Retour Apprendre l’histoire régionale nourrit le sentiment d’appartenance et développe la pensée critique

Le Congrès du Conseil de l’Europe encourage les autorités locales européennes à combler les lacunes dans l’enseignement de l’histoire régionale
L’accès aux sources primaires demeure un problème dans l’enseignement de l’histoire régionale.

L’accès aux sources primaires demeure un problème dans l’enseignement de l’histoire régionale.

via Congrès des pouvoirs locaux et régionaux

L’enseignement de l’histoire régionale, tant par l’éducation formelle que non-formelle, nourrit un sentiment d’appartenance. Si les récits mondiaux et nationaux sont essentiels pour comprendre les grandes tendances et mouvements, l’histoire régionale offre une perspective à taille humaine, qui relie étroitement les jeunes à leur communauté, leur culture et leur patrimoine.

L’histoire régionale renforce la pensée critique des élèves, notamment la capacité de déconstruire les récits nationalistes qui revendiquent une appropriation unilatérale ou exclusive d’une région. Elle peut aider les jeunes à reconnaître les arguments pseudo-historiques utilisés par des États aux ambitions révisionnistes dans les régions multiethniques pour justifier des invasions militaires, comme la guerre d’agression en cours et illégale menée par la Russie contre l’Ukraine.

Cependant, l’histoire régionale manque de reconnaissance et est peu représentée dans les programmes scolaires et les manuels d’histoire de la plupart des pays européens. Les enseignants manquent souvent de formation, de supports et de ressources, y compris un accès aux sources primaires. Des biais potentiels et des préjugés infiltrent fréquemment les récits historiques locaux.

Que peuvent faire les autorités régionales pour promouvoir et renforcer un enseignement inclusif et pluraliste de l’histoire régionale au profit des enseignants, des élèves et des communautés régionales à travers le continent ? C’était le thème d’un débat aujourd’hui au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Comment améliorer l’enseignement de l’histoire régionale ?

Dans la recommandation adoptée, basée sur le rapport de Peter Drenth (Pays-Bas, PPE-CCE), le Congrès invite les autorités locales et régionales à reconnaître l’importance et la complémentarité de l’histoire régionale aux côtés de l’histoire nationale, européenne et internationale, et à collaborer avec les autorités nationales pour garantir l’allocation de suffisamment de temps, d’espace et de ressources à l’enseignement de l’histoire régionale dans les programmes scolaires. Il convient d’assurer une formation adéquate des enseignants et la disponibilité de supports pédagogiques de qualité, notamment pour les sujets sensibles, controversés ou traumatisants dans l’histoire régionale, tout en évitant les récits ou préjugés régionaux unilatéraux.

La création de collections numériques de sources historiques (écrites, orales, matérielles, visuelles) et la compilation de listes et de cartes de monuments régionaux, de sites archéologiques et historiques, de musées et d’archives doivent être soutenues et promues. Des initiatives éducatives avec des musées locaux et régionaux, des archives et d’autres partenaires du patrimoine local doivent être mises en œuvre. Il est important de veiller à ce que l’enseignement de l’histoire régionale célèbre la diversité régionale, en incluant les minorités et les communautés marginalisées.

 

 Résolution et Recommandation

 Débat complet

 

 

Strasbourg, France 31 mars 2026
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