EN 2017

Dernières menaces à la liberté des médias

 

Arrestation de journalistes dans le contexte de la vague de répression massive suite au coup d'etat manqué en Turquie

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 27 juil. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
27 juil. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, İnan Kızılkaya, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin. Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention. Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş. Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin. Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux. Actuellement en détention dans le cadre de cette alerte (63) : Abdullah Özyurt, Abdürrahim Ersöz, Ahmet Memiş, Ahmet Yavaş, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Ali Aşikar, Ali Bulaç, Ali Ünal, Ali Yüce, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Kaya, Beytullah Özdemir, Cemal Kalyoncu, Cuma Kaya, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Faruk Akkan, Fevzi Yazici, Gökmen Ulu, Gültekin Avcı, Habip Güler, Hakan Aksel, Hakan Taşdelen, Halil Ibrahim Mert, Hanim Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hülya Karakaya, Hüseyin Aydın, Hüseyin Turan, Ibrahim Balta, Ilker Ilkan, İnan Kızılkaya, Lokman Erdoğan, Mediha Olgun, Mehmet Kuru, Mehmet Özdemir, Mümtazer Türköne, Murat Aksoy, Murat Avcioğlu, Mustafa Erkan Acar, Mustafa Ünal, Nazlı Ilıcak, Nuri Durna, Nurullah Kaya, Ömer Özdemir, Osman Yakut, Rabia Özkaya, Şahin Alpay, Şeref Yılmaz, Seyid Kılıç, Şirin Çoban, Tuncer Çetinkaya, Ufuk Şanlı, Vahit Yazgan, Vedat Demir, Yakup Çetin, Yalçın Güler, Zafer Özsoy Alerte : 63 détentions

Mises à jour

Nouveau 04 sept. 2017 : Burak Ekici, l'éditeur en ligne du quotidien Birgün, a été arrêté le 16 août 2017, accusé de liens avec le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. Ekici a été placé en détention pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage pour téléphone mobile Bylock, que les procureurs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
01 juin 2017 : Le 27 mai 2017, un tribunal turc a officiellement arrêté Mediha Olgun (rédactrice Internet) et Gökmen Ulu (correspondant de presse à Izmir), deux journalistes d'opposition travaillant pour le quotidien Sözcü en raison d' "un article et de photographies publiés dans le journal un jour avant le coup d'état et révélant où Erdogan passait ses vacances et d'un mot croisé contenant le nom caché du président", selon l'agence de presse publique Anadolu. Les deux journalistes de Sözcü sont accusés d'avoir notamment "aidé sciemment et encouragé l'organisation terroriste FETÖ sans faire partie de sa structure hiérarchique" et "soutenu la tentative d'assassinat du président".
13 avr. 2017 : Le 11 avril 2017, un acte d'accusation concernant des journalistes et chroniqueurs du quotidien Zaman a été déposé auprès de la 13ème Cour pénale d'Istanbul. L'acte d'accusation requiert trois condamnations à perpétuité consécutives pour les 30 défendeurs accusés d’avoir tenté de renverser le gouvernement. 30 journalistes, dont 21 sont déjà détenus, ont été inculpés. Les défendeurs comprennent Mümtazer Türköne, Ahmet Turan Alkan, Şahin Alpay, Mustafa Ünal et Ali Bulaç, anciens auteurs de Zaman. Les journalistes sont accusés de «tentative de coup d'Etat» motif pour lequel le procureur exige trois condamnations à perpétuité consécutives sans possibilité de libération conditionnelle. En outre, le procureur exige jusqu'à 15 ans de prison pour tous les suspects accusés de «participation à une organisation terroriste». Selon l'agence d'information Anatolie, les défendeurs sont Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Bulaç, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Cuma Kaya, Faruk Akkan, Hakan Taşdelen, Hüseyin Belli, Hüseyin Turan, İbrahim Karayeğen, İsmail Küçük, Mehmet Özdemir, Murat Avcıoğlu, Mustafa Ünal, Onur Kutlu, Sedat Yetişkin, Şeref Yılmaz, Yüksel Durgut ve Zafer Özsoy tutuklu, Ahmet İrem, Ali Hüseyinçelebi, Süleyman Sargın, Osman Nuri Arslan, Osman Nuri Öztürk, Lalezer Sarıibrahimoğlu, Nuriye Ural et Orhan Kemal Cengiz . Sarıibrahimoğlu, Ural et Cengiz sont répertoriés comme suspects libres en attente d’un procès.
31 oct. 2016 : Beytullah Özdemir, le représentant à Düzce du journal Zaman a été arrêté le 27 octobre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'état manqué du 15 juillet 2016.
26 oct. 2016 : Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
18 oct. 2016 : Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
05 sept. 2016 : Le 2 septembre 2016, Ahmet Memiş, un reporter travaillant pour le site d'information Haberdar, a été arrêté dans le cadre de la purge des journalistes prétendument lié au religieux Fethullah Gülen basé aux Etats-Unis. M. Memiş est accusé d'appartenir à la 'branche média' du mouvement Gülen. Il est détenu à la prison de Silivri.
01 sept. 2016 : En août 2016, le procureur général d'Ankara a ordonné la mise en détention de 34 employés de TRT (Turkish Public Broadcasting Service) désignés comme étant des utilisateurs de ByLock, un logiciel de communication crypté qui aurait été utilisé parmi les membres de la communauté de Gülen. Selon Bianet, huit employés de TRT figurent parmi les journalistes d'abord placés en détention provisoire sous l'état d'urgence déclaré le 20 juillet puis arrêtés. Il s'agit de Ahmet Yavaş (correspondant de TRT radio Erzurum), Ali Yüce (responsable de la diffusion radio de TRT), Ersin Şanlı (responsable des informations nationales de TRT), Hakan Aksel (coordonnateur assistant du Département des informations et des sports TRT et producteur), Halil İbrahim Mert (caméraman pour TRT TV Erzurum), Nuri Durna (correspondant de TRT Erzurum), Yalçın Güler (correnspondant de TRT Erzurum ), Seyid Kılıç (correspondant TRT). Depuis août 2016, ces huit journalistes sont maintenus en détention dans le cadre de l'enquête lancée par le gouvernement après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.
29 août 2016 : Le 21 août 2016, Ali Aşikar, un journaliste travaillant pour le quotidien de langue kurde Azadiya Welat, a comparu devant un tribunal de Van qui a ordonné son incarcération dans l'attente de son procès. Il est accusé d'avoir commis des crimes au nom d'organisations [terroristes] et d'avoir été en possession d'explosifs . M. Aşikar est détenu à la prison de type M de Van depuis le 28 août 2016.
01 août 2016 : Abdurrahim Ersöz, un correspondant local de l'agence de presse Cihan à Antalya, a été arrêté le 28 juillet 2016 dans le cadre d'une purge des journalistes liés au mouvement dirigé par le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. M. Ersöz a été arrêté avec Ömer Özdemir, le correspondant du journal Zaman à Antalya. Il est maintenu en détention depuis juillet 2016 au centre fermé de détention criminelle de type L d'Antalya.
26 juil. 2016 : Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.

Suites données

Nouveau 19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.
14 mars 2017 : Opinion de la Commission de Venise relative aux mesures prises dans les récents décrets d'application de l'état d'urgence en matière de liberté des médias
15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie

Un journaliste ouzbek figurant sur la liste Interpol détenu

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 02 oct. 2017 Pays Ukraine Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Index Niveau d'alerte Niveau 1
02 oct. 2017 Ukraine B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 25 septembre 2017, un tribunal de Kiev a approuvé une période de détention de 40 jours pour Narzullo Okhunjonov, qui vit en exil depuis 2013. Le 20 septembre, les autorités ont placé Okhunjonov en détention en vertu d'un mandat d'arrêt international lors de son arrivée en Ukraine. Il venait de Turquie avec sa famille afin de demander l’asile politique. Les autorités ont constaté que son nom figurait sur une liste d'Interpol. L'Ouzbékistan a déposé le mandat international pour Okhunjonov sur la base d’une accusation de fraude. Le journaliste, qui a quitté l'Ouzbékistan pour éviter des persécutions politiquement motivées en raison de ses articles, nie les accusations. Okhunjonov a écrit de manière critique, en ouzbek et en russe, depuis son exil pour des sites d’information, incluant BBC Ouzbek, au sujet du gouvernement autoritaire d’Ouzbékistan, et en particulier au sujet du défunt président Islam Karimov. Le journaliste est arrivé à Kiev de Turquie avec sa femme et ses cinq enfants. Sa famille se trouve actuellement dans la capitale de l'Ukraine.

Mises à jour

Nouveau 19 oct. 2017 : Le 5 octobre 2017, Narzullo Okhunjonov a été remis en liberté sur décision du bureau du procureur de Kiev.

Harcèlement judiciaire à l'encontre de journalistes d'opposition en Turquie

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 18 mai 2017 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ Niveau d'alerte Niveau 1
18 mai 2017 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , AEJ Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Des articles parus dans les nouveaux médias soulignent la situation critique de la jeune journaliste turque Ayşenur Parıldak (27 ans), arrêtée depuis plus de 9 mois, relâchée par la justice le 2 mai 2017 et immédiatement ré-arrêtée le jour même sur le fondement de nouveaux chefs d’accusation liés aux mêmes faits (être correspondante pour le journal Zaman). De même, à la mi-avril 2017, 12 journalistes (Gökçe Fırat Çulhaoğlu, Yakup Çetin, Bünyamin Köseli, Cihan Acar, Abdullah Kılıç, Oğuz Usluer, Atilla Taş, Hüseyin Aydın, Murat Aksoy, Mustafa Erkan, Seyit Kılıç et Yetkin Yıldız), arrêtés le 30 août 2016 pour appartenance à une organisation terroriste illégale, ont été libérés par un tribunal d'Istanbul et immédiatement arrêtés à nouveau pour «tentative de renversement de l'ordre constitutionnel et du gouvernement turc» sur la base des mêmes faits. En avril 2017, dans la ville de Nusaybin, la journaliste Meltem Oktay, travaillant pour l'agence de presse DIHA, a été détenue pour avoir travaillé sous l’état d’urgence, relâchée sur décision judiciaire à Mardin et ré-arrêtée immédiatement, accusée de "faire de la propagande" par un autre tribunal à Edirne, Toujours durant le même mois, à Antalya, 5 journalistes arrêtés (sur 8) ont été libérés par un tribunal et immédiatement ré- arrêtés sur décision d’un autre tribunal sur le fondement de nouvelles accusations basées sur les mêmes faits. Dans certains de ces cas, même les juges ayant ordonné la libération de journalistes ont été poursuivis et suspendus pour avoir pris ces décisions, ce qui soulève des questions quant à l'accès à un procès équitable pour les journalistes détenus. Actuellement en détention dans le cadre de cette alerte (5): Atilla Taş, Gökçe Fırat Çulhaoğlu, Meltem Oktay, Oğuz Usluer et Yetkin Yıldız . Alerte : 5 détentions

Suites données

Nouveau 19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.

Deniz Yücel, correspondant de "Die Welt" en Turquie, détenu

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 24 févr. 2017 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
24 févr. 2017 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le correspondant du quotidien allemand ‘Die Welt’ Deniz Yücel a été arrêté à Istanbul le 14 février 2017. M. Yücel, qui possède la double nationalité allemande et turque, est accusé par les autorités turques d'appartenance à une organisation terroriste, de propagande et d'utilisation abusive d’informations, des charges réfutées par le défendeur ainsi que par les organisations de médias. Le journaliste avait fait un reportage - comme six autres journalistes travaillant pour des médias nationaux détenus fin décembre 2016 – sur les courriels que le collectif de pirates informatiques RedHack s’était procurés sur le compte de courrier électronique privé du ministre turc de l'Énergie, Berat Albayrak, gendre du Président Erdoğan. Les courriels saisis auraient révélé l’existence d’un contrôle sur les médias et l'utilisation de faux comptes Twitter pour influencer l’opinion en faveur de l’AKP, parti au pouvoir. Alerte : 1 détention

Mises à jour

30 mars 2017 : Le 30 mars 2017, suite au rejet de l’appel, les avocats de Yücel ont introduit un recours devant la Cour constitutionnelle.
28 févr. 2017 : Le 27 février 2017, Deniz Yücel a été arrêté après qu'un tribunal d'Istanbul ait ordonné son arrestation dans l'attente de son procès. Les avocats de Yücel ont fait appel de la décision de placement en détention.

Suites données

Nouveau 19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.
02 mars 2017 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias appelle la Turquie à décriminaliser le travail journalistique après l'arrestation d'un journaliste de die Wellt.

Ahmet Altan et Mehmet Altan détenus pour les propos tenus à la télévision

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 13 sept. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
13 sept. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 10 septembre 2016, Ahmet Altan (journaliste et écrivain) et son frère Mehmet Altan (professeur et journaliste) ont été arrêtés par les autorités turques pour les propos tenus dans le programme «Özgür Düşünce» diffusé sur Can Erzincan TV le 14 juillet. Selon l'Agence Anadolu, les deux journalistes sont accusés de « diffusion de messages subliminaux évoquant le coup d'Etat », et ils ont donné « l'impression d’être déjà au courant du coup d'Etat ». Etant donné que les procureurs chargés de l'affaire sont actuellement en vacances, l'accès à leur dossier n’a pas pu être accordé à leurs avocats et une procédure d'appel contre la détention a été refusée aux deux accusés. Alerte : 2 détentions

Mises à jour

12 janv. 2017 : Les avocats des frères Altan ont déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de ‘homme le 12 janvier 2017 à l’encontre du maintien en détention de leurs clients. Les frères Altan attendent toujours l’issue du recours qu’ils ont introduit devant la Cour constitutionnelle turque le 8 novembre 2016.

Suites données

Nouveau 19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.

Turquie: Arrestation d'au moins 12 employés du journal Cumhuriyet

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 31 oct. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
31 oct. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 31 Octobre 2016, la police turque a arrêté au moins 12 employés du journal Cumhuriyet, le journal laïc et de gauche le plus important de Turquie, qui est aussi l’un des rares à continuer à émettre des critiques à l’encontre du gouvernement. Les employés du journal détenus sont accusés d’être adhérents à et d’avoir commis des crimes au nom de deux organisations terroristes : le Parti des travailleurs du Kurdistan et l’organisation terroriste Fethullah (FETÖ), organisation que le gouvernement accuse d’être l'acteur de la tentative avortée de coup d’Etat. Selon les rapports des médias, des mandats d’arrêt ont également été lancés à l’encontre de deux cadres du journal actuellement à l’étranger. Suite aux rafles policières, les personnes suivantes ont été placées en garde à vue : Murat Sabuncu (Cumhuriyet Rédacteur en chef); Güray Öz (Cumhuriyet membre du conseil d’administration et chroniqueur); Aydın Engin (ancien rédacteur en chef du journal); Hikmet Çetinkaya (chroniqueur); Eser Sevinç, Hakan Kara, Musa Kart, Bülent Utku, Mustafa Kemal Güngör and Önder Çelik (tous membres du conseil d’administration de la Fondation Cumhuriyet); Turhan Günay (rédacteur en chef du supplément littéraire du journal); et le chroniqueur Kadri Gürsel, qui est également chef du bureau de l’Institut International de la presse en Turquie. Actuellement en détention dans le cadre de cette alerte (2): Akın Atalay, Murat Sabuncu. Alerte : 2 détentions

Mises à jour

Nouveau 26 sept. 2017 : Le 25 septembre 2017, la Cour a ordonné la libération de Kadri Gürsel, bien qu'il doit encore être jugé pour des accusations de liens avec des groupes terroristes. Après avoir accompli les formalités, il a été libéré de la prison de Silivri. La Cour a confirmé la mise en détention d'Akın Atalay et de Murat Sabuncu. Leur prochaine audience est prévue le 31 octobre 2017.
Nouveau 12 sept. 2017 : Le 11 septembre 2017, un tribunal turc a prononcé le maintien en détention d`Akın Atalay, Murat Sabuncu et Kadri Gürsel. La prochaine audience a été fixée au 25 septembre.
31 juil. 2017 : Le 28 juillet 2017, un tribunal d'Istanbul a décidé de remettre en liberté sept journalistes et dirigeants de Cumhuriyet. Cinq autres restent derrière les barreaux.
14 nov. 2016 : Le 12 novembre 2016, le PDG du quotidien Cumhuriyet, Akin Atalay, a éré arrêté pour "appartenance à une organisation terroriste”, à son arrivée à l'aéroport Atatürk d'Istanbul. Un mandat d'arrêt avait été émis à son encontre le 30 octobre alors qu'il se trouvait à l'étranger.
08 nov. 2016 : Le 5 novembre 2016, neuf journalistes et cadres du quotidien Cumhuriyet ont été formellement arrêtés par la 9ème Cour pénale de paix d'Istanbul. Les éditorialistes du journal Aydın Engin et Hikmet Çetinkaya ont été placés en liberté conditionnelle par la Cour dans l'attente de leur jugement. Le 4 novembre 2016, Günseli Özaltay, le comptable du journal, et l'ancien comptable Bülent Yener ont été relâchés.

Suites données

Nouveau 19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.
26 sept. 2017 : Le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias salue la libération de Kadri Gürsel et appelle à la liberation des autres journalistes de Cumhuriyet toujours détenus en Turquie.
Nouveau 12 sept. 2017 : Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias réitère ses appels à la Turquie pour qu'elle libère sans délai les journalistes détenus.
31 juil. 2017 : La décision avant-dire-droit prise lors du procès Cumhuriyet montre l'urgence d'abandonner les charges et de relâcher tous les journalistes turcs emprisonnés. déclare le représentant de l'OSCE poour la liberté des médias.
25 juil. 2017 : Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias appelle la Turquie à libérer les journalistes emprisonnés de Cumhuriyet.
12 juin 2017 : Le 8 juin 2017, la Cour européenne des droits de l'homme a communiqué au Gouvernement turc l'affaire Sabuncu et autres c. Turquie. Les requérants, dix journalistes du quotidien Cumhuriyet placés en garde à vue et par la suite en détention provisoire soupçonnés d'avoir commis des infractions et d’avoir disséminé de la propagande au nom d'organisations terroristes, se plaignent de leur détention provisoire et de la durée de celle-ci, ainsi que d’une atteinte à leur liberté d’expression. Ils allèguent en outre que leur détention constitue une sanction pour leurs critiques formulées à l’encontre du gouvernement. Selon eux, leur maintien en détention est un harcèlement judiciaire dont le but est politique. Ils s'appuient notamment sur l'article 5 § 1, 3 et 4 (droit à la liberté et à la sécurité / droit d'examen rapide de la légalité de la détention), l'article 10 (liberté d'expression) et l'article 18 (limitation de l'utilisation des restrictions aux droits).
15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie
31 oct. 2016 : Le Secrétaire Général Jagland exprime son inquiétude concernant les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence et de la liberté d’expression en Turquie.

Une injonction interdit aux médias de rendre compte des transactions financières du Premier ministre islandais Bjarni Benediktsson

Mise à jour : 19 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 18 oct. 2017 Pays Islande Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
18 oct. 2017 Islande E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 16 octobre 2017, le commissaire du district de Reykjavík a émis une injonction contre les médias Stundin et Reykjavík Media, leur interdisant de produire des reportages sur les transactions financières du premier ministre Bjarni Benediktsson et de sa famille avec Glitnir Bank L'affaire a suscité de vives critiques de la part du Syndicat des Journalistes d'Islande et du rédacteur en chef de Stundin, qui estiment que cette injonction va à l'encontre de la liberté de la presse et de la liberté d'expression en Islande. Le rédacteur en chef de Stundin a eu connaissance de l'injonction lorsque les bureaux de la rédaction ont reçu la visite des représentants du commissaire du district et de Glitnir demandant que tous les articles parus précédemment au sujet du mandat de député effectué par le premier ministre soient retirés, que toute la documentation qui avait contribué à la production de ces reportages leur soit remise, et que la couverture du sujet cesse, en invoquant des préoccupations liées la confidentialité de l'information financière.

Suites données

Nouveau 19 oct. 2017 : Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias préoccupé par l'interdiction de couverture médiatique des activités d'une banque islandaise.

La journaliste d'investigation Daphne Caruana Galizia tuée dans l'explosion d'une voiture piégée

L'État a répondu
Année 17 oct. 2017 Pays Malte Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
17 oct. 2017 Malte A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI , RSF Niveau 1

La journaliste d'investigation maltaise Daphne Caruana Galizia a été assassinée le 16 octobre 2017 vers 15 heures par une voiture piégée dans la ville de Bidnija, près de sa maison familiale. Daphne Caruana Galizia, 53 ans, était connue pour son journalisme d'investigation et son blog ‘Running Commentary’, qui était l'un des sites les plus lus à Malte. En 2016, elle a été nommée par Politico comme l'une des «28 personnes qui façonnent, secouent et remuent l'Europe», après avoir été la première à announcer l’implication d’hommes politiques maltais dans le scandale des Panama Papers. La journaliste a été poursuivie plusieurs fois pour ses articles de blog dans lesquels elle a révélé plusieurs scandales de corruption impliquant des politiciens maltais. En février 2017, ses comptes bancaires avaient été gelés et des poursuites en diffamation intentées contre elle par le ministre maltais de l'économie et son consultant, suite à un article révélant que les deux hommes avaient visité un bordel lors d'un voyage officiel en Allemagne. Selon les médias, Daphné Caruana Galizia avait déposé une main courante auprès de la police 15 jours avant sa mort en disant qu'elle était menacée

Réponses de l'État

Nouveau 17 oct. 2017 : Réponse des autorités maltaises

Suites données

Nouveau 17 oct. 2017 : Choqué par le meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia, le Commissaire aux droits de l'homme demande aux autorités d'enquêter de manière approfondie.
Nouveau 17 oct. 2017 : Le Secrétaire général du Conseil de l'Europe consterné par la mort brutale de la journaliste et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia, dans l'explosion d'une voiture piégée, demande une enquête approfondie afin d'identifier les personnes responsables de sa mort.
Nouveau 17 oct. 2017 : Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias scandalisé par le meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia à Malte, appelle à une enquêté approfondie.

Un journaliste ukrainien détenu sur la base d'accusations d'espionnage

Mise à jour : 16 oct. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 03 oct. 2016 Pays Fédération de Russie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
03 oct. 2016 Fédération de Russie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Les autorités russes ont arrêté le journaliste ukrainien Roman Sushchenko. Selon les organisations de défense des droits humains, il serait actuellement détenu dans la prison de Lefortovo à Moscou. D’après les informations diffusées par les médias russes, âgé de 47 ans, le correspondant à Paris de l’agence de presse ukrainienne Ukrinform depuis 2010, a été arrêté à son arrivée en Russie et a été accusé d'espionnage, une accusation que l'agence a vigoureusement réfuté. La famille du journaliste était restée sans nouvelles de lui pendant deux jours, après qu’il ait quitté Paris pour une visite privée à Moscou pendant son congé. Suchchenko se serait plaint d’avoir été mis sous pression psychologique et n'a pas été autorisé à contacter sa femme pour l'informer de son arrestation. Alerte : 1 détention

Mises à jour

16 oct. 2017 : Entre novembre 2016 et septembre 2017, les autorités judiciaires ont prolongé plusieurs fois la durée de la détention provisoire de Roman Sushchenko. La dernière prolongation expire le 30 novembre 2017.
30 nov. 2016 : Le 28 novembre 2016, la cour féderale de Lefortovo a ordonné la prolongation de la détention provisoire de Roman Sushchenko jusqu'au 30 janvier 2017.

La voiture d’une journaliste d’investigation incendiée suite à des menaces liées à ses reportages

Pas de réponse de l'État
Année 16 oct. 2017 Pays Bulgarie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Inconnue Auteur AEJ , CPJ Niveau d'alerte Niveau 2
16 oct. 2017 Bulgarie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Inconnue AEJ , CPJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 4 octobre 2017, une voiture appartenant à Zornitsa Akmanova, journaliste de l'émission de télévision ‘Lords of the Air’, a été incendiée dans la ville bulgare centrale de Karlovo. Le programme ‘Lords of the Air’ vise à révéler et à dénoncer des cas de fraude et d'autres pratiques commerciales malhonnêtes. Le lendemain, le propriétaire d'un garage de réparation automobile, Plamen Dimitrov, a été arrêté dans le cadre de l'attaque contre la voiture de Mme Akmanova. Quelques heures avant l'incident, l’entreprise de M. Dimitrov avait été fermée par les autorités locales. L'action de la police a été déclenchée par les reportages télévisés très médiatisés réalisés par Mme Akmanova, alléguant la participation de M. Dimitrov à un certain nombre d'actes de fraude commis contre des clients. Mme Akmanova a déclaré qu'elle avait déjà reçu plusieurs menaces de représailles l'avertissant de cesser d’investiguer sur les activités de M. Dimitrov. Le 9 octobre, M. Dimitrov a été libéré sous caution après avoir été inculpé du seul chef d’accusation de fraude contre un client. Aucune accusation n'a été formulée en lien avec l'incendie de la voiture de Mme Akmanova ou les menaces qu'elle a reçues. Selon les médias bulgares, suite à un certain nombre d'allégations antérieures de la part de la population locale contre M. Dimitrov, trois procureurs locaux ont abandonné l'enquête en raison de sa relation avec un haut fonctionnaire de la municipalité de Karlovo. Par la suite, ces affaires ont été renvoyées aux procureurs régionaux de Plovdiv, la deuxième plus grande ville de Bulgarie, mais les procureurs y ont également refusé de mener des enquêtes contre le propriétaire du garage. La destruction de la voiture de Zornitsa Akmanova fait suite à des menaces et des actes de violence contre d'autres journalistes travaillant pour ‘Lords of the Air’. Récemment, une autre journaliste du programme, Eva Veselinova, a été agressée physiquement alors qu'elle filmait une enquête sur de prétendues pratiques frauduleuses dans une entreprise de construction. Un troisième journaliste, Dimitar Varbanov, a reçu des menaces liées à ses enquêtes sur les activités d'un homme d'affaires local.

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AOûT  2017 Fiche thématique relative à la surveillance de masse (en anglais uniquement)