Le Congrès s’est prononcé aujourd’hui sur un rapport appelant à une action urgente pour inverser la tendance à la hausse de l’absentéisme scolaire et préserver le droit des jeunes à l’éducation.
Le rapport, intitulé Manquant·es à l’appel : lutter contre l’absentéisme scolaire dans les collectivités d’Europe, met en garde contre la forte augmentation de l’absentéisme observée dans de nombreux pays depuis la pandémie de COVID-19, qui menace la réussite scolaire, la santé mentale, les compétences sociales et les perspectives d’avenir des élèves. L’absentéisme persistant accroît le risque de décrochage scolaire, de chômage et d’exclusion sociale. Des taux élevés d’absentéisme risquent également de compromettre le développement des compétences et des qualifications dont auront besoin la main-d’œuvre et les économies européennes de demain.
Il appelle les autorités à tous les niveaux à prendre des mesures, notamment :
- Convenir d’une définition européenne commune de l’absentéisme scolaire qui, si elle était adoptée, permettrait aux pays et aux collectivités locales et régionales de comparer les tendances et d’identifier les domaines dans lesquels des mesures s’imposent.
- Enregistrer systématiquement l’assiduité de chaque élève, en partageant les données entre les différents niveaux de gouvernement concernés, conformément aux règles de protection des données.
- Mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour identifier les élèves à risque avant que l’absentéisme occasionnel ne devienne persistant.
- Coordonner le soutien entre les établissements scolaires, les familles et les services publics, en s’attaquant aux causes telles que le harcèlement, la maladie, les besoins éducatifs particuliers, la pauvreté et les conditions de vie instables, et en proposant des parcours flexibles de réinsertion scolaire.
Le rapport préconise également des ressources et une formation adéquates pour les collectivités locales et régionales, un soutien ciblé aux élèves vulnérables, ainsi qu’un équilibre entre les interventions de soutien et l’application appropriée des obligations légales.
« Lutter contre l’absentéisme scolaire est une question d’équité éducative : chaque jeune doit avoir la possibilité d’apprendre, de s’épanouir et de réaliser son potentiel. Cela nécessite une approche inclusive et coordonnée qui rassemble les parents, les enseignants, les établissements scolaires, les services d’accompagnement et le système éducatif dans son ensemble, afin que les signes avant-coureurs soient repérés et qu’un soutien adapté soit apporté avant que l’absentéisme ne devienne chronique », a déclaré la co-rapporteure du rapport, Liesa Scholzen (Belgique, GILD).
Anita Sollie (Norvège, PPE/CCE), co-rapporteure, a déclaré : « Une définition européenne commune de l’absentéisme scolaire et des données plus cohérentes sur l’assiduité donneraient aux établissements scolaires et aux autorités une vision beaucoup plus claire de la situation et les aideraient à s’attaquer à ce problème. L’absentéisme scolaire est un défi commun qui nécessite une action à tous les niveaux de gouvernement. En nous attaquant dès maintenant à ce problème, nous pouvons désamorcer cette bombe à retardement qui menace l’avenir de nombreux jeunes et met en péril le bien-être civique et économique de nos communautés ».
Le Congrès souligne que l’éducation est un droit humain et que garantir un accès effectif à l’éducation et encourager une fréquentation scolaire régulière sont des obligations inscrites dans les normes du Conseil de l’Europe en matière de droits humains.
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51e Session
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