« La décentralisation des pouvoirs, des institutions fortes et une bonne gouvernance au niveau local, ainsi que la mobilisation des citoyens, sont les éléments clés qui aideront les sociétés à être plus résilientes et mieux préparées à faire face aux défis actuels et futurs de la démocratie », a souligné la Présidente du Congrès, Gunn Marit Helgesen, lors de la Conférence européenne sur la démocratie et les droits humains, qui s’est tenue à Kristiansand, en Norvège, le 5 mai 2026.
La conférence s’inscrivait dans le cadre de la Semaine de la démocratie de Kristiansand, un événement annuel, à laquelle ont également participé le premier Vice-président du Congrès, Konstantinos Koukas (Grèce, PPE/CCE), et la déléguée de la jeunesse du Congrès originaire d’Irlande, Rayaa Onog, qui a assisté au Forum de la jeunesse organisé pendant cette semaine.
S’exprimant lors d’une table ronde sur la résilience démocratique au niveau local, la Présidente du Congrès a souligné qu’une démocratie locale forte était une condition préalable à une démocratie nationale forte et que l’engagement des citoyens constituait l’un des piliers fondamentaux de la résilience démocratique locale, ajoutant que « la mise en place d’un cadre civique solide, inclusif et participatif est un atout stratégique qui rend plus difficile tout recul démocratique ».
Le Vice-président Koukas a été l’orateur principal de la conférence Cities4Democracy le 6 mai, soulignant que la démocratie n’est pas seulement un système de gouvernance, mais un idéal vivant et dynamique qui défend les principes de liberté, d’égalité et de justice. « La démocratie n’est pas parfaite, mais c’est le système qui protège et promeut le mieux les droits fondamentaux, la paix, la stabilité, qui donne une voix à chaque citoyen et une valeur à chaque voix », a-t-il déclaré.
Le 4 mai, la Présidente et le Vice-président ont également participé à un échange de vues avec la Commission spéciale sur le Nouveau Pacte Démocratique pour l’Europe de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Ils ont tous deux insisté sur le fait que le niveau local était le mieux placé pour agir en tant que « premier intervenant » démocratique. Les autorités locales peuvent plus facilement identifier les enjeux pour les citoyens et les tensions sociales potentielles, trouver des solutions adaptées à leurs communautés et mettre en œuvre des approches innovantes pour réengager les citoyens. « L'innovation locale est essentielle au service de la démocratie », tel était leur message à la commission.
