Le rapport du Congrès intitulé « L’exode rural en Europe : s’attaquer aux causes et créer de nouvelles opportunités pour les communautés rurales », qui sera débattu lors de sa 51e session (Strasbourg, 27-29 octobre 2026), a été présenté par les corapporteurs Eke Folkerts (Pays-Bas, PPE/CCE) et Urs Janett (Suisse, GILD) respectivement à la Commission de la culture, des sciences, de l’éducation et des médias de l’Assemblée parlementaire, le 13 octobre à Paris, et à la Sous-commission de la Charte sociale européenne, le 14 octobre à Berne.
Les deux rapporteurs ont souligné que l’exode des jeunes et de la population active hors des communautés rurales constituait un enjeu essentiel en matière de droits sociaux et de droits humains, et que l’égalité d’accès aux droits sociaux pour tous devait être assurée sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les zones urbaines et rurales, afin de garantir la cohésion sociale et la confiance dans les institutions démocratiques – mais aussi pour éviter un sentiment de déconnexion, notamment parmi les populations rurales.
Les rapporteurs ont souligné l’importance d’une approche de gouvernance multiniveaux pour traiter cette question, en indiquant que la question du développement rural montrait que la mise en œuvre effective des droits sociaux et la prestation de services étaient plus efficaces lorsque tous les niveaux de gouvernance – national, régional et local – étaient impliqués. La garantie des droits sociaux constitue une véritable mission de gouvernance multiniveaux pour les États membres du Conseil de l’Europe, ont-ils souligné.
Le prochain rapport du Congrès indique clairement que les éléments essentiels des stratégies régionales respectueuses des droits humains visant à lutter contre l’exode sont les questions relatives aux transports, aux infrastructures informatiques, aux approches spécifiques fondées sur la localisation, aux partenariats locaux solides et innovants, ainsi qu’à la collecte de données permettant d’élaborer de meilleures politiques fondées sur des données factuelles.
Ces présentations ont contribué à renforcer la coopération continue et plus étroite entre le Congrès et l’Assemblée parlementaire.
