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Lutter contre la violence à l’encontre des élus locaux et régionaux

Au cours des dernières années, le Congrès a noté avec inquiétude des signes d’une nette détérioration de la sécurité des élus locaux et régionaux, et en particulier des maires. Partout en Europe, les élus locaux et régionaux signalent une augmentation de diverses formes de violence, visant directement eux-mêmes, leurs proches et leurs collaborateurs.

La violence qu’ils subissent pourrait être liée à la polarisation de la politique et de la société européennes, amplifiée par les crises récentes, notamment les conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et la pandémie de Covid-19.

Les pressions et les intimidations peuvent prendre de nombreuses formes : agressions verbales et physiques, discours de haine et diffamation, ainsi que des attaques physiques contre les bureaux et les domiciles et des menaces en ligne. Les réseaux sociaux permettent également aux utilisateurs de confronter les responsables politiques et de diffuser des contenus haineux de manière plus directe et anonyme.

Les responsables politiques locaux et régionaux sont plus accessibles aux électeurs que leurs homologues au niveau national. Cela les rend particulièrement vulnérables à la violence et à l’intimidation, tant dans l’exercice de leurs fonctions que dans leur vie privée. Pendant les campagnes électorales, les menaces sont souvent utilisées pour dissuader les candidats de se présenter. Une fois en fonction, de nombreux élus travaillent sous une pression intense, souffrent de problèmes de santé mentale et physique et démissionnent avant la fin de leur mandat. Parallèlement, les partis politiques ont du mal à recruter de nouveaux candidats pour les mandats locaux et régionaux.

Tout cela a un effet dissuasif sur la démocratie représentative de base. Cela est particulièrement vrai pour les femmes, les jeunes et les personnes appartenant à des minorités, qui sont souvent la cible principale de ces attaques.

Le Congrès propose une série de recommandations - sur la base du rapport des corapporteurs Katrien Partyka, Belgique (R, PPE/CCE) et
Bryony Rudkin, Royaume-Uni (L, SOC/V/DP) -  aux États membres du Conseil de l’Europe afin de garantir que les responsables politiques locaux et régionaux puissent exercer leur mandat dans un environnement libre et sûr. Il recommande notamment de mieux lutter contre la violence dans la législation, de former les élus locaux à la gestion de la violence, de mettre en place des systèmes d’alerte et de soutien, ainsi que de promouvoir des codes de conduite et la diversité dans l’ensemble de la sphère politique. La participation des femmes, des personnes issues de minorités et d’autres groupes sous-représentés à la gouvernance locale et régionale devrait être encouragée par des mesures telles que des quotas et des actions de sensibilisation ciblées, recommande le Congrès.

 Interview Mediabox

 Papier d'angle

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Strasbourg, France 1 Avril 2026
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