La protection des droits humains par les élus locaux était au centre du débat thématique organisé lors de la 47ème session de la Chambre des Pouvoirs Locaux, le 16 octobre.
Le débat s'est concentré sur le rôle des élus locaux dans la sauvegarde et la mise en œuvre des droits humains dans un contexte d'attaques récentes contre les élus et d'affaiblissement de la protection des droits humains. Les droits humains doivent être considérés comme une réalité concrète et tangible pour les acteurs locaux, englobant des aspects essentiels tels que l'éducation, le logement et les droits sociaux.
Mattias Guyomar, juge à la Cour européenne des droits de l'homme (France), invité au débat, a souligné que les maires et les autres élus locaux sont en première ligne pour protéger les droits humains. Pour lui, en plus d'être le fondement de tous les régimes démocratiques, les élus locaux sont les gardiens des violations des droits humains. Ils doivent donc respecter, protéger, mettre en œuvre et promouvoir les droits humains et agir comme un réseau de protection des droits humains. Il a également insisté sur la nécessité d'un dialogue continu entre la Cour européenne des droits de l'homme et les élus locaux afin d'expliquer la jurisprudence de la Cour et de s'informer sur la mise en œuvre quotidienne des droits humains dans les municipalités.
Floriane Varieras, adjointe au maire de Strasbourg en charge de la campagne « Ville inclusive : solidarité, soutien aux personnes vulnérables et lutte contre les discriminations » veille à ce que les conditions soient réunies pour que les personnes puissent vivre leur vie dans la dignité. Elle a souligné l'importance de la mise en œuvre des droits humains au niveau local, par exemple en garantissant l'accès à la nourriture, au logement et aux services publics pour les citoyens les plus vulnérables, en particulier les jeunes. L'adjointe au maire a également souligné que « le respect des droits humains doit être une boussole pour nos actions quotidiennes. Cela signifie qu'il faut agir, mais aussi promouvoir ces droits ».
Ella Micallef, déléguée jeune de Malte, a souligné le pouvoir qu'ont les autorités locales de réagir à des situations potentiellement dangereuses pour les droits humains avant qu'elles ne dégénèrent, en raison de leur proximité avec les citoyens. Elle a également rappelé l'impact des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme sur toutes les municipalités européennes, et a conclu en soulignant que « les jeunes comptent sur les collectivités locales et régionales pour rendre la Cour européenne des droits de l'homme accessible à tous ».
Les intervenants ont été suivis par les membres du Congrès et les délégués jeunes qui ont souligné que les décisions locales avaient un rôle essentiel à jouer pour consolider la protection des droits humains sur le continent, à la fois de manière préventive et curative.
47e Session
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