
VUE D’ENSEMBLE
Au Monténégro, l’histoire est une matière obligatoire à partir de l’âge de 11 ans et est enseignée tout au long de l’enseignement primaire et secondaire, correspondant aux niveaux CITE-2 et CITE-3. Dans l’enseignement général, les examens de fin de cycle sont facultatifs aux deux niveaux. Dans l’enseignement professionnel, l’histoire est également obligatoire et dispensée sous forme de cours d’un an, sans évaluation finale.
Le ministère de l’Éducation supervise les programmes scolaires, élaborés par le Bureau des services éducatifs et approuvés par le Conseil national de l’éducation. Le programme d’histoire est structuré de manière chronologique et thématique. Les établissements peuvent consacrer 15 à 20 % du programme à des thèmes spécifiques, tels que l’histoire locale ou celle des groupes minoritaires.
Les méthodes d’évaluation incluent des examens oraux, des questions à choix multiple, des questions de connaissances et des travaux de projet. Les examens de fin de cycle, établis au niveau national, évaluent les connaissances historiques et les compétences de pensée critique. L’État sélectionne et approuve les manuels, publiés annuellement par l’Institut des manuels et des aides pédagogiques (ZUNS).
Un master en histoire est requis pour enseigner la matière. La formation des enseignants se concentre principalement sur le contenu historique, avec une formation en didactique de l’histoire. Les enseignants débutants doivent effectuer un stage d’un an, financé par l’État.

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INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

LES COURS D'HISTOIRE
L’enseignement de l’histoire débute dans les écoles primaires à l’âge de 11 ans avec la matière obligatoire « Histoire », qui se poursuit tout au long de l’enseignement primaire et secondaire, correspondant aux niveaux CITE-2 et CITE-3. Une évaluation finale est facultative à la fin de ces deux niveaux.
Dans l’enseignement secondaire, l’histoire est également une matière obligatoire pour les élèves de l’enseignement professionnel. Selon le programme, elle est dispensée sous forme de cours d’un an, comprenant 36 ou 72 leçons par an, sans évaluation finale. Les écoles professionnelles suivent les mêmes programmes d’histoire que les établissements d’enseignement général, couvrant des périodes allant du Moyen Âge à l’histoire contemporaine.
L’enseignement est dispensé en monténégrin, sauf dans les écoles destinées à la minorité albanaise, où l’albanais est la langue d’enseignement. Le Monténégro compte neuf écoles primaires et quatre écoles secondaires privées, chacune ayant son propre programme d’histoire. De plus, il existe deux écoles confessionnelles, qui suivent le même programme d’histoire que les écoles publiques.

LE PROGRAMME D'HISTOIRE
Le système éducatif monténégrin est centralisé, avec des programmes déterminés au niveau national. Le ministère de l’Éducation supervise les programmes des écoles publiques, tandis que d’autres organes clés jouent également un rôle. Le Bureau des services éducatifs établit des commissions pour élaborer les programmes d’histoire, et le Conseil national de l’éducation est responsable de leur approbation. Avant l’approbation finale, les conseils nationaux des minorités donnent leur avis sur les programmes d’histoire.
Le programme d’histoire est organisé à la fois de manière chronologique et thématique. Les autorités éducatives indiquent que des enseignants et des professeurs issus de groupes minoritaires peuvent participer à son élaboration ; toutefois, ils n’agissent pas en tant que représentants des minorités nationales dans ce contexte.
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OBJECTIFS « BIEN » OU « TRÈS BIEN » REPRÉSENTÉS DANS LE PROGRAMME |
PÉRIODES |
ÉCHELLES GÉOGRAPHIQUES |
DOMAINES |
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* Ce domaine concerne les migrations du début du Moyen Âge, et non les migrations contemporaines.
Les autorités indiquent que les groupes minoritaires (culturels, ethniques, linguistiques, nationaux ou religieux) sont intégrés dans les programmes d’histoire. Des thèmes et sujets spécifiques relatifs à l’histoire des minorités nationales au Monténégro sont incorporés aux programmes à tous les niveaux d’enseignement. Par ailleurs, 15 à 20 % du programme sont consacrés à des contenus flexibles, que les établissements peuvent adapter selon leurs besoins, notamment pour aborder l’histoire locale ou des thématiques particulières. Les écoles accueillant des élèves issus de minorités nationales utilisent souvent cette flexibilité pour mettre l’accent sur leur propre histoire nationale.

ÉVALUATION
Les méthodes d’évaluation que les enseignants sont tenus d’utiliser sont les suivantes : exposés/examens oraux, questions portant sur les connaissances, questions à choix multiple, travail sur un projet. Les enseignants doivent attribuer des notes chiffrées.
Les examens finaux sont facultatifs et concernent le cours obligatoire d’histoire dispensé dans les écoles primaires et secondaires. Ces examens sont élaborés au niveau national.
Les examens finaux permettent d’évaluer les connaissances de contenus historiques, les capacités de réflexion historique (par exemple, l’évaluation des sources, prise en considération de perspectives différentes) et les compétences générales.
Les examens finaux sont écrits et comportent à la fois des questions ouvertes et des questions fermées.

MANUELS ET RESSOURCES
L’État participe au processus de sélection et d’autorisation des manuels scolaires. Le Conseil national de l’éducation, en tant qu’organe consultatif professionnel, approuve la liste des manuels. Les manuels et supports pédagogiques sont publiés annuellement par l’Institut des manuels et des aides pédagogiques (ZUNS), sous la supervision du ministère de l’Éducation.
Les politiques relatives à l’utilisation des différentes ressources éducatives sont les suivantes :
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LES ENSEIGNANTS D’HISTOIRE ET LEUR FORMATION
Au Monténégro, un diplôme universitaire est requis pour enseigner l’histoire. Jusqu’en 2017, les futurs enseignants devaient suivre un cursus universitaire de quatre ans. Depuis 2017, un master en histoire est exigé. La formation des enseignants porte principalement sur la discipline historique, l’enseignement de la didactique de l’histoire étant limité à une seule année. Les programmes de formation comprennent également des cours de psychologie du développement de l’enfant et de pédagogie.
Tous les enseignants nouvellement qualifiés doivent effectuer un stage d’un an en établissement scolaire, tel que prévu par la loi. Ce stage est financé par le ministère de l’Éducation. Les mêmes exigences s’appliquent aux enseignants titulaires comme aux remplaçants.
La formation continue est obligatoire pour tous les enseignants, à tous les niveaux d’enseignement. Elle est accessible à tout enseignant et peut être dispensée par des établissements de formation, des associations professionnelles d’enseignants, des ONG ou des organisations internationales. Cette formation est financée par le ministère de l’Éducation.