L’évaluation de la compréhension de l’écrit et de la compréhension de l’oral pose de nombreux défis. En effet, ces deux compétences, qui impliquent des processus internes, ne peuvent être mesurées qu’à l’aide d’échantillons de comportements externes, verbaux (productions orales et écrites) et/ou non verbaux. Les processus en question étant très complexes, il est difficile de concevoir des tâches qui permettent d’obtenir des preuves pertinentes de compréhension.

Chronologiquement parlant, l’oral précède l’écrit. Toutes les communautés ont une forme orale d’expression, mais toutes ces « langues » n’ont pas forcément de forme écrite, même à l’heure actuelle. L’écrit n’est apparu qu’il y a quelques milliers d’années. L’oral et l’écrit remplissent des fonctions similaires, mais l’écrit (le texte), en tant que nouvel outil culturel, a eu un fort impact sur la cognition, la communication, la scolarisation et le développement sociétal et culturel. Si la conception classique de la communication humaine est l’interaction orale en face-à-face, les progrès effectués en matière de technologies de l’information ont réduit l’écart considérable qui existait à l’origine entre la communication écrite et la communication orale, la production écrite en ligne étant désormais en mesure d’égaler la communication orale en face à face.  
Si la compréhension de l’oral et la compréhension de l’écrit ont un certain nombre de caractéristiques communes, la compréhension de l’oral pose des défis spécifiques qui la rendent sans doute plus difficile à évaluer que la compréhension de l’écrit.

La recherche sur l’apprentissage, l’enseignement et l’évaluation de la lecture existe de longue date et a permis de soulever un certain nombre de questions et de définir différentes approches. Si la compréhension de l’écrit dans la L1 et dans la L2 présentent des différences, elles ont également des similitudes. La recherche sur la lecture et la compréhension de l’écrit dans la L1 peut éclairer considérablement la compréhension de l’écrit dans la L2. Traditionnellement, la compréhension de l’écrit dans la L2 était considérée comme une compétence qui s’acquiert de façon « passive ». Mais les progrès en linguistique et en psychologie (la grammaire générative et la psychologie cognitive, par exemple) ont modifié cette perception au fil du temps. Ainsi, l’on ne considère plus que la compréhension de l’écrit consiste en un transfert passif de sens dans le texte, mais qu’elle implique un « effort de recherche de sens » très actif, c’est-à-dire un processus dans lequel interviennent un grand nombre de facteurs et d’éléments (sous-composantes et compétences de base), et qui, d’après la recherche, présente un caractère à la fois ascendant et descendant.

Malgré l’absence de consensus sur le construct de l’acquisition de la compréhension de l’écrit, il est généralement reconnu que lors de l’évaluation de cette compétence, il importe de prendre en considération le rôle du texte (et plus précisément, le type de texte), le lecteur (compétences et connaissances), le contexte (domaines d’utilisation de la langue) et la finalité de la compréhension de l’écrit.

La compréhension de l’écrit étant souvent évaluée à l’aide de tâches (questions, items), il est important d’avoir conscience que la difficulté de ces dernières n’est pas « fixe » et qu’il est possible de la faire varier en changeant les caractéristiques des tâches et du texte.

Des informations plus détaillées sur les points à prendre en considération dans un contexte précis sont disponibles dans le document de référence.

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ACTFL | ITT

BIFIE

British Council |Aptis

CIEP

Cambridge English Language Assessment

Euroexam Centre

Goethe Institut | ÖSD

Matriculation Examination Finland

National Foreign Language Exam System (KPG)

Saint Petersburg State University

TestDaF-Institut

Unistrasi - CILS

University of Gothenburg | Skolverket

Università per Stranieri di Perugia- CVCL