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5e Conférence des ministres européens responsables de la jeunesse

Bucarest, 27-29 avril 1998 – Conclusions des tables rondes

Jeunes : citoyens actifs d’une Europe en devenir
Les Droits de l’Homme - La participation - La solidarité

Contenu :
TABLE RONDE 1 : Démocratie, participation et société civile
TABLE RONDE 2 : Solidarité, lutte contre l’exclusion sociale
TABLE RONDE 3 : Droits de l’homme, droits des jeunes

TABLE RONDE 1 : Démocratie, participation et société civile 

Président : M. H.M. TSCHUDI (Suisse)
Chercheur : Mr O. MARCOVICI (Roumanie)
Rapporteur : M. J. BALAVOINE (France)

Ce n’est pas la nouveauté du thème, déjà et à plusieurs reprises, intégré dans les travaux des différents organes du Conseil de l’Europe, qui a entraîné un puissant intérêt des participants à la table ronde ; c’est son actualité toujours renouvelée, et les enjeux qu’il détermine. Tenter de comprendre le rapport des jeunes à la société amène inévitablement à relever la complexité du fonctionnement de nos sociétés, où le social, l‘économique et le culturel interagissent en permanence, mais aussi interpelle très directement la politique sur sa capacité à garantir et à développer les conditions les plus favorables à la démocratie.

Tous les intervenants ont su, à l’invitation du Président, illustrer leur propres exemples concrèts, et en même temps placer leurs interventions au-delà des spécificités nationales, permettant ainsi de dresser un panorama des politiques publiques en faveur de la participation des jeunes … et facilitant, de cette manière, je tiens à les en remercier, le travail du rapporteur.

Parce que c’est un problème complexe, jugé difficile, la question de la participation des jeunes a amené de nombreux pays et organisations à réaliser des travaux susceptibles de mieux identifier les enjeux, les attentes des jeunes et aussi à évaluer l’efficacité des actions entreprises.

Ces travaux prennent la forme de sondages d’opinion, d’études plus qualitatives construites scientifiquement, et de démarches d’évaluation des actions mises en oeuvre.

Il serait, sans doute, utile d’effectuer la collection de ces différentes démarches, afin de les porter à la connaissance de tous.

Toutes ces observations ont toutefois un point commun : elles précèdent, engagent ou soutiennent une politique où l’agir est privilégié. C’est en effet par l’expérience que se vit et se construit la démocratie. De l’ensemble des interventions se dégagent trois dimensions de la participation des jeunes :

Ces trois approches sont apparues comme complémentaires, et reposent dans le même temps sur les conditions de reussite des politiques à développer :

Le débat n’a pas permis d’approfondir deux variables qui doivent être prises en compte dans ces conditions de réussite ;

Il y a toutefois a prendre en considération la notion de parcours, de continuite, pour construire durablement l’apprentissage actif de la citoyenneté.

Qui prend en charge les politiques en faveur de la participation des jeunes ?

Sont mentionnés à la fin la nécessité d’une information de base sur le fonctionnement politique, et aussi des expériences internes au système éducatif, de délégués des élèves, de conseils d’écoles, d’universités.

Soutenir leur action, ne repose pas sur la justification de leur capacité à accueillir massivement les jeunes d’un pays, mais plutôt sur leur exceptionnelle capacité à développer une sensibilité aux besoins et aux attentes des jeunes.

Quel rôle pour le Conseil de l’Europe ?

Il a été souhaité que le Conseil de l’Europe continue à s’impliquer dans la mise en commun des actions en faveur de la participation des jeunes, en particulier sous les registres suivants :

Ces travaux, comme les politiques, qui sont en place et qui vont se développer ont à s’inspirer de la conscience d’un décalage qui s’installe gravement entre les jeunes et la politique ; même s’il faut le relativiser, dans la mesure où les expressions des jeunes ont tendance à amplifier des tendances, cette désaffection doit être combattue, la communication entre les générations réinstallée ;

C’est sans doute en partant des attentes des jeunes, en respectant leur expression, en reconnaissant leur rôle social, économique et culturel, en leur octroyant un capital de confiance, qu’il sera possible de construire avec eux les transformations indispensables à la vitalité des démocraties.

TABLE RONDE 2 : Solidarité, lutte contre l’exclusion sociale 

Présidente : Mme I. PLECHATA (République Tchèque)
Chercheur : M. A. FURLONG (Royaume-Uni)
Rapporteur : M. L. BRYNTESSON (Suède)

TABLE RONDE 3 : Droits de l’homme, droits des jeunes 

Présidente : Ms P. AROLA
(Présidente du Forum Européen de la Jeunesse)
Chercheur : M. R. BENDIT (Allemagne)
Rapporteur : M. A. TALIADOROS (Chypre)

Le débat fut introduit par Mme Pauliina Arola, presidente du Forum européen de la Jeunesse qui a tout d abord défini le cadre de discussion comme suit :

De l’exposé introductif de M. Bendit, membre du groupe des chercheurs correspondants du Conseil de l’Europe, il est ressorti que la modernisation de la société, la jeunesse n’est plus considérée comme une période de transition mais comme une phase de la vie caractérisée par une forte individualisation et un désir d’autonomie. Ceci signifie aussi le prolongement de la durée de l’enseignement, du séjour chez les parents, etc…et par conséquent l’accès à l’autonomie se réalise plus tard, d’où ce paradoxe : les jeunes deviennent indépendants de plus en plus tôt d’un point de vue psychologique tout en restant dépendants d’un point de vue économique.

En ce qui concerne la nécessité d’une loi spéciale, la réponse de M. Bendit fut oui même si elle recoupe d’autres lois, parce que la phase de jeunesse devient de plus en plus longue et doit être régulée par une loi afin de donner les réponses adéquates aux besoins des jeunes, en particulier en ce qui concerne le logement, la formation professionnelle et la marginalisation. La législation existante dans nos pays est souvent contradictoire et nous devrions travailler sur la logique des droits des jeunes. De plus, les lois au niveau national sont souvent complexes et un corpus juridique au plan européen pourrait aider à définir des lignes directrices claires en ce qui concerne les droits des jeunes.

Finalement, M. Bendit a suggéré la création d’ombudsmen pour les droits des jeunes au niveau européen en cas de non application des lois nationales.

Plusieurs points ont alors été débattus par les participants sur divers droits : civil, politiques, sociaux, culturels et économiques concernant :

 
En ce qui concerne la mise en oeuvre de ces droits :

De plus, ils devraient bénéficier :

En conclusion les droits politiques et la participation des jeunes ont été considérés comme un exercice de la liberté et une action positive pour les jeunes devrait être lancée afin d’améliorer leur engagement politique et accroître leur participation, en particulier la participation des jeunes issus des minorités (nationales, religieuses, handicapés, homosexuels et lesbiennes, jeunes ruraux)

En ce qui concerne les minorités, les Etats membres doivent être encouragés à signer et ratifier la convention du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités nationales dont la protection devrait s’étendre aux migrants.

Pour les jeunes homosexuels et lesbiennes, l’âge du consentement doit être le même que pour les autres groupes d’âge.

Les droits des jeunes réfugiés doivent être mieux protégés et respectés.

Les droits des jeunes femmes : l’égalité des sexes doit être un point quotidien dans l’éducation formelle et non formelle, et la protection des jeunes femmes contre la prostitution forcée renforcée.

Les droits sociaux :

Il y a un réel besoin d’indépendance économique pour les jeunes, donc des solutions doivent être examinées pour trouver des logements et un possible salaire minimum afin de permettre aux jeunes de vivre indépendemment et exercer leurs droits

La création d’un ombudsman pour les droits des jeunes afin d’améliorer les conditions de vie des jeunes

Une campagne pour le développement des droits économiques et sociaux des jeunes et donner des informations sur l’application des droits des jeunes dans nos pays aux autres parties du monde.

A cette fin, le groupe a recommandé que

Tous les Etats membres du Conseil de l’Europe devraient :

Le Conseil de l’Europe devrait :