La ville interculturelle construit ses politiques et son identité sur la reconnaissance explicite que la diversité peut représenter une ressource pour le développement de la société.

La première étape est donc l’adoption (et mise en œuvre) de stratégies visant à faciliter les rencontres et les échanges interculturels positifs, et promouvoir la participation active des résidents et des communautés dans le développement de la ville, en répondant aux besoins d’une population diverse. Le modèle politique d’ « intégration interculturelle » est étayé par de très nombreuses données issues de la recherche, des instruments juridiques internationaux variés, et de l’ensemble des contributions des villes membres du programme des Cités interculturelles, qui partagent leurs exemples de bonnes pratiques sur la gestion de la diversité, la résolution des conflits éventuels, et les bénéfices de l’avantage de la diversité.

Cette section offre des exemples d'approches interculturelles tendant à faciliter l'élaboration et mise en œuvre de stratégies interculturelles.

L’avantage de la diversité : établir des réseaux commerciaux locaux et communautaires

Le projet consiste à favoriser les relations interculturelles dans les quartiers multiethniques en amplifiant le niveau d’interaction des entreprises entre elles et avec leurs collectivités.

Le projet a été mis en œuvre en 2012 à Fort Pienc, quartier à forte présence de familles chinoises (18 % de la population étrangère) et où de vieilles sociétés locales en faillite étaient rachetées par des entreprises familiales chinoises et pakistanaises. La ville a soutenu la création d'une association de commerçants au détail pour revitaliser le quartier et gérer les relations communautaires. Un plan stratégique, élaboré avec l’aide de l'association, a permis d’introduire des médiateurs interculturels et des interprètes, à commencer par un spécialiste en langue et culture chinoises, puis un autre travaillant avec la communauté sud-asiatique ; tous deux ont fait du porte à porte dans le quartier commerçant.

Au départ, il a été difficile de convaincre les commerçants que leur implication était source d’intérêt, tant pour eux que leur communauté. Peu à peu, ils ont compris qu’adhérer à l’association pouvait être un moyen de se procurer des informations intéressantes, mais aussi d’améliorer leur image de bons citoyens soucieux d’apporter une contribution sociale et économique au quartier. Autre difficulté : les persuader de l’intérêt d’interagir et de s’ouvrir à toute la communauté. Pour surmonter ces défis, l'association a organisé des activités pour ses membres (membres annuels et membres du conseil d’administration) ainsi que des événements publics (foires, festivals, etc.).

À l'origine, l'objectif était de réunir dans ces associations divers commerçants de milieux différents pour favoriser le développement local. Aujourd’hui, sont également invités à adhérer d'autres types d'organisations telles que des associations locales d'immigrés (écoles de langue chinoise), des institutions (Casa Asia, Institut Confucius, Universitat Autònoma, etc.), des instances culturelles (théâtre national), des organisations à but non lucratif (ACCEM-refugees) et des entreprises privées. Un processus organique s’est mis en place pour fédérer les acteurs locaux afin de stimuler les initiatives, les idées et les collaborations.

L'association de commerçants de détail est devenue un catalyseur de toutes les initiatives locales, tant économiques (foires, campagnes d'achat) que culturelles (festivals locaux, expositions). Les activités sociales et culturelles menées dans le quartier impliquent toutes les communautés – par exemple, le salon de la santé proposait des stands ayurveda, d'acupuncture, de don du sang et d’herboristerie – et favorisent la participation, l'interaction et la reconnaissance mutuelle dans les espaces publics.

L'association de commerçants de détail est un lieu où tous les commerçants locaux peuvent trouver des informations utiles (en plusieurs langues), défendre leurs intérêts communs vis-à-vis de l'administration et se former pour rester en phase avec les nouvelles technologies.

En 2015, le projet XEIX a reçu du Conseil de l’Europe le premier prix « La diversité est un atout ».


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