Avenue de l'Europe
F-67075 Strasbourg Cedex
Tel. +33 (0)3 88 41 20 00
www.coe.int

Salle de presse

Retour Budapest Pride : les autorités locales ne doivent jamais être contraintes de violer les droits humains, déclare la rapporteure du Congrès

Budapest Pride : les autorités locales ne doivent jamais être contraintes de violer les droits humains, déclare la rapporteure du Congrès

« Je suis fière d'être ici à Budapest pour une conférence internationale en faveur des droits humains, et en particulier pour soutenir les droits des personnes LGBTIQ+, qui ont récemment fait l'objet d'attaques législatives en Hongrie », a souligné Gudrun Mosler-Törnström (Autriche, SOC/V/DP), Rapporteure permanente sur les droits humains du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, à la suite de sa rencontre avec le maire de Budapest, Gergely Karácsony, le 27 juin 2025, à la veille de la Budapest Pride prévue le 28 juin.

Elle a salué la position ferme du maire contre la restriction des droits humains des personnes LGBTIQ+, notamment leur liberté d'expression et de réunion, dans le cadre de la nouvelle loi interdisant l'organisation de la Pride et d'événements similaires et de l’amendement constitutionnel. Ces mesures ont été adoptées par le Parlement hongrois en mars et avril 2025, respectivement.

« Budapest est une ville qui a choisi de respecter les droits et les libertés fondamentales de ses citoyens », a souligné la Rapporteure permanente, ajoutant que les constitutions et les législations nationales ne peuvent être utilisées pour contraindre les autorités locales à violer les droits humains. Elle a appuyé à cet égard la déclaration faite par le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

« Les rapporteurs du Congrès sur les droits humains ont, à plusieurs reprises, exprimé leur profonde préoccupation face à la situation en Hongrie concernant cette nouvelle législation et son impact négatif sur les droits humains. La nouvelle loi porte atteinte au droit des personnes LGBTIQ+ à leur vie privée et familiale sans discrimination, ainsi qu'à la liberté d'expression et de réunion, et a également un impact sur l'autonomie décisionnelle des autorités locales en matière d'autorisation des manifestations publiques. L’amendement constitutionnel consacre cette violation au plus haut niveau du système juridique national, ouvrant la voie à une discrimination institutionnalisée à l'égard des personnes LGBTIQ+ », a poursuivi Mme Mosler-Törnström.

Elle a conclu en soulignant que les villes qui mettent en œuvre des politiques inclusives à l'égard des personnes LGBTIQ bénéficient d'un degré de confiance plus élevé et de meilleures relations entre les communautés. « Je me réjouis de voir que Budapest est l'une de ces villes. Toutes les autorités locales et régionales doivent reconnaître que les personnes LGBTIQ+ font partie intégrante de la communauté que ces autorités servent », a souligné la Rapporteure permanente.

Budapest, Hongrie 27 juin 2025
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer la page