Ce que nous faisons

La division média et internet du Conseil de l’Europe est un point de référence dans l’étendue du travail accompli par les diffèrent organes de l’organisation sur la liberté d’expression et des médias. Elle assure le secrétariat du Comité directeur sur les medias et la société de l’information (CDMSI).

La division média et internet publie sur des thèmes relevant de son champ d’action et organise des activités telles que des conférences, des séminaires et d’autres manifestations pour engager des débats sur les meilleurs moyens de préserver la liberté d’expression et d’information en Europe. Elle organise également des activités de coopération en apportant une expertise et une assistance sur les normes du Conseil de l’Europe aux acteurs des médias et des nouveaux médias ainsi que des orientations aux gouvernements et aux autorités de régulation des pays et des régions bénéficiaires. L’objectif est d’aider à l’instauration d’un environnement propice à la liberté d’expression en prenant en compte les défis posés par un paysage médiatique changeant..

Les travaux réalisés portent sur les différents sujets que couvre la liberté d’expression comme la protection du journalisme et la sécurité des journalistes, la dépénalisation de la diffamation, l’égalité des sexes dans les médias ou encore la lutte contre le discours de haine.

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Actualités et activités

Retour Lutter contre la désinformation dans le paysage médiatique mondial – un nouveau rapport du Conseil de l’Europe

Lutter contre la désinformation dans le paysage médiatique mondial – un nouveau rapport du Conseil de l’Europe

Dans un rapport publié aujourd’hui, le Conseil de l’Europe examine la manière dont les campagnes de désinformation se multiplient, en grande partie grâce aux réseaux sociaux, contribuant ainsi au « chaos informationnel » dans le paysage médiatique mondial.

Tout en reconnaissant que l’impact direct et indirect de la « pollution informationnelle » est difficile à quantifier, le rapport propose aux responsables politiques, aux législateurs et aux chercheurs un cadre conceptuel et une structure pour le dialogue sur le « chaos informationnel ». Il comporte 35 recommandations à l’intention d’acteurs pertinents tels que les entreprises technologiques, les gouvernements nationaux, les médias, la société civile et les ministères de l’Éducation, en vue de les aider à identifier des stratégies adaptées pour lutter contre ce phénomène.

Ce rapport, intitulé « Information Disorder : Toward an interdisciplinary framework for research and policy making » (Le « chaos informationnel » : vers un cadre interdisciplinaire pour la recherche et l’élaboration de politiques), a été commandité par le Conseil de l’Europe en réponse à l’inquiétude croissante des États membres concernant les répercussions à long terme des campagnes de désinformation, qui sont conçues spécifiquement dans le but d’instiller la méfiance et la confusion et d’accentuer les différentes socio-culturelles existantes en exploitant les tensions nationalistes, ethniques, raciales et religieuses.

La préparation de ce document a été confiée à Claire Wardle, directrice exécutive de First Draft et chargée de recherche au Shorenstein Center on Media, Politics and Public Policy de l’institut Kennedy de l’Université d’Harvard, ainsi qu’à l’écrivain et chercheur Hossein Derakhshan.

Les auteurs distinguent trois types d’information préjudiciable : la mésinformation, lorsqu’on transmet une information erronée sans intention de nuire ; la désinformation, lorsqu’on transmet une information que l’on sait erronée dans l’intention de nuire ; et l’information malveillante, lorsqu’on partage une information vraie dans l’intention de nuire, souvent en rendant publics des éléments censés rester confidentiels. Ils ont volontairement évité d’utiliser l’expression « fausse nouvelle » (« fake news ») en invoquant le fait qu’elle ne décrit pas la complexité du phénomène de la « pollution informationnelle » et qu’elle est utilisée par les politiciens du monde entier pour désigner des informations qu’ils trouvent désagréables.

Les auteurs soutiennent dans le rapport que la propagation de la « pollution informationnelle » est due à un ensemble complexe de motivations relatives à la création, à la diffusion et à la consommation de ces messages pollués, à l’existence d’une très grande diversité de formats et de techniques pour les démultiplier, ainsi que d’innombrables plates-formes d’hébergement et de reproduction de ces contenus, et à la vitesse à laquelle ils sont partagés par les consommateurs dans leurs cercles sociaux.

Selon Claire Wardle, « nous assistons à un phénomène totalement nouveau : les campagnes de désinformation, qui jouent souvent sur l’émotionnel, se propagent à toute vitesse et peuvent avoir un impact énorme sur la société. La lutte contre la mésinformation, en se contentant de présenter des informations factuelles, sans comprendre les aspects émotionnels et ritualistes de la communication, risque d’être une perte de temps ».

Hossein Derakhshan souligne quant à lui que « s’il est indispensable de vérifier les informations et de les démentir lorsqu’elles sont erronées, il faut aussi lutter contre les rumeurs et la conspiration avec des arguments convaincants et solides en s’appuyant sur les mêmes techniques que la désinformation. Pour être efficaces, les stratégies de lutte adoptées doivent non seulement chercher à provoquer une réponse émotionnelle, mais aussi reposer sur la répétition, avoir un fort aspect visuel et véhiculer un message puissant ».

Le rapport donne un aperçu des initiatives concrètes et des projets de recherche menés dans ce domaine, en soulignant la nécessité de conduire d’autres travaux de ce type, notamment sur la manière dont les individus interprètent et utilisent l’information au quotidien. Il attire également l’attention sur le risque que le public se méfie de plus en plus, à l’avenir, des informations publiées en ligne.

 Information Disorder: Toward an interdisciplinary framework for research and policy making (en anglais)

 

Strasbourg 31 octobre 2017
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La Campagne du Conseil de l’Europe pour la sécurité des journalistes est une initiative visant à promouvoir la liberté de la presse et à protéger les journalistes contre la violence, les menaces et le harcèlement dans l’exercice de leurs fonctions. Dans le cadre de cette campagne, le Conseil de l’Europe invite chacun à soutenir sa cause, à agir pour une meilleure protection, tout en sensibilisant à l’importance de protéger les journalistes et à leur droit de rapporter l’information librement et sans crainte. La Campagne est un projet d’une durée de 5 ans destiné à couvrir tous les Etats membres du Conseil de l’Europe. Elle est ouverte aux contributions volontaires. 

© ShutterstockFreedom of expression in times of conflict

The right to freedom of expression and information constitutes one of the essential foundations of democratic society. In conflict situations and wars, the role of the media is critical in providing the public with accurate and timely information. Trustworthy news and images can contribute to the protection of civilians and conflict prevention, bring to the attention of the international community the horrors and reality of conflict and expose violations of human rights and international humanitarian law.

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Le Service de la société de l'information du Conseil de l'Europe a dévoilé son rapport sur l'état de la liberté d'expression dans les États membres du Conseil de l'Europe en 2021.

Cet examen annuel, fondé sur les conclusions des organes et des mécanismes de suivi du Conseil de l'Europe, est axé sur les garanties juridiques de la liberté d'expression, les mesures de protection de la sécurité des journalistes et des autres personnes qui s'expriment, l'environnement médiatique indépendant et pluraliste et la fiabilité et la confiance dans l'information.

Article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme

L’ article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme est au cœur du système du Conseil de l’Europe pour la protection du droit à la liberté d’expression. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme développe toujours d’avantage les principes qui la régissent.

La liberté d’expression, les médias et les journalistes : la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (mise à jour : juillet 2015), résumés de plus de 240 jugements ou décisions de la Cour européenne des droits de l’homme et liens hypertextes vers les textes intégraux.

Autres travaux pertinents du Conseil de l'Europe
Publications

Le Conseil de l’Europe a commandé plusieurs études et rapports sur différents aspects de la liberté des médias. 

Renforcer les normes

Le Conseil de l’Europe a élaboré un vaste ensemble de normes en faveur de la liberté des médias, qui couvrent des thèmes tels que la lutte contre le discours de haine, la promotion d’une culture de tolérance, l’égalité des femmes et des hommes, la gouvernance des médias de service public ou la sécurité des journalistes. 

Domaines d'action
Renforcer les capacités des États membres

Au cours des dix dernières années, le programme du Conseil de l’Europe sur la société de l’information a mis en œuvre plus de vingt projets destinés à promouvoir la liberté de la presse dans les États membres et dans les pays partenaires.

Encourager les partenariats

 Lors de la conférence « Médias de service public et démocratie », coorganisée par le Conseil de l’Europe, l’Union européenne de radio-télévision et le Parlement tchèque en novembre 2016 à Prague, les débats ont porté sur le rôle des parlements dans la protection des médias, ainsi que les défis actuels et futurs des médias de service public dans la région. 

 En mars 2017, la conférence « Promouvoir un dialogue entre la Cour européenne des droits de l’homme et les défenseurs de la liberté des médias » a été organisée à Strasbourg en partenariat avec le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias. 

Définir de nouvelles politiques

D’autres réflexions politiques visent également à promouvoir l’importance du journalisme de qualité, attaché à présenter des informations justes, pertinentes et d’actualité, ainsi que des solutions pour assurer sa pérennité.

Qui plus est, la couverture médiatique des élections exerce une influence importante sur la perception par le public des enjeux électoraux et sur le résultat des élections. Une grande partie des campagnes politiques se déroule sur internet. Les dépenses électorales et les techniques publicitaires douteuses sur fond de micro-ciblage des électeurs posent donc problème pour l’équité et la légitimité des élections. De même, il convient d’analyser en détail les biais et déséquilibres médiatiques en période électorale du point de vue de la parité, et d’y proposer des solutions politiques.

« Toute personne a droit à la liberté d’expression »

Art. 10 de la Convention européenne des droits de l’homme

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