« La réforme de décentralisation de l’Ukraine s’est avérée être l’un de ses plus grands atouts stratégiques lors de l’invasion à grande échelle, permettant aux dirigeants locaux de préserver les services publics, de protéger les collectivités locales et de coordonner l’aide d’urgence », a déclaré le Secrétaire Général du Congrès, Mathieu Mori, lors de la Conférence sur le redressement de l’Ukraine, à Gdańsk, en Pologne, le 25 juin 2026.
S’exprimant lors d’une table ronde intitulée « Les collectivités ukrainiennes : la résilience en action », il a souligné que la démocratie locale était une condition préalable à la sécurité, à la résilience et au redressement, et a mis en garde contre une recentralisation accidentelle. « L’architecture du redressement ne doit pas remettre en cause les acquis démocratiques ; les principes de la Charte européenne de l’autonomie locale doivent rester le fondement de toute planification du redressement », a-t-il déclaré, ajoutant que les infrastructures reconstruites devaient être gérées par des autorités locales transparentes, protégées juridiquement et bien formées.
Le Secrétaire Général Mori a en outre souligné que les ingérences étrangères et les campagnes de désinformation visaient activement le niveau local, car l’érosion de la confiance dans les autorités locales revient à fracturer la confiance du public dans l’ensemble de l’État démocratique. Il a présenté les actions menées par le Congrès en Ukraine visant à renforcer la confiance des citoyens par le biais de la participation aux prises de décision locales, à la démocratie délibérative (assemblées citoyennes) et au renforcement des capacités au niveau local.
« Investir dans le redressement de l’Ukraine, c’est investir dans ses dirigeants locaux, qui sont les défenseurs de première ligne tant de leurs communautés que de nos valeurs démocratiques européennes communes », a conclu le Secrétaire Général du Congrès.
