Chères visiteuses, chers visiteurs du site web du CDCJ,

C'est avec grand plaisir que j'assume, depuis le 1er janvier 2026, la présidence de ce comité directeur du Conseil de l'Europe, qui jouit d'une longue tradition et d'une grande renommée.

Le CDCJ a une longue histoire qui s'étend sur plus de six décennies et ses résultats au fil des ans sont vraiment impressionnants : plus de 60 traités et 90 recommandations du Comité des Ministres ! Et le CDCJ reste plus actif que jamais.

L'année dernière a vu l'adoption de la Convention du Conseil de l'Europe pour la protection de la profession d'avocat (Convention de Luxembourg), préparée par le CDCJ, le premier traité international visant à protéger les avocats contre les obstacles croissants qui les empêchent d'exercer leur profession de manière indépendante. Il s'agit là d'une réalisation dont le CDCJ peut légitimement être fier. Il continuera à faire connaître la Convention de Luxembourg afin d'obtenir le plus grand nombre possible de signatures et de ratifications parmi les États membres. En l'espace de six mois, plus de 20 signatures ont déjà été recueillies. Il est important de saisir cette dynamique pour parvenir à une entrée en vigueur aussi rapide que possible, ce qui permettra à son tour aux États non membres du monde entier d'y adhérer, en faisant ainsi un instrument véritablement mondial.

Le CDCJ poursuivra également ses travaux sur le suivi du Plan d'action du Conseil de l'Europe pour le renforcement de l'indépendance et de l'impartialité de la justice avec l'adoption d'un premier examen thématique axé sur la carrière et la formation des juges.

Il continuera à innover avec la préparation d'une recommandation du Comité des Ministres sur le droit des personnes conçues par don à connaître leurs origines, qui cherchera à trouver un équilibre délicat entre les droits et intérêts parfois concurrents des différentes parties prenantes, en particulier les personnes conçues par don, les donneurs, les parents, les autorités et les cliniques.

Fidèle à ses travaux antérieurs sur la réduction de l'apatridie, le CDCJ se concentre désormais sur les moyens de réduire l'apatridie des enfants. Il s'apprête à publier un recueil de pratiques prometteuses en matière d'aide juridique et de représentation, d'accès à l'information et à la justice pour les enfants dans les procédures relatives à la détermination de la nationalité ou de l'apatridie, et révise actuellement la Recommandation CM/Rec(2009)13 du Comité des Ministres sur la nationalité des enfants.

Après avoir abordé les défis liés à l'utilisation croissante de l'IA par l’Administration dans ses contacts avec les administré·es et dans les décisions les concernant dans le cadre de la récente mise à jour du manuel « L'administration et vous », le CDCJ poursuivra l'examen de l'impact de l'utilisation de l'IA dans l'administration de la justice, le maintien de l'ordre et la gestion des frontières.

Ces quelques exemples illustrent l'étendue des thèmes couverts par le CDCJ dans le cadre de son mandat.

Parallèlement, le CDCJ explorera de nouveaux thèmes pour ses travaux futurs afin de répondre au mieux à l'évolution rapide de nos sociétés et de préserver les principes de l'État de droit qui guident l'organisation et, en fait, toutes les démocraties.

Le CDCJ continue d'avoir un agenda chargé et s'efforcera, comme toujours, de produire des instruments et des outils qui aident les États membres et les individus à appréhender au mieux des situations juridiques de plus en plus complexes.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le CDCJ, je vous invite à parcourir ce site web pour trouver plus d'informations sur ses différentes activités.

Signe Öhman