Image: Theme 'Religion and Belief' by Pancho

Les religions et les convictions, c’est quoi ?

Toutes les religions, les arts et les sciences sont comme les branches d’un même arbre. Toutes ces aspirations tendent vers l’anoblissement de la vie de l’homme, pour l’extraire de la simple existence physique et le guider vers la liberté.
Albert Einstein

Une conviction, c’est un état d’esprit ; c’est le fait de tenir quelque chose pour vrai même si nous n’en sommes pas sûrs à 100 % ou incapables de le prouver. Nous avons tous des convictions sur la vie et le monde dans lequel nous vivons. Des convictions qui se confortent mutuellement peuvent former des systèmes de croyances, qui peuvent être religieuses, philosophiques ou idéologiques.
Les religions sont des systèmes de croyances qui relient l’humanité à la spiritualité. La définition ci-après, tirée de Wikipédia et traduite en français, permet d’appréhender les multiples dimensions de la religion :
La religion est un ensemble de systèmes culturels, de systèmes de croyances et de visions du monde qui relie l’humanité à la spiritualité et, parfois, à des valeurs morales. Nombre de religions ont leurs récits, leurs symboles, leurs traditions et leurs histoires sacrées qui sont censés donner du sens à la vie ou expliquer les origines de la vie ou de l’univers. A partir de leurs visions du cosmos et de la nature humaine, les religions tendent à définir une morale, une éthique, des lois religieuses ou encore un mode de vie particulier. […] Beaucoup de religions ont des pratiques organisées, un clergé, une définition de la notion d’adhésion ou d’appartenance, des congrégations de laïcs, des réunions régulières ou des services pour la vénération de leur divinité ou pour les prières, des lieux saints (qu’ils soient naturels ou bâtis) et/ou des écritures. La pratique d’une religion peut également inclure des sermons, la commémoration des actes d’un ou plusieurs dieux, des sacrifices, des festivals, des fêtes, des états de transe, des initiations, des services funéraires, des services matrimoniaux, de la méditation, de la musique, de l’art, de la danse et des services publics, ou encore d’autres aspects de la culture humaine. Cependant, il existe des religions dans lesquelles certains ou beaucoup de ces aspects relatifs à la structure, aux convictions ou aux pratiques sont absents.1

Depuis des temps immémoriaux, la dimension spirituelle de la vie est habitée par des croyances. De nombreuses sociétés humaines nous ont laissé des témoignages de leurs systèmes de croyances, qu’il s’agisse du culte du soleil, de dieux ou de déesses, de la connaissance du bien et du mal ou encore du sacré. Le site de Stonehenge, les Bouddhas de Bamiyan, la cathédrale de l’Almudena de Madrid, l’Uluru à Alice Springs, les jardins bahá’is à Haïfa, le Fuji-Yama, la montagne sacrée du Japon, la Kaaba (Maison de Dieu) en Arabie saoudite ou encore le Temple d’Or d’Amritsar témoignent tous de l’expérience humaine de la spiritualité, qui peut être une réalité objective ou le résultat du désir des hommes de trouver une explication au sens de la vie et à notre rôle dans le monde.
Dans sa définition la plus simple, la religion décrit la relation des êtres humains avec ce qu’ils considèrent comme sacré, spirituel ou divin.2 Cette croyance est généralement accompagnée d’un ensemble de pratiques organisées qui cimentent la communauté d’individus qui la partagent. Comme évoqué ci-dessus, le terme « conviction » a un sens large qui englobe aussi les engagements qui réfutent la dimension de l’existence par-delà ce monde.3

Les religions et les autres systèmes de croyances qui nous entourent influent sur notre identité, qu’elle comporte ou pas une dimension religieuse ou spirituelle. Dans le même temps, d’autres aspects de notre identité, notre histoire et notre approche d’autres religions et groupes jugés « différents » vont peser sur la façon dont nous interprétons cette religion ou ce système de croyances.

Question: Quelles sont les religions pratiquées dans votre pays ?

Les religions et les structures sociales et culturelles qui leur sont associées ont toujours joué un rôle important dans l’histoire des hommes. En tant que constructions mentales, elles influent sur notre perception du monde et les valeurs que nous embrassons ou rejetons. En tant que structures sociales, elles forment un réseau d’appui et promeuvent un sentiment d’appartenance. Les religions ont aussi souvent formé le socle de structures de pouvoir, dans lesquelles elles sont venues s’imbriquer. L’histoire, qu’elle soit ancienne ou plus récente, est remplie d’exemples d’Etats « théocratiques » – qu’ils soient chrétiens, hindous, musulmans, juifs ou autres. Le principe de la séparation entre l’Etat et la religion est relativement récent et appliqué de façon partielle. En Europe, il existe des religions d’Etat officielles et des religions d’Etat de facto. Généralement, cela ne pose pas de problème tant que les valeurs de tolérance sont là pour tempérer ces situations.

De mon point de vue, ceux qui n’ont aucun culte religieux sont des pionniers.
Anandabai Joshee, première femme hindoue et première femme indienne à obtenir un diplôme de médecine

Les statistiques relatives aux adeptes des différentes religions et convictions ne peuvent pas être très précises car elles évoluent en permanence, mais aussi parce que beaucoup d’individus vivent dans des environnements où la liberté de religion et de conviction fait défaut. Quoi qu’il en soit, ces statistiques donnent une idée de la diversité du tableau. Voici le nombre estimé d’adeptes des principales religions4:

Religions africaines traditionnelles et diasporiques : 100 millions
Baha'i : 7 millions
Bouddhisme : 376 millions
Cao Dai : 4 millions
Religion chinoise traditionnelle : 394 millions
Christianisme : 2.1 milliards
Hindouisme : 900 millions
Islam : 1.5 milliards
Jainisme: 4.2 millions
Judaïsme : 14 millions
Néo-paganisme : 1 millions
Croyances indigènes (tribales, ethniques, animistes) : 300 millions
Rastafarianisme : 600 000
Shintoïsme : 4 millions
Sikhisme : 23 milllions
Spiritisme : 15 millions
Tenrikyo : 2 millions
Universalisme unitarien : 800 000
Zoroastriens : 2.6 millions

Le nombre de laïcs, de non-religieux, d’agnostiques et d’athées est estimé à 1,1 milliard.

Question: Quelles sont les religions absentes de cette liste ?

Tous les dictateurs se servent de la religion pour se maintenir au pouvoir.
Benazir Bhutto

Depuis très longtemps, différentes religions et convictions coexistent dans la région européenne. Dans certaines périodes de l’histoire, l’Europe a accueilli des groupes religieux persécutés et permis que s’épanouisse une grande diversité de religions et de croyances. A d’autres époques, toutefois, les pays européens sont tombés dans le piège du fanatisme et se sont enrôlés dans des « guerres religieuses », comme la guerre de 30 ans, de 1618 à 1648, qui causa le massacre d’un tiers de la population du continent.
L’utilisation abusive ou à mauvais escient d’arguments religieux a servi la justification de guerres et de conflits douloureux, de persécutions et d’intolérances. Quelle que soit notre perception de ces legs historiques, il existe en Europe un large éventail de religions et de convictions qui ont eu et continuent d’avoir un impact sur nos sociétés. Par conséquent, les religions et les convictions sont des facteurs importants à considérer en relation aux jeunes et au travail de jeunesse parce que, directement ou indirectement, elles ont des répercussions sur l’identité des jeunes et leur sentiment d’appartenance.

La liberté de religion ou de conviction dans les instruments de protection des droits de l’homme

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »
Déclaration universelle des droits de l’homme, article 18

N’impose pas à autrui ce que tu ne choisirais pas pour toi.
Confucius

Cette liberté sera par la suite entérinée par le Pacte international des droits civils et politiques ainsi que plusieurs instruments régionaux contraignants relatifs aux droits de l’homme, comme la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (article 8) ou encore la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales (article 9).
Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies souligne que cette liberté a une large portée, qu’elle « englobe la liberté de pensée dans tous les domaines, les convictions personnelles et l’adhésion à une religion ou une croyance, manifestée individuellement ou en commun », que la liberté de conscience est protégée à égalité avec la liberté de religion et de conviction, et notamment « les convictions théistes, non théistes et athées, ainsi que le droit de ne professer aucune religion ou conviction ».5 Par conséquent, toute religion ou conviction profonde – qu’une personne soit Sikh, contre la chasse, pacifiste, mormone, végétarienne ou milite contre le changement climatique – est protégée par ce droit.

A l’origine, on constate que cette liberté, dans le droit international, concernait surtout la liberté religieuse des communautés minoritaires. Aujourd’hui, les lois qui garantissent la liberté de religion et de conviction ne sont plus axées sur la nécessité de maintenir le statu quo pour ne pas mettre en danger la sécurité régionale, mais sont centrées sur plusieurs préoccupations, dont la non-discrimination, l’égalité et la dignité. La défense de cette liberté est motivée par des arguments sociétaux et individualistes ; il s’agit de donner aux individus toute latitude pour rechercher (ouvertement), débattre (vigoureusement) et défendre (librement) les convictions qu’ils choisissent, individuellement ou collectivement. Instaurer un environnement propice à cette liberté exige non seulement la non-ingérence de l’Etat au motif de la religion ou de la conviction, mais aussi la prise de mesures positives visant à mettre en place et préserver un tel environnement dans la société au sens large. Dans la pratique, cela inclurait notamment la possibilité de mettre à disposition des lieux de culte ou de dispenser une éducation morale et religieuse.

Question: Etes-vous membre d’une communauté religieuse ? De quelle façon y participez-vous ?

Ce que tu détesterais que l’on te fasse, ne le fais pas à autrui.
Dans un papyrus de l’Egypte ancienne

Ne fais pas à autrui ce que tu ne supporterais pas que l’on te fasse.
Isocrates

Comme dans le cas de tous les autres droits de l’homme, cette liberté ne prime pas sur les autres libertés et se trouve parfois en conflit avec d’autres droits humains, comme la liberté d’opinion et d’expression et le droit à ne pas subir de discrimination au motif du sexe ou de l’orientation sexuelle. En témoigne la structuration de l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme : il est prévu une protection absolue du droit à la liberté de religion, de conscience et de pensée, mais les façons de les manifester ne bénéficient que d’une protection qualifiée dans la mesure où elles ne violent pas d’autres droits de l’homme.

 

Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales

Article 9
1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

La liberté de religion et de conviction – dont la liberté de changer de religion – est essentielle à chacun de nous, à notre quête de sens, à notre plein épanouissement, à notre identité et à notre expression en tant que membre d’une ou plusieurs communautés. Que notre religion ou notre conviction soit profonde ou peu affirmée, et même si nous manifestons peu d’intérêt pour une quelconque religion ou conviction, cette liberté est essentielle pour les individus et les sociétés qu’ils construisent.

Y a-t-il dans votre pays des communautés qui ne jouissent pas de la même liberté de religion et de conviction que d’autres ?

Liberté de religion ou de conviction : défis et violations

« Les groupes religieux doivent, tout comme les autres groupes, tolérer les critiques dans les déclarations publiques et les débats relatifs à leurs activités, à leurs enseignements et à leurs convictions, à condition que ces critiques ne constituent pas des insultes délibérées et gratuites, ni une incitation à perturber la paix publique ou à exercer une discrimination à l’encontre des personnes adhérant à une religion donnée. »
Commission de Venise du Conseil de l’Europe

Depuis toujours, les religions laissent leur empreinte sur l’environnement et la société où elles sont pratiquées et se reflètent aussi dans la culture et la politique. Les religions ont inspiré beaucoup d’oeuvres littéraires et poétiques, les arts et la musique, les codes vestimentaires et l’organisation de la vie collective. La religion imprègne aussi fortement la culture, comme en témoignent notamment les jours saints, les fêtes, les cérémonies de mariage, les funérailles, les pèlerinages, le port de symboles religieux (bijoux ou codes vestimentaires), ou encore des altérations physiques comme la circoncision masculine.
L’influence des religions peut être plus forte encore lorsque les nations adoptent une religion d’Etat ou une idéologie religieuse. Il peut alors y avoir une confusion entre la religion et les arguments religieux, d’une part, et le raisonnement politique, économique ou social, d’autre part.

Dans quelle mesure la liberté de pensée, de conscience et de religion autorise que les pratiques d’une communauté de croyants divergent de celles du reste de la société ? C’est là une question qui est souvent débattue parmi les défenseurs des droits de l’homme. Sont notamment concernés les attitudes à l’égard des femmes en position de leadership religieux, les cérémonies traditionnelles impliquant des enfants, les lois autour du mariage, le divorce ou les funérailles, ou encore l’interdiction de représenter les divinités ou d’autres figures religieuses.

N’attribuez pas à n’importe quelle âme ce que vous ne voudriez pas vous voir attribuer et ne dites pas ce que vous ne faites pas.
Bahá'u'lláh

A cet égard, les institutions de défense des droits de l’homme opposeraient une vive critique à toute pratique préjudiciable, indépendamment du fait qu’elle soit admise par la tradition dans certaines cultures, nations ou religions. Mais ces critiques ne sont pas une attaque lancée contre la culture, la nationalité ou la religion ; il faut davantage y voir une tentative pour trouver un équilibre entre le droit de chacun à sa propre religion ou croyance et les autres droits de l’homme, étant donné que certaines de ces pratiques peuvent avoir pour conséquence de graves violations des droits de l’homme. Parmi les pratiques traditionnelles préjudiciables figurent les mutilations génitales féminines, la préférence pour les fils (qui peut se traduire par des avortements sélectifs en fonction du sexe de l’enfant, la négligence des petites filles à la naissance, une discrimination dans l’éducation en faveur des garçons, une discrimination dans l’alimentation), les mariages arrangés ou forcés, le mariage des enfants, les crimes liés à la dot et les crimes justifiés par « l’honneur », la limitation ou le déni de certains droits aux non-croyants au profit d’un groupe religieux plus puissant dans une communauté donnée, la ségrégation en fonction de certaines lignes religieuses, etc. Ces pratiques touchent de façon disproportionnée les femmes et les enfants : la tradition sert à justifier une discrimination sur la base du genre et de l’âge. Qui plus est, dans bien des cas, des situations qui, d’un point de vue des droits de l’homme, constituent une violation de la dignité humaine ne sont pas reconnues, sont taboues ou restent impunies. Peu de ces pratiques sont fondées sur des préceptes religieux : leur profond ancrage dans la culture et la tradition ne facilite pas leur éradication. Le changement doit passer par des changements législatifs, de l’éducation et de l’émancipation.
De tout temps, la religion a joué un rôle crucial de garde-fou en posant des limites aux actes des hommes pour protéger leur intégrité physique et psychologique ou encore leur dignité. Pourtant, même si les philosophies religieuses ont favorisé le développement de la conscience des droits de l’homme et de la dignité, les droits associés à la religion et aux convictions ne sont pas plus épargnés que d’autres droits par les tensions et les contradictions présentes dans les instruments de défense des droits de l’homme. Comme dans le cas des pratiques traditionnelles préjudiciables, les convictions ou croyances servent parfois à justifier des atteintes physiques manifestes qui ont de graves conséquences sur la santé.

Question: Y a-t-il dans votre communauté/vos communautés des pratiques religieuses que vous jugez préjudiciables ?

La discrimination et l’intolérance aux motifs de la religion ou des convictions

Ne blesse pas autrui par des actes que tu jugerais blessants.
Udanavarga

L’intolérance religieuse s’observe à différents niveaux : entre les adeptes d’une même religion (intolérance intrareligieuse) ; entre une religion/attitude religieuse et une autre : elle se manifeste alors sous la forme de conflits entre personnes et groupes de personnes (intolérance interreligieuse) ; sous la forme d’un athéisme ou d’un théisme de confrontation, qui sont des formes d’intolérance envers la liberté de choix et de pratique d’autres religions ou convictions ; ou sous la forme d’anti-laïcité. L’intolérance religieuse est souvent confondue avec la xénophobie et d’autres formes de discrimination. Parfois, elle sert aussi à justifier la discrimination.
La plupart des violations des droits de l’homme en relation avec la liberté de religion et de conviction sont aussi liées au droit à ne pas subir de discrimination. Si la discrimination au motif de la religion et des convictions est contraire aux droits de l’homme, elle est pourtant vécue au quotidien par beaucoup d’individus en Europe. La fréquente confusion entre, d’une part, la religion et les convictions et, d’autre part, la culture, la nationalité et l’appartenance ethnique, rend la situation plus compliquée mais aussi plus douloureuse au niveau individuel : vous pouvez faire l’objet d’une discrimination au motif de l’appartenance religieuse même s’il apparaît que vous ne croyez pas en la religion que l’on vous attribue.

La discrimination et l’intolérance ont des répercussions négatives sur la société dans son ensemble, et notamment sur les jeunes qui en sont victimes. Ces effets sont notamment les suivants :

  • sentiment de dévalorisation ;
  • auto-ségrégation ;
  • oppression intériorisée ;
  • désaffection pour les activités scolaires ;
  • incapacité de réaliser son potentiel ;
  • attirance pour les idées extrémistes qui prônent la violence ;
  • abandon scolaire ;
  • problèmes de santé/dépression6

L’intolérance religieuse est aussi exploitée pour nourrir la haine et apporter matière aux conflits armés, pas tant parce qu’elle est la cause du conflit mais parce que l’appartenance religieuse permet de tracer des frontières – comme le montrent les conflits armés dans les Balkans et le Caucase. Si le terrorisme international et la « guerre au terrorisme » ont eu des conséquences particulièrement dévastatrices en Europe et par-delà ses frontières, c’est notamment parce que l’intolérance religieuse vient se mêler à la xénophobie et au racisme.
Aucun groupe social, aucune religion ou communauté n’a le monopole de la discrimination. Même si les niveaux de protection dont bénéficie la liberté de religion et de conviction sont très variables parmi les pays membres du Conseil de l’Europe, la discrimination et l’intolérance religieuse touchent tous les citoyens en Europe.

L’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans (islamophobie)

Tous les commandements se résument dans cette Parole: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Saint Paul

Un phénomène particulièrement préoccupant qui touche plusieurs pays européens est la montée de l’islamophobie, la peur et la haine de l’islam, qui se traduisent par une discrimination à l’encontre des musulmans et des personnes associées à l’islam. L’islam est la religion la plus répandue en Europe après le christianisme, et la religion majoritaire dans de nombreux Etats membres du Conseil de l’Europe. L’hostilité envers l’islam en tant que religion et envers les musulmans, en particulier à la suite de la guerre au terrorisme, a mis en lumière des préjugés profondément ancrés à leur encontre dans beaucoup de sociétés européennes. En faisant l’amalgame entre islam, terrorisme et extrémisme, l’islamophobie a contribué au développement de visions négatives de l’islam et des musulmans, en généralisant à tort l’extrémisme religieux militant et l’ultra-conservatisme à tous les pays musulmans et à tous les musulmans. Cette intolérance et ces stéréotypes s’expriment de diverses façons, depuis des insultes verbales ou écrites aux musulmans, la discrimination à l’école ou sur le lieu de travail, le harcèlement psychologique ou la pression, jusqu’à des attaques violentes contre des mosquées et des individus, en particulier les femmes qui portent le voile7 Les médias de masse ont joué un rôle dans ce phénomène en véhiculant des représentations déformées, voire stéréotypées et diffamatoires des musulmans.
Comme pour toutes les discriminations au motif de l’appartenance religieuse, la discrimination à l’encontre des musulmans peut se mêler à d’autres formes de discrimination et de xénophobie, et notamment à des sentiments négatifs envers les immigrants, au racisme et au sexisme.

Six stéréotypes récurrents sur les musulmans

Ils sont tous les mêmes :
Les musulmans sont perçus comme étant tous les mêmes ou à peu près, quelles que soient leur nationalité, leur classe sociale, leurs inclinations politiques, et sans se soucier qu’ils soient pratiquants ou non.
Tout ce qui les motive, c’est la religion : Certains pensent que la foi religieuse domine constamment la vie des musulmans. Si un musulman commet un acte de violence, ils concluront donc que c’est nécessairement parce que sa religion le pousse à la violence.
Ils sont complètement différents de nous : Les musulmans sont perçus comme complètement différents, ne partageant pratiquement rien des intérêts et des valeurs des personnes extérieures à l’islam. […]
Ils sont culturellement et moralement inférieurs à nous : On représente les musulmans comme culturellement et moralement inférieurs, et donc enclins à des comportements irrationnels et violents, traitant les femmes avec dureté, méprisant les opinions différentes des leurs, hostiles à l’ « Occident » et lui en voulant sans raison valable.
Ils nous menacent : Les musulmans sont perçus comme compromettant notre sécurité : […] en accord ouvert ou tacite avec le terrorisme international, et voudraient « islamiser » les pays où ils vivent.
Toute coopération est impossible avec eux : Les cinq préjugés ci-dessus ont pour effet que l’on ne voit plus aucune possibilité de relation de partenariat actif entre les musulmans et les personnes issues d’un horizon culturel ou religieux différent, de coopération […].
Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans, OSCE/BIDDH, Conseil de l’Europe et UNESCO.

Les sentiments antichrétiens (christianophobie)

La christianophobie fait référence à toutes les formes de discrimination et d’intolérance envers certains ou tous les chrétiens, envers la religion chrétienne ou la pratique du christianisme. Comme dans le cas d’autres formes de discrimination basées sur la religion, les responsables peuvent être des adeptes d’autres religions, souvent de la religion majoritaire, mais aussi les institutions laïques. L’hostilité envers les chrétiens s’exprime par des attaques lancées contre leurs lieux de culte, des insultes verbales et, en particulier dans les pays où les chrétiens sont minoritaires, des restrictions à la construction et parfois au maintien d’églises et de monastères.
Les attaques croissantes à l’encontre des chrétiens au Moyen-Orient sont particulièrement inquiétantes. Une recommandation de l’Assemblée parlementaire sur cette question souligne notamment qu’il faut « sensibiliser à la nécessité de combattre tous types de fondamentalisme religieux et toute manipulation de croyances religieuses pour des motifs politiques, ces deux phénomènes étant très souvent à la source du terrorisme que nous connaissons actuellement. L’éducation et le dialogue sont deux outils importants qui pourraient contribuer à la prévention de ces fléaux »8.

Question: Avez-vous déjà été victime de préjugés à cause de votre religion ou conviction ? Comment avez-vous réagi ?

L’antisémitisme

Ce que tu voudrais que les autres fassent pour toi, fais-le pour eux ; et ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent, ne leur fais pas.
Prophète Mohammed

L’antisémitisme – autrement dit, l’hostilité envers les juifs en tant que groupe minoritaire ou religieux, souvent doublée d’une discrimination sociale, économique et politique – est un exemple de la combinaison du racisme et de la discrimination religieuse. Même si les cibles directes de l’antisémitisme sont les juifs, la motivation de la discrimination et de la violence ne réside pas nécessairement dans le judaïsme en tant que religion, mais dans les juifs en tant que personnes.
Les rapports des organisations de défense des droits de l’homme dénoncent régulièrement une augmentation alarmante du nombre d’attaques antisémites accompagnées, dans certains pays, d’une montée d’un discours ouvertement antisémite dans la sphère politique. Citons à ce propos les attaques à l’encontre des écoliers juifs, « insultés, harcelés et injuriés sur le chemin de l’école ou dans la classe, y compris par leurs camarades de classe. Certains éducateurs rapportent que le terme “juif” est devenu une insulte populaire parmi les jeunes »9 Plutôt que d’être confiné aux cercles extrémistes, l’antisémitisme a ainsi tendance à se généraliser.
Dans sa Recommandation de politique générale n° 9 sur la lutte contre l’antisémitisme, adoptée en 2004, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance recommande aux Etats membres, notamment, de veiller à ce que le droit pénal pénalise les actes antisémites suivants :
• l’incitation publique à la violence, à la haine, à la discrimination, les injures ou la diffamation publiques et les menaces proférées envers une personne ou un ensemble de personnes en raison de leur origine ou de leur identité juives réelles ou supposées ;
• l’expression publique, dans un but antisémite, d’une idéologie qui calomnie ou dénigre un ensemble de personnes en raison de leur identité ou de leur origine juives ;
• la négation, la minimisation grossière, la justification ou l’apologie publiques de la Shoah et des crimes de génocide, de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre commis à l’encontre de personnes en raison de leur origine ou de leur identité juives ;
• la dégradation ou la profanation, dans un but antisémite, de biens ou de monuments juifs ;
• la création ou la direction d’un groupement qui promeut l’antisémitisme.

La discrimination et l’intolérance religieuse ne se limitent pas à l’antisémitisme, à la christianophobie ou encore à l’islamophobie. Parmi les nombreuses autres formes de discrimination figurent notamment la non-reconnaissance de certaines religions et la différence de traitement entre les religions. Certaines religions et systèmes de convictions peuvent ainsi être interdits, persécutés ou sous étroite surveillance du fait de leur nature soi-disant « sectaire » ou car ils sont jugés non pertinents parce que « insignifiants ».
Il est important de rappeler que la liberté de religion ou de conviction inclut la liberté de changer de religion et le droit de ne pas adhérer à une religion ou de ne pas la déclarer.

Question: Que se produirait-il si vous décidiez d’adopter une religion autre que celle de votre famille ou communauté ?

Ne fais jamais à autrui ce qui te paraît blessant pour toi-même. Tel est en bref l’enseignement (le dharma).
Brihaspati, Mahabharata

Malgré la multiplication de manifestations d’intolérance religieuse, sur une grande échelle, il convient de garder à l’esprit que religion et droits de l’homme sont parfaitement compatibles, et que seul un cadre de droits de l’homme peut garantir la liberté de religion et de conviction pour tous. L’histoire de l’Europe est indéniablement remplie d’exemples de violences et de barbaries commises au nom de la religion. Ces actes ont été et sont le fait d’hommes et de femmes ; ils ne sont pas commandés par des préceptes religieux, mais bien par des hommes.
Heureusement, l’histoire et la réalité de notre monde sont aussi une preuve vivante de l’optimisme de la diversité religieuse : aucune société n’est mono-religieuse et aucun système de pensée n’a jamais prévalu, même sous les régimes totalitaristes les plus extrêmes. Qui plus est, les exemples de personnes qui s’acceptent mutuellement, par-delà leurs différences religieuses, et souvent unies dans leur diversité, sont encore plus nombreux que les exemples d’intolérance.

L’action du Conseil de l’Europe

Le Livre blanc du Conseil de l’Europe sur le Dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité » (2008) reconnaît que les multiples conceptions religieuses et laïques de la vie ont enrichi le patrimoine culturel de l’Europe et note l’importance du dialogue interreligieux, intrareligieux et d’autre nature pour le renforcement de la compréhension entre les différentes cultures. Il souligne aussi que « le Conseil de l’Europe resterait neutre à l’égard des religions, tout en défendant la liberté de pensée, de conscience et de religion, les droits et devoirs de tous les citoyens et l’autonomie respective de l’Etat et des religions ».10
Promouvoir la tolérance religieuse et le dialogue entre les religions fait partie des priorités de la politique de jeunesse du Conseil de l’Europe. Plusieurs des manifestations organisées dans le cadre de la campagne « Tous différents - Tous égaux » en 2007-2008 ont abouti à des recommandations et des plans d’action visant la promotion du dialogue interreligieux dans le travail de jeunesse, dont la Déclaration d’Istanbul de la jeunesse sur le dialogue interreligieux et interculturel dans les activités de la jeunesse12, et le Plan d’action de Kazan13. Tous ces documents soulignent le rôle crucial des jeunes et des organisations de jeunesse dans l’évolution vers la tolérance religieuse.

Pour plus d’informations, voir Diversité religieuse et éducation interculturelle : manuel à l’usage des écoles, ouvrage de référence du Conseil de l’Europe en la matière.11

La sphère de l’éducation peut être un espace de tensions pour les droits de l’homme liés à la religion et aux convictions. Ainsi, on a reproché aux programmes éducatifs de restreindre la liberté de religion et de conviction. Il y a aussi eu des situations où les symboles religieux affichés par l’école ou les élèves ont généré des conflits. Mais, parallèlement, l’éducation est aussi l’une des sphères majeures dans laquelle lutter contre les stéréotypes et les préjugés. Dans cet esprit, le BIDDH, le Conseil de l’Europe et l’Unesco ont publié les « Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans.14». Ce document se veut être un soutien pour les enseignants, les formateurs d’enseignants, les experts des politiques de l’éducation, ainsi que les organisations non gouvernementales actives dans le secteur de l’éducation non formelle dans leur travail contre l’islamophobie.

La religion et les convictions à la Cour européenne des droits de l’homme

Folgerø et autres c. Norvège (2007)

Les parents qui voulaient que leur enfant soit dispensé d’un cours de religion obligatoire sur une confession chrétienne spécifique ont obtenu gain de cause devant la Cour de Strasbourg. La Cour a jugé que l’Etat avait violé l’article 2 du Protocole n° 1, qui dispose que « Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques ».

Lautsi c. Italie (2011)
Les enfants de Mme Lautsi fréquentaient une école publique dans laquelle un crucifix était accroché au mur de toutes les salles de classe, ce qu’elle jugeait contraire au principe de laïcité en vertu duquel elle élève ses enfants. Elle a allégué devant la Cour qu’il y avait violation de l’article 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion) et de l’article 2 du Protocole n° 1 (droit à l’instruction).
La Cour a conclu que n’était établie aucune violation ; elle a considéré notamment que la question des symboles religieux dans les salles de classe était en principe laissée à l’appréciation de l’Etat, à la condition que ces choix ne conduisent pas à une forme d’endoctrinement, et que rien ne suggérait que les autorités étaient « intolérantes à l’égard des élèves adeptes d’autres religions, non croyants ou tenants de convictions philosophiques qui ne se rattachent pas à une religion ».

Ercep c. Turquie (2011)
L’affaire concernait le refus du requérant, un témoin de Jéhovah et objecteur de conscience, d’accomplir son service militaire pour raison de conscience et compte tenu de ses convictions.
La Cour a constaté qu’il y avait eu violation de l’article 9 et violation de l’article 6 (droit à un jugement équitable). Elle a invité la Turquie à introduire une législation sur l’objection de conscience et une alternative au service militaire.

La Convention-cadre pour la protection des minorités nationales protège également la religion en tant qu’élément de l’identité des minorités, « Les Parties s’engagent à promouvoir les conditions propres à permettre aux personnes appartenant à des minorités nationales de conserver et développer leur culture, ainsi que de préserver les éléments essentiels de leur identité que sont leur religion, leur langue, leurs traditions et leur patrimoine culturel » (article 5), et interdisent l’assimilation contrainte.

Le travail de jeunesse, les religions et les convictions

Rien de ce qui respire, existe, vit, ou est source ou potentiel de vie ne doit être détruit ou gouverné, soumis ou lésé, privé de son essence ou potentiel. Tout comme la tristesse ou la douleur n’est pas souhaitable pour vous, il ne l’est pas pour tout ce qui respire, existe, vit ou est source de vie.
Acaranga Sutra

La religion est une question qui touche de nombreux jeunes dans leur vie quotidienne chez eux, en public, au travail ou à l’école. Le travail de jeunesse peut aider à faire des différences religieuses un facteur d’enrichissement culturel pour les jeunes plutôt qu’une source de confrontation, en particulier à travers le prisme de la compréhension mutuelle, de la tolérance et de l’acceptation de la différence.

Qu’ils interviennent au niveau local, régional ou international, les travailleurs de jeunesse doivent être conscients du rôle et de l’influence potentielle de la religion et des convictions sur le processus de toute activité, ainsi que sur ses objectifs planifiés. Accepter la diversité est un bon début ; exploiter la diversité comme un atout est une excellente façon de continuer. Un nombre croissant d’organisations de jeunesse travaillent activement dans le domaine du dialogue interreligieux, cherchant à promouvoir le dialogue entre des êtres égaux et capables de porter un regard critique sur leurs propres traditions religieuses, dans l’objectif d’améliorer la compréhension.

Savoir prendre en compte les différences de convictions et de pratiques au sein du groupe, avant et pendant l’activité, peut participer d’une meilleure atmosphère dès le début. Connaître certains des rituels et des pratiques des différentes religions peut être utile et déterminant pour le bon fonctionnement et le succès des manifestations de jeunesse. La considération des préceptes alimentaires, des lieux et des temps de prière, du calendrier religieux et des pratiques quotidiennes des différents groupes religieux (par exemple, le sabbat, la prière du vendredi, le ramadan, les célébrations dominicales, les fêtes) peut aider les organisateurs d’activités de jeunesse à instaurer
une atmosphère de respect et de paix, mais aussi éviter d’éventuels problèmes de déplacement et de calendrier de sorte à optimiser l’efficacité des activités. Les particularités du lieu de l’activité ainsi que les attentes envers le lieu d’accueil sont des facteurs également importants si l’on veut faire montre de respect envers les besoins des participants.
Une certaine sensibilité à la diversité religieuse au sein du groupe devrait engendrer une attitude positive et motivée et une curiosité envers les pratiques religieuses et les convictions d’autrui. Cela peut aussi aller dans le sens de la promotion du respect mutuel et de la compréhension, tout en surmontant des préjugés profondément ancrés en la matière.

Question: Quelle est l’importance de la tolérance religieuse dans votre travail avec les jeunes ?

Aime ton voisin comme toi-même.
Lévitique

Une part importante du travail de jeunesse est confessionnelle, et les organisations de jeunesse confessionnelles sont nombreuses. Le secteur de la jeunesse du Conseil de l’Europe travaille étroitement avec diverses organisations internationales de jeunesse religieuses et encourage la coopération entre celles-ci. Des sessions d’études et des activités de formation organisées au Centre européen de la Jeunesse accueillent régulièrement des organisations telles que :

  • Conseil oecuménique de la jeunesse en Europe
  • Alliance européenne des YMCA
  • Conseil européen de la jeunesse Baha’i
  • European Fellowship of Christian Youth
  • Union européenne des étudiants juifs
  • Forum des organisations européennes de jeunes et d’étudiants musulmans
  • Fédération internationale des mouvements de jeunesse catholiques paroissiaux
  • Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique en Europe
  • Jeunesse étudiante catholique internationale – Mouvement international des étudiants catholiques
  • Forum jeunesse de la Conférence islamique pour la coopération et le dialogue
  • Forum de jeunesse Pax Christi
  • Syndesmos – World Fellowship of Orthodox Youth
  • Syriac Universal Alliance
  • Alliance Européenne des Unions chrétiennes féminines
  • Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants

Considère ce que gagne ton voisin comme ton propre gain, et ce qu’il perd comme ta propre perte.
T'ai Shang Kan Ying P'ien

Certaines de ces organisations se sont regroupées au sein du Forum européen de la jeunesse et ont constitué le Groupe confessionnel des organisations de jeunesse pour se connaître, promouvoir la diversité et lutter contre la discrimination et la haine. Rejoint par la European Peer Training Organisation, l’Union européenne des étudiants juifs, le Conseil oecuménique de la jeunesse en Europe, le Forum des organisations européennes de jeunes et d’étudiants musulmans, la Fédération internationale des mouvements de jeunesse catholiques paroissiaux, le Mouvement international des étudiants catholiques, Pax Christi International et la Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants, le Groupe d’experts a produit, en 2008, une boîte à outils sur le dialogue interreligieux dans le travail de jeunesse – Living Faiths Together. La boîte à outils, publiée par le Forum européen de la jeunesse, fournit des informations sur les religions monothéistes et propose plusieurs méthodologies et activités pour aider à comprendre et à déconstruire les préjugés et les stéréotypes liés à la religion ainsi que pour promouvoir le dialogue interreligieux. La boîte à outils peut être téléchargée sur le site internet du Forum européen de la jeunesse (www.youthforum.org) ou sur le site des organisations qui ont participé à sa production.

Notes

1 http://en.wikipedia.org/wiki/Religion (consulté le 9 juillet 2012).
2  Religion (2007) Encyclopædia Britannica à l’adresse: www.britannica.com/eb/article-9063138
3 LindaWoodhead, with Rebecca Catto: "Religion or belief": Identifying issues and priorities. Commission britannique pour l’égalité et les droits de l’homme, 2009,, p. iii: www.equalityhumanrights.com/uploaded_files/research/research_report_48__religion_or_belief.pdf
4 Les grandes religions du monde classées selon le nombre d’adeptes: www.adherents.com/Religions_By_Adherents.html
5 Observation générale n° 22 du Comité des droits de l’homme de l’Onu sur l’article 18 du PIRDCP
6 OSCE/BIDDH,Conseil de l’Europe, Unesco, Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans, 2011.
7 FAIR (Forum Against Islamophobia and Racism), consultable à l’adresse: www.fairuk.org/introduction.htm
8 Recommandation 1957 (2011) de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe « Violence à l’encontre des chrétiens au Proche et
au Moyen-Orient ».
9 OSCE-BIDDH and Yad Vashem, Addressing Anti-Semitism: Why and How? A Guide for Educators, 2007
10 Conseil de l’Europe, Livre blanc sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité », lancé par les ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Europe lors de leur 118e session ministérielle (Strasbourg, 7 mai 2008), p. 23, consultable à l’adresse : www.coe.int/t/dg4/intercultural/Source/Pub_White_Paper/White%20Paper_final_revised_EN.pdf Voir aussi la Déclaration de Saint-Marin de 2007.  
11 www.coe.int/t/dg4/education/edc/Source/Pdf/Coordinators/2006_14_CDED_ReligiousDiversity.pdf
12Déclaration d’Istanbul de la jeunesse sur le dialogue interreligieux et interculturel dans les activités de la jeunesse, Colloque « Le dialogue interreligieux et interculturel dans les activités de la jeunesse », Istanbul, Turquie, 27-31 mars 2007: www.coe.int/t/dg4/youth/Source/Resources/Documents/2008_Istanbul_Declaration_en.pdf
13 "Plan d’action de Kazan, Forum international de jeunesse « La dimension religieuse du dialogue interculturel », Kazan, République du Tatarstan, Fédération de Russie, 30 novembre –4 décembre 2008: www.coe.int/t/dg4/youth/Source/Resources/Documents/2008_Kazan_Action_Plan_en.pdf
14 Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans, OSCE/BIDDH, Conseil de l’Europe, Unesco, 2011 : www.coe.int/t/dg4/education/edc/Source/News/Principesdirecteurs_FR.pdf

REPÈRES

Manuel pour la pratique
de l’éducation aux droits de l’homme
avec les jeunes

Activités associées

Date clé
  • 27 janvierJournée de commémoration de l’Holocauste
  • 21 marsJournée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale
  • 15 maiJournée internationale de l’objection de conscience
  • 21 maiJournée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement
  • 9 aoûtJournée internationale des populations autochtones
  • 21 septembreJournée internationale de la paix
  • 16 novembreJournée internationale de la tolérance