Ces dernières décennies, le Conseil de l’Europe s’est penché sur diverses évolutions intervenues dans le domaine de la biomédecine. Tout en reconnaissant que ces évolutions peuvent être bénéfiques à la santé et au bien-être, le Conseil est conscient des risques d’abus, et donc d’atteintes aux droits de l’homme et à la dignité humaine. Sur la base du cadre commun que constitue la Convention européenne sur les droits de l’homme et la biomédecine, ou Convention d’Oviedo (1997), le Comité de bioéthique du Conseil de l’Europe (DH-BIO) a examiné toute une série de défis éthiques et juridiques posés par les applications de la biologie et de la médecine.

Depuis quelques années, les innovations biomédicales résultent de plus en plus de la convergence de progrès réalisés dans différents domaines, dont les nanotechnologies, les sciences cognitives et l’informatique. En raison de cette convergence, nous observons un renforcement des interactions entre les sciences de la vie et les sciences de l’ingénieur. Ces interactions et cette convergence entre différentes disciplines scientifiques et technologiques soulèvent aussi de nouvelles questions quant à leurs conséquences pour les droits de l’homme et la dignité humaine.

Pour le DH-BIO, il est indispensable d’étudier ces évolutions afin de pouvoir répondre aux éventuels enjeux éthiques et juridiques posés par ces nouvelles technologies et leur convergence.