Le 23 octobre 2026, une conférence internationale consacrée à la Roumanie et à la Charte sociale européenne révisée (la Charte), marquant le 30e anniversaire de ce traité, s’est tenue au Palais du Parlement à Bucarest. Organisée par la Faculté des sciences économiques et de droit de l’Université Politehnica de Bucarest, en partenariat avec le Sénat roumain et le Comité européen des droits sociaux, cette conférence a réuni des hauts fonctionnaires, des experts juridiques et universitaires, ainsi que des représentants des partenaires sociaux et d’organisations de la société civile.
Parmi les orateurs principaux figuraient Aoife Nolan, présidente du Comité européen des droits sociaux (CEDS), Titus Corlățean, président de la commission des affaires étrangères du Sénat roumain, et Alexandru Athanasiu, ancien ministre roumain du Travail. Parmi les intervenants figuraient également d’autres membres du CEDS, tels que Tatiana Puiu et George Theodosis (vice-présidents), Mario Vinković, Carmen Constantina Nenu, Yusuf Balci, Kristine Dupate et Alla Fedorova. Les autorités roumaines étaient représentées notamment par le président du Sénat, Mircea Abrudean, ainsi que par le ministre de la Justice, Radu Marinescu.
Le programme a examiné le rôle de la Charte dans la protection des droits sociaux, notamment les droits du travail, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’éducation, les droits des personnes en situation de handicap, ainsi que les liens entre la Charte et le droit de l’Union européenne. Les sessions ont abordé des questions émergentes telles que l’intelligence artificielle et l’avenir du travail, les droits sociaux à l’ère numérique, ainsi que la protection des enfants et des groupes vulnérables.
Cet événement a inscrit les droits sociaux et la Charte sociale européenne révisée à l’ordre du jour du gouvernement et du Parlement roumains. Bien que la Roumanie soit partie à ce traité international depuis 1999, elle n’a jusqu’à présent accepté que 65 de ses 98 dispositions. En soulignant l’importance de la mise en œuvre des droits sociaux pour renforcer la sécurité et la stabilité démocratiques, cette conférence a ouvert la voie à des progrès potentiels pour la Roumanie dans le cadre du système de la Charte, en laissant entrevoir la possibilité d’accepter un plus grand nombre de ses articles ainsi que, éventuellement, la procédure de réclamations collectives.

