Clause de non-responsabilité
 
16 août 2019 Niv. 1
L'État a répondu
Création de l'alerte : 14 juin 2019 République slovaque

Une opération de surveillance de masse vise les journalistes slovaques

Source de la menaceInconnue
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur IPI AEJ RSF
Auteur IPI AEJ RSF
En avril, les médias slovaques ont révélé l’existence d’une opération de surveillance de masse visant les journalistes, menée de mars 2017 à février 2018 par un ancien agent du renseignement, Peter Tóth, pour le compte de Marian Kočner, l’homme d’affaires en disgrâce poursuivi pour avoir commandité les meurtres du journaliste Slovaque Ján Kuciak et de sa fiancée, Martina Kušnírová. Ce jour, le principal quotidien slovaque, SME, a révélé des informations selon lesquelles un petit groupe organisé a travaillé avec Tóth pour collecter des informations utiles à Kočner, apparemment pour discréditer les journalistes, y compris ceux travaillant pour SME, Aktuality.sk, Trend et Denník N. Le groupe a surveillé de près la vie personnelle et les activités quotidiennes des cibles, allant jusqu’à surveiller les journalistes lorsqu’ils cherchaient leurs enfants à la maternelle. SME a également déclaré que des membres du groupe étaient postés chaque jour dans une voiture garée devant les bureaux du journal pour suivre l’un de ses journalistes, Adam Valček. Les médias ont également révélé que l’équipe de surveillance avait obtenu largement accès aux bases de données officielles de la police, recueillant des données personnelles des journalistes telles que des plaques d’immatriculation ou des informations fiscales. Selon ces informations, des éléments concernant Kuciak obtenus au cours de l’opération de surveillance ont été utilisées par les individus suspectés d’avoir commis le double assassinat en février 2018.
Réponses de l'État
16 août 2019
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
14 août 2019 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 29 avr. 2019 Autriche

Un présentateur autrichien ciblé par une campagne d’intimidation

Source de la menaceEtatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur IPI UER FEJ/FIJ
Auteur IPI UER FEJ/FIJ
Armin Wolf, un présentateur notoire du principal programme d’informations du soir du radiodiffuseur public autrichien ZiB2, a été la cible d’une série d’attaques verbales pendant et après une interview avec un représentant du parti autrichien d’extrême droite FPÖ, qui gouverne actuellement le pays au niveau fédéral en coalition avec le parti populaire (ÖVP) du centre-droit. Dans l’interview, Wolf a questionné le représentant, le député du Parlement européen Harald Vilimsky, sur des scandales récents impliquant des déclarations extrémistes par des membres du parti, y compris un poème sur la migration dans lequel le premier adjoint au maire FPÖ de la ville de Braunau comparait les gens aux rats. Au cours de l’interview, alors que Wolf évoquait un parallèle entre l’affiche d’une organisation de jeunesse du parti et l’imagerie de l’époque nazie, Vilimsky a prévenu Wolf que ses interrogations « ne resteraient pas sans conséquences » et accusé le présentateur de chercher à nuire au parti. Vilimsky a déclaré ultérieurement plus tard qu’il licencierait Wolf s’il était directeur de l’ORF. Les jours suivants, des représentants du FPÖ ont attaqué Wolf de manière répétée, une représentante, une conseillère municipale de Vienne, le comparant à un juge de la Cour populaire de l’époque nazie (Volksgerichtshof) qui condamnait des milliers d’opposants politiques à mort à l'issue de procès simulés. Dans une interview de dimanche, le Président du Conseil d’administration de l’ORF nommé par le FPÖ, Norbert Steger, a déclaré qu’à la place Wolf, « il prendrait un congé sabbatique, voyagerait autour du monde aux frais du contribuable et se réinventerait », laissant craindre une tentative de limoger Wolf. Wolf a été nommé journaliste autrichien de l’année en 2018.
Réponses de l'État
14 août 2019
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
14 août 2019 Niv. 2
Aucune réponse
Création de l'alerte : 14 août 2019 Fédération de Russie

Roskomnadzor demande le retrait de contenus en ligne concernant les manifestations de Moscou

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur FEJ/FIJ AEJ Index
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ AEJ Index
Le 11 août 2019, le régulateur russe des communications Roskomnadzor a publié une déclaration demandant à Google d'empêcher son service de partage vidéo Youtube de diffuser des informations sur les récentes manifestations à Moscou. La déclaration vise à empêcher la "publicité pour des manifestations non autorisées" et déclare que la Fédération de Russie considérerait une absence de réponse comme une "ingérence dans ses affaires souveraines" et une "influence hostile et une obstruction aux élections démocratiques en Russie". Sans divulguer les mesures possibles, Roskomnadzor explique que la Fédération de Russie aurait le droit de riposter si Google n'arrêtait pas ses notifications push et autres publicités.

"Selon les informations disponibles, plusieurs entités possédant des chaînes YouTube ont acheté des instruments publicitaires [tels que des notifications push] dans le but de diffuser des informations sur des événements de masse non autorisés [illégaux], y compris ceux visant à perturber les élections régionales et fédérales ", écrit l'agence sur son site web.

Les autorités gouvernementales de la Fédération de Russie ont également accusé le radiodiffuseur public allemand Deutsche Welle (DW) et le gouvernement des États-Unis d'Amérique d'encourager les manifestations de Moscou.

Il y a eu trois manifestations du samedi à Moscou depuis la fin du mois de juillet 2019, après que les autorités électorales ont rejeté la candidature de plusieurs candidats de l'opposition aux élections municipales, qui doivent se tenir en septembre. Les deux premières manifestations n'ont pas été autorisées par les autorités publiques. Plusieurs chaînes YouTube ont diffusé les manifestations en direct, touchant des milliers d'utilisateurs. Le retrait de contenus en ligne demandé pourrait empêcher l'accès à ces informations.
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
13 août 2019 Niv. 1
L'État a répondu
Création de l'alerte : 22 juil. 2019 Allemagne

Le journaliste du WDR Georg Restle reçoit des menaces de mort après avoir critiqué le parti de droite AfD

Source de la menaceInconnue
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur FEJ/FIJ
Auteur FEJ/FIJ
Après un commentaire critique sur le parti de droite allemand « Alternative für Deutschland » (AfD), le journaliste d'investigation Georg Restle a été victime de harcèlement en ligne et de menaces de mort reçues par lettre. Le 11 juillet 2019, Restle avait décrit l'AfD comme le « bras parlementaire d'un mouvement d'extrême droite » dans un commentaire de l'émission d’actualités « Tagesthemen ». Il faisait référence à l' « Identitäre Bewegung », une organisation récemment classée « mouvement d'extrême droite » par l'Office allemand de protection de la Constitution. Dans son propos, il demande que l'AfD soit également qualifiée d'extrême droite. En réaction à ce commentaire, Restle a fait l'objet de critiques sévères sur les réseaux sociaux et de la part même de l'AfD. Lors d’un discours à Cottbus, le chef du parti, Jörg Meuthen, a qualifié Restle d'« ennemi de la démocratie » et de la liberté d'expression. Son employeur, le radiodiffuseur public « Westdeutscher Rundfunk » (WDR), a engagé des poursuites pénales.
Réponses de l'État
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
12 août 2019 Niv. 2
Aucune réponse
Création de l'alerte : 12 août 2019 Fédération de Russie

Le journaliste russe Mikhaïl Romanov reconnu coupable d' "abus de la liberté d'information" et de "fausses nouvelles"

Source de la menaceEtatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur CPJ Index
Aucune réponse
Auteur CPJ Index
Le 25 juillet 2019, Mikhaïl Romanov, correspondant de l'hebdomadaire "Yakoutsk Vecherniy", a été reconnu coupable par le tribunal municipal de Yakoutsk dans la République de Sakha, Fédération de Russie, d' "abus de la liberté d'information par le biais de la publication de fausses nouvelles qui constituent une menace pour le public", et a été condamné à une amende de 30 000 roubles (408,15 euros), selon les médias. Romanov a l'intention de faire appel de la sentence.

C'est la première fois que les autorités inculpent un journaliste en vertu de la disposition du code administratif relative aux "fausses nouvelles", selon le syndicat russe des journalistes, un groupe local de défense de la liberté de la presse. Les accusations reposent sur un article paru en avril 2019 dans lequel Romanov affirmait que des agents du Service fédéral de sécurité avaient torturé l'universitaire et militant Anton Ammosov. Il y faisait référence à "Big Brother" du roman dystopique "1984" de George Orwell, selon "The Moscow Times". La Cour a jugé que l'article de Romanov était une "fausse nouvelle" au sens de l'article 9, paragraphe 13.15 du Code administratif, a rapporté "Kommersant".
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
08 août 2019 Niv. 2
L'État a réponduEn progrès
Création de l'alerte : 07 nov. 2017 France

La journaliste Nadia Daam harcelée et menacée de mort sur les réseaux sociaux

Source de la menaceNon-étatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur FEJ/FIJ INSI RSF
Auteur FEJ/FIJ INSI RSF
La journaliste Nadia Daam fait l'objet d'une campagne de haine sur internet depuis la diffusion de sa chronique sur la radio Europe 1, le 1er novembre 2017. Elle y dénonçait le sabotage d'une ligne téléphonique "anti-relou", destinée à aider les femmes victimes de harcèlement de rue, par des activistes issus du forum "Blabla 18-25" de la plateforme Jeuxvidéo.com. Nadia Daam qualifiait notamment le forum de "poubelle à déchets non recyclables".

Depuis, la journaliste a été la cible d'attaques contre ses comptes électroniques, d'injures pornographiques, de menaces de mort, de menaces de viol, de discours de haine sur les réseaux sociaux. Selon Europe 1, un individu aurait également tenté de s'introduire à son domicile au milieu de la nuit.

Europe 1 a annoncé avoir déposé plainte pour "menace de crime contre les personnes" dans une antenne de police du 8ème arrondissement de Paris.
En progrès
11 juin 2019: Le 21 mars 2019, le Tribunal correctionnel de Rennes a déclaré un étudiant en philosophie coupable de menaces de crime et l’a condamné à cinq mois de prison avec sursis et 2 500 € de dommages-intérêts. Trois autres personnes identifiées par l’enquête doivent encore être jugées.   Article publié par Le Monde : "Prison avec sursis pour un étudiant qui avait harcelé la journaliste Nadia Daam"
Mises à jour
13 juil. 2018
Le 6 juillet 2018, un homme ayant appelé à l’annonce du jugement à « venger nos frères tombés au combat » a été condamné par le Tribunal correctionnel de Bobigny pour menaces de crime et menaces de mort à six mois de prison avec sursis, 180 heures de travaux d’intérêt général, l’obligation de trouver un emploi ou une formation et à 5 000 € de dommages-intérêts.
06 juil. 2018
Le 3 juillet 2018, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré deux hommes coupables de menaces et condamné chacun à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages et intérêts.
Réponses de l'État
08 août 2019
Nouveau Réponse des autorités françaises
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
07 août 2019 Niv. 1
Aucune réponse
Création de l'alerte : 29 juil. 2019 Fédération de Russie

Des journalistes battus et détenus lors de manifestations à Moscou

Source de la menaceEtatique
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur Index CPJ FEJ/FIJ
Aucune réponse
Auteur Index CPJ FEJ/FIJ
Le 27 juillet 2019, la police de Moscou a violemment dispersé des milliers de manifestants descendus dans la rue pour soutenir des élections libres et régulières. La police a utilisé des matraques et les poings pour frapper ceux qui ont participé aux manifestations ; au moins cinq journalistes auraient été blessés au cours de l’intervention. Evgeny Feldman, photographe pour Meduza, a subi une fracture du nez lorsqu'un policier a heurté et endommagé son appareil photo. Le cameraman Alexandr Soloukhin a également subi une fracture du nez causée par la violence policière. Balaram Usov, rédacteur en chef du magazine étudiant DOKHA, a été hospitalisé suite à ses blessures ; il se serait blessé la main après avoir été poussé contre une porte et blessé à la tête après avoir été matraqué à la tête par la police. Le photographe Valery Tenevoy aurait été arrêté lors de la manifestation avant d'être conduit dans un fourgon de police où il aurait été battu. La journaliste Elena Sheveleva, de RBC, aurait également été agressée alors qu'elle couvrait les manifestations. Ilya Azar, journaliste de Novaya Gazeta, a été arrêté lors de la manifestation alors qu'il avait présenté sa carte de presse à la police.

La police a également pris pour cible des journalistes en cours de reportage sur les manifestations depuis leurs salles de rédaction. Après avoir pris d’assaut le studio de la chaîne Navalny Live, la police a arrêté l'animateur Vladimir Milov, et la rédactrice en chef Aleksandra Perepelova s’est vue convoquée à un interrogatoire après l’assaut de la chaîne de télévision « Rain ». Mme Perepelova est citée comme témoin en vertu de l'article 141 du Code pénal de la Fédération de Russie ("entrave aux travaux des commissions électorales").
Mises à jour
Nouveau 07 août 2019
Le 3 août 2019, alors que 1 500 personnes sont descendues dans les rues de Moscou pour protester contre la disqualification de plusieurs candidats de l'opposition aux élections locales, la police a arrêté et détenu plus de 600 manifestants et huit journalistes. Vladimir Romensky, journaliste de la chaîne de télévision "Dozhd", a été arrêté sur la place Pouchkine alors qu'il donnait un micro de marque à son collègue, a-t-il déclaré. Les policiers ont fouillé son sac à dos et ont trouvé son accréditation et son ordre de mission. Il a été emmené dans un fourgon de police, libéré peu de temps après, puis arrêté de nouveau et conduit à un poste de police. Elena Vanina, journaliste au journal économique "Vedomosti", a également été arrêtée sur la place Pouchkine. Elle a été conduite à un poste de police. Nikita Pavlyuk-Pavlyuchenko, journaliste de "Snob Media", a été arrêté lors des manifestations, malgré des tentatives répétées de montrer ses documents d'accréditation. Anastasia Yasenitskaya, journaliste de "Mediazona", a également déclaré avoir été brièvement détenue bien qu'elle montrait une carte de presse. Parmi les autres détenus se trouvaient le journaliste néerlandais Joos Bosman, les journalistes de "MBH-Media" Alexandra Semenova et Alexey Stepanov, et le reporter de"Baza" Petr Koronaev. Tous ont été libérés sans inculpation.
Suites données
07 août 2019
Nouveau La Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe recommande aux autorités russes de veiller à ce que les droits de l'homme soient respectés dans le cadre du maintien de l'ordre lors de rassemblements.
31 juil. 2019
Nouveau Le représentant de l'OSCE se déclare préoccupé par l'obstruction des activités des journalistes lors d'une manifestation à Moscou et demande que le rôle des médias soit respecté lors d'évènements publics.
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
07 août 2019 Niv. 1
Aucune réponse
Création de l'alerte : 07 août 2019 Turquie

La justice bloque l'accès à des sites d'information et réseaux sociaux

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur FEJ/FIJ CPJ Index IPI
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ CPJ Index IPI
Le 16 juillet 2019, le troisième juge de paix d'Ankara, Hasan Demirtaş, a ordonné le blocage de l'accès à 136 ressources Internet, dont les portails d'information "bianet" et "Gazete Fersude", en vertu de l'article 8/A de la loi Internet relatif à la "sécurité nationale". L'interdiction vise 15 sites internet et des dizaines de comptes de médias sociaux sur Facebook, Instagram, Twitter, Youtube, Pinterest. Elle empêche l'accès à au moins 200 000 articles sur "bianet", qui est actif depuis novembre 2000. Les principales organisations de journalistes en Turquie (TGS, TGC, DISK Presse, CGD) ont critiqué cette décision la considérant illégale et arbitraire.
Suites données
07 août 2019
Nouveau Le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias fait part de son inquiètude et appelle à mettre fin au blocage de Bianet et d'autres médias sociaux et sites d'information en Turquie.
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
05 août 2019 Niv. 2
Aucune réponse
Création de l'alerte : 05 août 2019 France

Des journalistes interdits de couvrir l'évacuation du siège d'Amazon France

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur FEJ/FIJ
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ
Le 2 juillet 2019 vers 17 heures, une dizaine de journalistes parmi lesquels Rémy Buisine (Brut), Matthieu Jublin (LCI), et Alfred de Montesquiou (indépendant) ont été expulsés des locaux d’Amazon France à Clichy par la Gendarmerie, avec les militants écologistes qui occupaient les lieux. Sans explication, les gendarmes ont escorté les journalistes vers la station de métro Mairie-de-Clichy. Par la suite, les forces de l’ordre ont interdit aux journalistes de se rapprocher des locaux d’Amazon, alors que de nombreux passants marchaient et de nombreux véhicules circulaient sur la voie sans être arrêtés, ni même contrôlés.

La Préfecture de police de Paris a expliqué que l’autorité civile en charge du dispositif de maintien de l’ordre avait mis en place une zone d’exclusion pour assurer les différentes missions de police nécessaires. La Préfecture n'a pas expliqué pourquoi la mesure d'exclusion n'avait été appliquée qu'aux seuls journalistes. Ceux-ci ont dénoncé la caractère arbitraire et discriminatoire de l'intervention.
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link
02 août 2019 Niv. 2
Aucune réponse
Création de l'alerte : 02 août 2019 Ukraine

Attaque violente contre l'agence nationale d'information Ukrinform

Source de la menaceNon-étatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur FEJ/FIJ CPJ Index
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ CPJ Index
Le 30 juillet 2019, une douzaine d'hommes vêtus de T-shirts portant l'inscription "Tradition et ordre" ont fait irruption dans le centre de presse de l'agence de presse Ukrinform à Kiev lors d'une conférence de presse de candidats aux élections parlementaires. Ils ont endommagé la porte de la salle de presse ainsi que l'équipement et le mobilier. Ils ont poussé et frappé des membres du personnel d'Ukrinform. Ils ont également jeté des œufs et renversé de l'eau sur un candidat indépendant de la ville de Pokrovsk, dans l'est de l'Ukraine, Andrey Aksyonov, l'accusant d'être proche des autorités du Kremlin. L'autre candidat, Serhiy Korchoukov, du parti Solidarité européenne, n'a pas été attaqué. Les deux candidats avaient évoqué la fraude électorale présumée lors des récentes élections législatives. Deux employés du département technique d'Ukrinform et le directeur du centre de presse ont été blessés. L'ensemble de l'événement a été retransmis en direct sur la chaîne Youtube d'Ukrinform. Deux des agresseurs ont été emmenés au poste de police pour interrogatoire. La police de Kiev a ouvert une enquête criminelle sur cet incident. L'organisation "Tradition et ordre" est classée "nationaliste radicale" par Human Rights Watch. Elle est connue pour ses attaques contre les Roms ukrainiens, les personnes LGBT et les militants des droits humains.
Suites données
02 août 2019
Nouveau Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias condamne l'attaque qui a visé le cente de presse de l'agence de presse Ukrinform et appelle les autorités à enquêter de manière approfondie sur l'incident
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link

CONTACTEZ NOUS

Suivez-nous   

Suites données aux alertes Suites données aux alertes

20 mars 2018

Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Mehmet Altan. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Altan après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Altan, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".

20 mars 2018

Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Şahin Alpay. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Alpay après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Sous l’angle de l’article 46 (force obligatoire et exécution des arrêts) de la Convention, la Cour estime qu’il incombe à l’État défendeur d’assurer la cessation de la détention provisoire de M. Alpay dans les plus brefs délais. Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Alpay, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".
Fil Twitter Fil Twitter
Fiches thématiques Fiches thématiques


Juillet  2018 Fiche thématique relative à la surveillance de masse (en anglais uniquement)


Suites données aux alertes Suites données aux alertes