La porte-parole du Congrès pour l'éthique et la prévention de la corruption, Danela Arsovska (Macédoine du Nord, PPE/CCE), a publié une déclaration à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre.
« En Europe, de nombreux indicateurs — notamment les sondages et la baisse du taux de participation — montrent une érosion de la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Il est dès lors essentiel que les collectivités locales et régionales s’engagent, aux côtés des gouvernements nationaux, à prévenir la corruption et à consolider l’intégrité, la transparence et la responsabilité publique.
La corruption compromet les fondements mêmes de nos démocraties en sapant la confiance publique. Quand elle se manifeste localement, que ce soit dans les services sociaux, la délivrance des permis de construire ou les marchés publics, son impact est instantané et visible : inégalités d’accès, pratiques arbitraires, délais, coûts gonflés et infrastructures dégradées
Un cadre anticorruption efficace doit inclure des règles précises sur la prévention des conflits d’intérêts, des exigences de transparence, un accès simple à l’information publique et une protection solide des lanceurs d’alerte. Il est tout aussi essentiel d’instaurer une véritable culture de l’intégrité au sein des administrations, en commençant localement, pour renforcer la qualité de la gouvernance et regagner la confiance des citoyens dans les processus démocratiques.
Tandis que le Conseil de l’Europe poursuit la mise en place d’un Nouveau Pacte Démocratique pour l’Europe, le Congrès intensifie sa coopération avec le Groupe d’États contre la corruption (GRECO), dont le suivi actuel sur l’intégrité et la prévention de la corruption au niveau local et régional apporte une contribution essentielle à cette démarche.
Le renforcement de la bonne gouvernance et le rétablissement de la confiance du public sont une responsabilité partagée qui ne peut être assumée que par des efforts conjoints. »
Contact : Unité Communication du Congrès, tél. : +33 (0)3 88 41 38 90
