Des représentants de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan, de la République de Moldova et de l'Ukraine se sont réunis à l'occasion d'un atelier régional consacré au renforcement de la surveillance des entreprises et des professions exposées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Parmi ces entreprises et professions figurent par exemple : les agents immobiliers, les avocats, les comptables, les auditeurs, les notaires, les opérateurs de jeux d'argent, les loteries et les négociants en métaux précieux. Tous ces acteurs se doivent de jouer un rôle de garde-fou pour le système financier, car ils traitent des transactions importantes et des structures financières complexes. Cependant, ils ont historiquement fait l’objet d’une surveillance bien moindre que les banques et autres institutions financières.
Les évaluations internationales ont maintes fois souligné que la faiblesse de la surveillance de ces entreprises non-financières constituait l'une des lacunes les plus persistantes des systèmes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région. L'atelier visait à aider les participants à identifier les domaines dans lesquels leurs règles et pratiques actuelles pouvaient être améliorées, et à présenter les normes internationales actualisées qui renforcent les exigences relatives à la manière dont la surveillance de ces entreprises doit être menée et évaluée.
Combler les lacunes existantes en matière de surveillance et mettre en place des systèmes solides pour contrôler ce type d'entreprises permet de réduire les possibilités pour l'argent illicite de pénétrer dans l'économie formelle. Il était donc important de veiller à ce que les participants acquièrent des outils utiles et pratiques, tirent des enseignements d'exemples de comportements suspects dans ce secteur, ainsi qu'ils soient en mesure d'élaborer et de mettre en œuvre des plans d'action. Ce processus renforce non seulement les compétences des individus et les capacités des institutions, mais favorise également une plus grande coopération entre les pays de la région, contribuant ainsi à transformer les bonnes intentions en actions concrètes.
Cet événement s'inscrit dans le cadre du programme conjoint de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe intitulé «Partenariat pour une bonne gouvernance», cofinancé par l'Union européenne et le Conseil de l'Europe, et mis en œuvre par le Conseil de l'Europe, dans le cadre du projet régional visant à «Renforcer les mesures de prévention et de lutte contre la criminalité économique dans la région du Partenariat oriental».
