L’évaluation de la compréhension de l’écrit et de la compréhension de l’oral pose de nombreux défis. En effet, ces deux compétences, qui impliquent des processus internes, ne peuvent être mesurées qu’à l’aide d’échantillons de comportements externes, verbaux (productions orales et écrites) et/ou non verbaux. Les processus en question étant très complexes, il est difficile de concevoir des tâches qui permettent d’obtenir des preuves pertinentes de compréhension.

Chronologiquement parlant, l’oral précède l’écrit. Toutes les communautés ont une forme orale d’expression, mais toutes ces « langues » n’ont pas forcément de forme écrite, même à l’heure actuelle. L’écrit n’est apparu qu’il y a quelques milliers d’années. L’oral et l’écrit remplissent des fonctions similaires, mais l’écrit (le texte), en tant que nouvel outil culturel, a eu un fort impact sur la cognition, la communication, la scolarisation et le développement sociétal et culturel. Si la conception classique de la communication humaine est l’interaction orale en face-à-face, les progrès effectués en matière de technologies de l’information ont réduit l’écart considérable qui existait à l’origine entre la communication écrite et la communication orale, la production écrite en ligne étant désormais en mesure d’égaler la communication orale en face à face.  
En général, dans la communication orale en face-à-face, la compréhension de l’oral est étroitement associée à la production orale. Si la compréhension de l’oral et la compréhension de l’écrit ont un certain nombre de caractéristiques communes, la compréhension de l’oral pose des défis spécifiques, qui la rendent sans doute plus difficile à évaluer que la compréhension de l’écrit.
Au cours des cinquante dernières années, plusieurs taxonomies relatives à cette compétence ont été établies. Si celles-ci répertorient un nombre variable de compétences (entre 10 et 35) entrant en jeu dans ce processus, toutes indiquent que lors de l’évaluation de la compréhension de l’oral, il convient de prendre en considération la teneur du discours (les types de discours), l’auditeur (compétences et connaissances), le contexte (domaines d’utilisation de la langue) et la finalité de la compréhension de l’oral. S’agissant du contenu, il convient également de tenir compte de la durée, de la vitesse du discours, du nombre d’écoutes et du type de langue utilisé (type de discours, accent, etc.).

L’une des questions qui se pose concernant l’évaluation de cette compétence est celle de savoir  comment elle doit être pratiquée (entretien interactif/discussion, ou diffusion d’un enregistrement ?).

La compréhension de l’oral étant souvent évaluée à l’aide de tâches (questions, items), il est important d’avoir conscience que la difficulté de ces dernières n’est pas « fixe » et qu’il est possible de la faire varier en modifiant les caractéristiques des tâches et du discours.

Des informations plus détaillées sur les points à prendre en considération dans un contexte précis sont proposées dans un document de référence.   

Categories Multi Select Categories Multi Select

ACTFL | ITT

BIFIE

CIEP

Cambridge English Language Assessment

Goethe Institut | ÖSD

Instituto Cervantes |DELE

Matriculation Examination Finland

National Foreign Language Exam System (KPG)

Saint Petersburg State University

TestDaF-Institut

Unistrasi - CILS

University of Gothenburg | Skolverket

Università per Stranieri di Perugia- CVCL