Retour Villes et régions d’Europe en première ligne pour lutter contre la traite des êtres humains

Villes et régions d’Europe en première ligne pour lutter contre la traite des êtres humains

Donner aux villes et aux régions les moyens de lutter contre « l’esclavage moderne » en Europe est un enjeu essentiel pour le Congrès qui a adopté, le 26 mars 2025 lors de sa 48e session, à l’unanimité une résolution et une recommandation visant à améliorer l’identification des victimes et l’éradication des pratiques de traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail.

Présenté par les corapporteures Cecilia Dalman Eek (Suède, SOC/V/DP) et Martine Dieschburg Nickels (Luxembourg, GILD), le rapport du Congrès insiste sur l’engagement actif des pouvoirs locaux et régionaux dans une approche multi-niveaux et multidisciplinaire en qui prévoit des référents formés au niveau local et régional et associe aussi les ONG. Le Congrès demande au Comité des Ministres d’inviter les autorités nationales respectives des États membres du Conseil de l’Europe à élaborer des stratégies nationales luttant contre la traite des êtres humains en concertation avec les autorités locales et régionales et leurs associations, présentes sur le terrain. La collecte des données ne doit pas seulement servir à détecter et poursuivre les pratiques criminelles, mais aussi à les prévenir. Un soutien spécialisé aux victimes et l’assistance des populations vulnérables requiert également l’allocation de ressources spécifiques au niveau local.

En effet, l’efficacité de cette approche a été confirmée par Venla Roth, coordinatrice de la lutte contre la traite des êtres humains au Ministère de la Justice en Finlande. Elle a partagé avec le Congrès l’expérience positive de son pays qui, dès 2019, a érigé en priorité nationale la lutte contre la traite des êtres humains. Elle, comme d’autres participants au débat, ont mis en évidence la complexité de ce phénomène exigeant des réponses flexibles, mais déterminées. Permettre aux victimes de la traite de dénoncer ces pratiques et de chercher un emploi plus décent, tout en gardant leurs titres de séjour serait également une réponse que les Etats membres pourrait fournir pour permettre aux victimes de sortir de leur situation d’exploitation.

Enfin, les délégués jeunes ont pris une part très active à la discussion. Ils ont proposé, entre autres, la certification éthique des entreprises et la sensibilisation des habitants aux problèmes de la traite, parfois en rapport direct aux services rendus aux particuliers dans leur vie quotidien.

 Voir aussi: Les élus locaux et régionaux, alliés contre la traite des êtres humains

 Interview Mediabox avec Cecilia Dalman Eek and Martine Dieschburg Nickels

 Donner aux villes et aux régions les moyens de lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail

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48e Session
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Strasbourg, France 27 mars 2025
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