« Les communes et les régions sont indispensables dans la lutte contre la traite des êtres humains », a déclaré Cecilia Dalman Eek (Suède, SOC/V/DP), Vice-Présidente du Congrès et co-rapporteure sur la traite des êtres humains, à Vienne. Elle s’est adressée aux coordinateurs nationaux et aux rapporteurs chargés de la lutte contre la traite lors de leur réunion des 28 et 29 septembre, co-organisée par l’OSCE et le Conseil de l’Europe.
Au cours d’une table ronde consacrée au rôle des communes et des régions dans la lutte contre la traite des êtres humains, Mme Dalman Eek a présenté le rapport du Congrès de 2025 intitulé « Donner aux villes et aux régions les moyens de lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail ». Dans ce rapport, les membres du Congrès ont appelé les élus locaux et régionaux à élaborer des stratégies locales solides de lutte contre la traite, fondées sur les droits humains et centrées sur les victimes.
« Lorsque nous parlons de traite des êtres humains, nous parlons de violations des droits humains au niveau le plus local », a déclaré Mme Dalman Eek. « Elle peut se produire dans de nombreux contextes : les bureaux, les exploitations agricoles, les chantiers de construction, les restaurants et les foyers de nos villes. Les dirigeants locaux et régionaux sont indispensables pour y remédier. À travers notre travail quotidien dans des domaines tels que le logement, la santé et l’éducation, nous sommes souvent les premiers à rencontrer et à venir en aide aux victimes. »
« Mais la proximité seule ne suffit pas », a souligné la Vice-Présidente du Congrès. « On ne peut pas attendre de nous que nous protégions les victimes si nous manquons de moyens financiers, de capacités ou de soutien. »
Elle a également souligné l’importance d’associer les niveaux local et régional à l’élaboration des plans d’action nationaux. « C’est là que vous, en tant que coordinateurs nationaux, pouvez jouer un rôle particulièrement important », a déclaré Mme Dalman Eek aux participants, appelant à une coopération solide à plusieurs niveaux pour lutter contre la traite des êtres humains.
« Aucune institution ne devrait être amenée à travailler de manière isolée – et aucune victime ne devrait être laissée seule face à un système fragmenté », a-t-elle conclu.
