Anders Knape (Suède, PPE/CCE) et Urs Janett (Suisse, GILD), co-rapporteurs du Congrès sur la situation de la démocratie locale en Géorgie, ont fait la déclaration suivante :
« L’examen par la Cour constitutionnelle de Géorgie d’une demande émanant de membres du parti au pouvoir visant à interdire cinq grands partis d’opposition est profondément alarmant. Une telle interdiction pourrait constituer une dangereuse escalade et éloigner la Géorgie de ses engagements au titre de la Charte européenne de l’autonomie locale et de son protocole additionnel.
« La démocratie, à tous les niveaux de gouvernement, ne peut exister sans pluralisme politique ni contrepoids effectifs à la concentration des pouvoirs. Comme nous l’avons déjà signalé cette année, le démantèlement continu des fondements de la démocratie géorgienne est une source de préoccupation grave. Si ces partis étaient interdits, des milliers de citoyens pourraient se voir privés de la possibilité de participer à la démocratie locale en raison de leur affiliation politique, comme l’a récemment souligné la Commission de Venise. Le pluralisme cesserait d’exister de facto dans les communes géorgiennes.
« Nous restons déterminés à soutenir la Géorgie dans l’accomplissement de ses obligations en tant qu’État membre du Conseil de l’Europe en matière de sauvegarde de la démocratie, des droits humains et de l’État de droit au niveau local. Nous suivrons de près la procédure, ainsi que ses implications pour la démocratie locale, afin de garantir que tous les citoyens géorgiens puissent faire entendre leur voix sur les questions qui les concernent le plus directement. »
