Aujourd'hui, lors d'un échange de vues avec le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, la présidente du Comité européeen des droits sociaux du Conseil de l'Europe (CEDS), Aoife Nolan, a mis en avant les aspects clés du travail du CEDS tout au long des années 2024 et 2025, en mettant notamment l'accent sur son examen des rapports ad hoc des États sur la crise du coût de la vie. Cet examen s'appuie sur 41 rapports nationaux et fournit des orientations sur la protection des droits en période de tensions économiques.
La présidente Nolan a également rendu compte des progrès réalisés par le CEDS dans le domaine des réclamations collectives, avec 13 décisions récentes sur le bien-fondé couvrant des questions allant des droits au logement et à l'emploi à l'accès aux vaccins contre la COVID-19. Elle a également évoqué la reconnaissance croissante du rôle de la Charte en Europe et au-delà, avec de nombreuses références dans les rapports des Nations unies, les initiatives de l'UE, etc.
Mme Nolan a également souligné l'importance cruciale de la prochaine conférence de haut niveau sur la Charte sociale européenne (CSE), qui se tiendra à Chisinau en mars 2026. Cet événement s'appuiera sur la dynamique créée par les récentes étapes importantes, notamment la déclaration de Vilnius de 2024 et la déclaration de Reykjavik, qui ont toutes deux renforcé les engagements en faveur du renforcement des droits sociaux en Europe.
La présidente du CEDS a enfin déclaré que la protection des droits sociaux est fondamentale pour garantir la sécurité et la résilience démocratiques. « Un Conseil de l'Europe – ou même un nouveau pacte démocratique – qui n'englobe pas une conception de la justice sociale fondée sur les droits sociaux ne tiendra pas compte des inégalités socio-économiques et des préoccupations liées au coût de la vie et à la précarité, qui constituent un danger évident et immédiat pour l'engagement en faveur de la démocratie en Europe », a-t-elle déclaré.
Cette intervention a été suivie d'une séance de questions-réponses.

