« Aujourd’hui, la démocratie est mise à rude épreuve partout dans le monde : le recul démocratique, la perte de confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et les responsables politiques, la guerre, la dégradation de l’environnement et les pressions économiques contribuent tous à l’érosion de la démocratie », a souligné Gunn Marit Helgesen, Présidente du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, dans une déclaration publiée aujourd’hui, à la veille de la Journée internationale de la démocratie (15 septembre).
« Tous ces facteurs ont un point commun essentiel : en fin de compte, ce sont les habitants qui en font l’expérience au sein des collectivités locales où ils vivent. Les élus locaux et régionaux assument la responsabilité première de la santé de la démocratie locale – en impliquant les citoyens, et les jeunes en particulier, dans la gouvernance locale ; en apportant des réponses concrètes aux besoins et aux attentes des citoyens ; et en montrant l’exemple par leur engagement en faveur des valeurs démocratiques. Car c’est au niveau local que se construit la résilience démocratique, et c’est souvent au niveau local que les signes de déclin démocratique apparaissent en premier », a déclaré la Présidente du Congrès.
Elle a souligné qu’il y avait lieu d’être optimiste : la démocratie locale avait réalisé de réels progrès à travers l’Europe ces dernières années, à mesure que la décentralisation du pouvoir était de plus en plus reconnue dans les législations nationales, que les réformes territoriales et administratives renforçaient les capacités locales, et que les citoyens avaient davantage leur mot à dire dans les décisions locales.
« Alors que nous célébrons la Journée internationale de la démocratie, rappelons-nous que la démocratie n’est pas une évidence : elle se construit et se renouvelle constamment à partir de la base, en collaboration avec les citoyens, et ce travail n’est jamais achevé », a conclu la Présidente Helgesen.
