Certains instruments réalisés au sein du Conseil de l'Europe ont joué un rôle décisif dans les enseignements des langues dites « étrangères », dans la mesure où ils ont contribué à introduire des innovations méthodologiques pour la conception des programmes d’enseignement, notamment le développement d’une approche communicative.


Ils ont ainsi défini, par une identification des besoins langagiers, les savoirs et les savoir-faire nécessaires pour parvenir à ce « seuil » de communication.

Le CECR définit les compétences en langues en six niveaux, de A1 à C2, qui peuvent être regroupés en trois niveaux généraux (utilisateur élémentaire, utilisateur  indépendant et utilisateur expérimenté) ou subdivisés selon les besoins du contexte local. Ils sont définis à l’aide de descripteurs « je peux faire ».  Ces niveaux ne sont pas apparus soudain en 2001 mais sont le résultat d’une maturation sur une longue période, comme décrit ci-dessous.
 

Le CECR : une évolution notable

La première spécification de ce « niveau seuil » a été élaborée pour l'anglais (Threshold Level, 1975), suivie de peu par celle pour le français (Un Niveau Seuil, 1976). Ces deux instruments ont servi de facto de modèle aux instruments de référence du même type élaborés ultérieurement pour d’autres langues, mais ils ont été adaptés pour chacune en fonction de leurs caractéristiques propres.

Pour répondre aux exigences de l’enseignement et des certifications, le concept de niveau a été enrichi et a conduit à la spécification d’objectifs d’apprentissage de niveaux inférieurs et supérieurs au « seuil ». A la lumière des développements en la matière, en particulier en relation avec la réalisation du CECR, d’autres niveaux ont été élaborés pour plusieurs langues. Ces descriptions de niveaux de compétence étagés sont l’une des origines de l’échelle à 6 niveaux du CECR

Lancé en 2001, le CECR a marqué une évolution notable en ce qu’il peut être adapté et utilisé pour de multiples contextes et appliqué à toutes les langues.

Le CECR s’est ainsi fondé sur les acquis et a développé une description de la maîtrise d’une langue par types de compétences et sous-compétences et par descripteurs pour chaque compétence ou sous-compétences. Ces descripteurs sont décrits hors de toute référence à une langue donnée, ce qui assure leur pertinence. Ils spécifient une maîtrise progressive de chaque compétence, qui est repérée sur une échelle à 6 niveaux (A1, A2, B1, B2, C1 C2).

Pour des professionnels comme les auteurs de manuels ou les enseignants, les spécifications du CECR ont pu paraître trop larges, notamment en ce qu’elles ne portent pas sur des langues individuelles. C'est la raison pour laquelle et afin de répondre à de tels besoins qu’ont été entreprises des descriptions de niveaux de référence (DNR) pour les langues nationales et régionales qui fournissent des spécifications de contenus détaillées du CECR.
 

CECR : trois tableaux introduisant les Niveaux communs de référence

Les trois tableaux suivants qui introduisent les Niveaux communs de référence sont résumés à partir de la banque initiale « d'exemples de descripteurs » conçus et validés pour le CECR lors du Projet national suisse de recherche décrit dans l'Annexe B de l’ouvrage. On a étalonné mathématiquement ces spécifications à ces niveaux en analysant la façon dont elles avaient été interprétées lors de l'évaluation d'une large population d'apprenants.

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