Du 28 au 30 avril, près de 30 représentants de diverses parties prenantes impliquées dans le suivi de l'adoption de la Charte européenne sur la participation des jeunes à la vie locale et régionale, en tant que recommandation aux États membres du Conseil de l'Europe (2026) et en tant que résolution (516, 2025), se sont réunis au Centre européen de la jeunesse Strasbourg, à l’invitation du Service de la jeunesse, en partenariat avec le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.
La réunion a bénéficié de la participation active de représentants élus et professionnels issus de collectivités locales et régionales, de conseils locaux de la jeunesse, de services nationaux de la jeunesse, d’organisations internationales œuvrant pour la participation des jeunes au niveau local, de centres de jeunesse, ainsi que de délégués de la jeunesse auprès du Congrès, de représentants élus du Conseil consultatif sur la jeunesse et du Comité directeur européen pour la jeunesse.
Ces discussions riches et inspirantes déboucheront sur des propositions visant à établir une feuille de route pour la mise en œuvre de la charte, axée principalement sur la sensibilisation, la diffusion et la promotion auprès des responsables et des ayants droit, l’identification des besoins et des actions en matière de renforcement des capacités, les possibilités de formation et la systématisation des ressources éducatives pour faciliter sa mise en œuvre, ainsi que le lancement du processus de rapport sur les réalisations et la préparation de l’évaluation de la charte dans cinq ans.
Dans son discours de clôture après deux jours et demi de travail intensif, Jorge Orlando Queiros, représentant le Comité directeur européen pour la jeunesse (CDEJ), a su saisir l’essence même de la réunion :
« La Charte européenne sur la participation des jeunes à la vie locale et régionale revêt une importance capitale. Elle nous offre un langage commun et un ensemble d’attentes partagées pour les municipalités et les régions, les conseils de jeunesse et la société civile, ainsi que les autorités nationales et les institutions européennes, afin de transformer les « bonnes intentions » en voies concrètes : une information qui parvienne aux jeunes, des structures qui les intègrent, des ressources qui les soutiennent et une responsabilité qui pérennise le changement... Nous avons travaillé sur la manière de concrétiser ces intentions : comment communiquer la Charte dans un langage simple, comment la traduire et la rendre accessible, comment renforcer les capacités par la formation et l’apprentissage, comment actualiser les outils utilisés par les éducateurs et les praticiens, et comment évaluer les progrès de manière à favoriser l’amélioration plutôt que la paperasserie.
Permettez-moi donc de conclure par un simple appel à l’action : gardons la Charte ancrée dans la réalité. Emportez-la chez vous, posez-la sur la table de votre mairie, de votre assemblée régionale, de votre centre de jeunesse, de votre école et de vos réseaux sociaux. Demandez-vous : sur quels engagements pouvons-nous agir au cours des six prochains mois ? »

