouvons constater certaines violations.
L'un des objectifs fondamentaux de l'éducation aux droits humains est d'agir au nom des droits humains, d'encourager et d'améliorer la capacité des enfants à participer et à conduire des actions appropriées et significatives en réponse à des situations qui semblent injustes, ou lorsqu’eux-mêmes
ou quelqu'un d'autre a été blessé ou humilié. Il peut s'agir de leur apporter les compétences nécessaires pour résoudre les conflits au sein du groupe ou de la famille, ou pour modifier leur propre comportement envers leurs frères et sœurs. Il est possible également de mener une action dans la communauté au sens large, par exemple en organisant une célébration pour la Journée internationale des droits humains ou en mettant sur pied une exposition d'œuvres d'artistes sur les droits humains.
Plus les enfants sont jeunes, plus ils compteront sur le soutien de l'animateur pour initier et mener des projets plus complexes.
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