Aujourd’hui, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe réaffirme sa volonté de s’opposer fermement à toute tentative visant à saper les droits fondamentaux qui sont au cœur de la construction européenne. Défendre les droits humains est une responsabilité collective envers chaque citoyen·ne, dans toutes les communes et régions, chaque jour », ont affirmé les rapporteur·es thématiques du Congrès sur les droits humains à l’occasion de la Journée des droits de l’homme (10 décembre).
Ils·elles ont réitéré que les droits protégés par la Convention européenne des droits de l’homme et par la Charte sociale européenne sont non négociables, soulignant que ces droits constituent le fondement de la paix et de la stabilité sur notre continent et sont nos essentiels de tous les jours.
« La sauvegarde de nos « essentiels de tous les jours » exige un engagement sans faille en faveur des droits humains qui définissent l'Europe, et une détermination à défendre ces droits partout où ils sont menacés, en particulier aux niveaux local et régional. La liberté d'expression, la liberté de réunion, l'égalité et la non-discrimination, la dignité et l'accès aux droits sociaux sont les lignes rouges de notre système démocratique. Lorsque ces droits sont affaiblis, la démocratie s'érode, et lorsque la démocratie s'érode, les citoyen·nes voient leurs droits humains reculer », a déclaré la Rapporteure permanente du Congrès sur les droits humains, Gudrun Mosler-Törnström (Autriche, SOC/V/DP).
« Partout en Europe, nous constatons également des menaces à l'indépendance et à la sécurité des élu·es locaux·ales, notamment des licenciements pour motifs politiques, des actes de violence et du harcèlement. Ces actions portent atteinte au cœur même de l'autonomie démocratique. La démocratie locale ne peut exister lorsque la peur se substitue à la légitimité, nous empêchant d’exister en tant qu’acteur·rices politiques », a souligné la Rapporteure permanente adjointe sur les droits humains, Mélanie Lepoultier (France, GILD).
« Lorsque les Marches des Fiertés sont interdites, lorsque les défenseur·ses des droits humains, les journalistes et les jeunes sont réduit·es au silence, et lorsque les citoyen·nes ne peuvent plus s'exprimer ou se réunir librement, nos valeurs communes sont bafouées et nos sociétés sont affaiblies dans leur essence même », a souligné le Rapporteur permanent adjoint sur les droits humains, Peter Drenth (Pays-Bas, PPE/CCE).
« À une époque où les pressions géopolitiques et les ingérences étrangères dans les processus électoraux s'intensifient, la défense des droits humains est indissociable de la défense de la démocratie. Le Nouveau Pacte Démocratique du Conseil de l'Europe place à juste titre les droits humains au cœur du renouveau démocratique, nous rappelant que les Institutions démocratiques ne peuvent exister sans les droits qui leur donnent tout leur sens », ont déclaré les Rapporteurs du Congrès.
