Organisé par la Chambre des régions, un débat sur le thème de la résilience démocratique régionale en temps de crise a rappelé que seules l’anticipation et la préparation permettront aux régions de limiter les effets de la menace ou de la crise.
« Prévenir les crises, c’est aussi montrer aux citoyens que les régions savent les écouter et répondre à leurs besoins », a expliqué Jaume Duch, ministre régional chargé des affaires européennes et de l’action extérieure de la Généralité de Catalogne (Espagne). Il a présenté le programme « les régions pour la démocratie » destiné à inciter les régions européennes à mieux répondre, ensemble, aux défis qui les menacent, y compris sur le plan politique. En effet, après avoir longtemps tenu la démocratie pour un acquis définitif, l’Europe découvre que celle-ci peut être menacée autant par des crises extérieures, catastrophes naturelles ou conflits armés, que par des crises liées à l’émergence du populisme et des extrémismes, qui se nourrissent de la perte de confiance des citoyens et contribuent ensuite à l’aggraver. « Les régions pour la démocratie » souhaitent donc rechercher des solutions communes pour restaurer cette confiance au niveau régional.
Mais si les régions européennes se renforcent face à des menaces aussi larges que les crises économiques ou le réchauffement climatique, certaines sont au cœur de conflits particulièrement destructeurs, à l’image des régions ukrainiennes envahies par la Russe depuis 2022 et des autres territoires régulièrement attaqués et bombardés. Oleksandr Prokudin, chef de l’administration militaire de la région de Kherson (Ukraine), a rappelé que malgré les destructions et les pertes subies par cette région, elle était parvenue à continuer à fournir des services essentiels aux habitants, tout en améliorant de mois en mois sa résistance aux attaques : « malgré tout ce que nous avons subi, et tout ce que nous subissons, nous avons tenu », explique-t-il, d’autant plus que les secours et l’assistance ont été coordonnés au niveau régional : « en temps de crise, vous n’avez pas le temps d’attendre que le gouvernement central réagisse, il faut répondre aux besoins immédiats ».
Pour lui, la résilience de Kherson, basée sur des réponses régionales, a permis non seulement de mieux faire face aux assauts, mais a préservé les institutions démocratiques qui continuent à gérer les services et à prendre les décisions nécessaires : « nous avons, pour cela, une expérience et un savoir à transmettre à toutes les régions d’Europe », a-t-il estimé.
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51e Session
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