Adapter une activité

au matériel disponibles, ainsi qu’à la taille, aux compétences et aux conditions propres à son groupe. La plupart des activités suggèrent d’ailleurs des conseils d’adaptation.
Chaque groupe d’enfants se présente avec différents styles d’apprentissage et niveaux de compétence. Le plus simple est que l’animateur propose diverses façons d’apprendre plutôt que de demander à l’enfant de s’adapter à une unique méthode imposée. Par exemple, une activité basée sur des problèmes de la vie réelle, comme « Les droits humains à la une », peut réjouir les adeptes du pragmatisme mais frustrer les mordus de théorie. Il est alors possible d’adapter l’activité pour en renforcer l’aspect analytique en comparant les diverses façons dont les médias couvrent un sujet.
De la même façon, de nombreuses activités peuvent être adaptées en réponse aux différents niveaux de compétence en lecture et en écriture. Par exemple, l’animateur peut décider de supprimer la partie écrite d’une activité comme « Les droits du lapin ». L’animateur doit faire preuve de créativité dans les possibilités qu’il offre aux enfants de répondre à ce qu’ils ont appris. Par exemple, il peut leur proposer, en plus des discussions en groupe, de dessiner, de mimer, d’écrire dans un journal ou de partager leurs idées en groupe de deux.
Le soin apporté à la sélection et à l’adaptation des activités est tout particulièrement important pour garantir l’inclusion et l’égale participation des enfants présentant des besoins spécifiques, comme les sans-abri, les migrants, les réfugiés et les enfants placés. Il faut éviter de mettre en évidence des points de différence « sensibles » entre les enfants.
Il convient notamment d’être attentif aux besoins des enfants présentant des handicaps et d’éviter de les mettre dans l’obligation d’accepter une activité à laquelle ils ne peuvent participer sur un pied d’égalité. Le cas échéant, il faudra adapter l’activité aux besoins de l’enfant plutôt que d’attendre de lui qu’il ne s’adapte. Suivent quelques suggestions d’adaptations :
Évitez l’utilisation du rouge et du vert ; les enfants daltoniens ont des difficultés à distinguer ces couleurs.
- Prévoyez des explications et des documents en braille pour les enfants présentant un handicap visuel.
- Placez les enfants à mobilité réduite de manière à favoriser au maximum leur participation.
- Utilisez des images et des instructions écrites pour encourager la participation des enfants malentendants.