À l'occasion de la Journée internationale contre les discours de haine, la présidente de la commission de l'inclusion sociale du Congrès, Nazia Rehman (Royaume-Uni, SOC/V/DP), a appelé les autorités locales et régionales à prendre des mesures concrètes pour éradiquer les discours de haine en ligne.
« La discrimination et les attaques personnelles prospèrent dans l'anonymat de l'internet, et l'essor de l'intelligence artificielle crée les moyens de diffuser la haine par de nouveaux moyens et à un public plus large. Les cibles sont souvent des groupes spécifiques – notamment les femmes, les personnes LGBTI et les minorités ethniques ou religieuses – et les conséquences peuvent être l'intimidation, l'exclusion et l'autocensure. Mais tout individu peut être victime de discours de haine en ligne, et nous devons tous faire notre part pour y mettre un terme », a déclaré Mme Rehman.
Concernant le rôle que peuvent jouer les collectivités locales et régionales, Mme Rehman a souligné l'urgence accrue de prendre des mesures spécifiques, notamment celles décrites dans le rapport du Congrès intitulé « Discours de haine et des fausses informations » :
« Des programmes éducatifs visant à protéger les jeunes contre le recrutement en ligne à des fins de radicalisation politique et d'extrémisme violent ; la garantie que tous les outils numériques et d'intelligence artificielle mis en place sont conçus pour lutter contre la haine plutôt que pour la favoriser ; la protection des élus contre les attaques en ligne et le soutien à leur égard lorsque celles-ci se produisent. Ce ne sont là que quelques-unes des mesures que les collectivités locales et régionales peuvent prendre pour contribuer à inverser la tendance en matière de discours de haine.
Compte tenu de l'ampleur du problème, il n'y a pas de temps à perdre. »
