La ville interculturelle construit ses politiques et son identité sur la reconnaissance explicite que la diversité peut représenter une ressource pour le développement de la société.

La première étape est donc l’adoption (et mise en œuvre) de stratégies visant à faciliter les rencontres et les échanges interculturels positifs, et promouvoir la participation active des résidents et des communautés dans le développement de la ville, en répondant aux besoins d’une population diverse. Le modèle politique d’ « intégration interculturelle » est étayé par de très nombreuses données issues de la recherche, des instruments juridiques internationaux variés, et de l’ensemble des contributions des villes membres du programme des Cités interculturelles, qui partagent leurs exemples de bonnes pratiques sur la gestion de la diversité, la résolution des conflits éventuels, et les bénéfices de l’avantage de la diversité.

Cette section offre des exemples d'approches interculturelles tendant à faciliter l'élaboration et mise en œuvre de stratégies interculturelles.

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Une approche qui cible toute la famille

La coopération enfants-parents pour une meilleure intégration

En matière de scolarisation, Genève a adopté une approche globale touchant l’ensemble de la famille : les enseignants sont tenus d’entretenir des liens étroits avec les familles afin de comprendre les facteurs externes pouvant influencer la capacité d’apprentissage de l’enfant. Dans le cas des étrangers, cela signifie les accueillir dans leur langue maternelle. Une classe de transition d’un an est organisée pour les nouveaux arrivés n’ayant que peu ou aucune notion de français, afin d’accélérer leur intégration et d’éviter leur retrait de la vie sociale.

Un bon exemple de cette approche, le programme du « Sac d’histoires ». Les enfants apportent une collection de livres, CD, DVD et autres médias bilingues qu’ils partagent avec leurs parents, ceux-ci s’impliquant alors beaucoup plus dans les progrès scolaires de leur enfant et améliorant leurs propres compétences linguistiques.

Les cours extrascolaires sont un aspect important de l’éducation ; de fait, la loi fédérale suisse oblige les écoles à mettre leurs locaux à disposition de la collectivité. L’école devient un espace essentiel pour l’enseignement de la langue maternelle, et plus de 6000 enfants la fréquentent dans le cadre du programme ELCO (enseignements de langue et de culture d’origine). Le canton doit également veiller à ce que l’offre de formation des enseignants de langue couvre la demande locale. Reste que les programmes n’offrent pas tous la même efficacité selon l’ethnicité. Ainsi, alors que les enfants d’origine italienne et espagnole semblent généralement bien intégrés et quittent l’école armés de meilleures qualifications et perspectives professionnelles que leurs parents, les enfants portugais ont tendance à faire moins de cas de l’éducation et à suivre la voie professionnelle peu qualifiée de leurs parents.

Le nombre des enfants scolarisés sans permis de séjour est estimé à quelque 1500.

L’école est considérée comme un précieux moyen d’aider les adultes immigrés à décrocher un premier emploi. Aide-enseignant, aide-bibliothécaire, employé du nettoyage, employé de cuisine et patrouille de circulation, toutes ces professions sont à présent prises au sérieux, et un financement est dégagé pour dispenser une formation qui aidera à intégrer le marché du travail, en particulier pour les personnes hautement compétentes mais aux qualifications non reconnues.

Certaines écoles font partie d’un système expérimental de budgétisation participative qui, à ce jour, a reçu 230 000 francs. Les écoles sont encouragées à proposer des idées innovantes qui, parmi celles validées, ont souvent une vocation interculturelle.

Parmi les résidents étrangers du canton, 43 % – dont une forte proportion d’enfants immigrés – sont inscrits dans des écoles publiques primaires et/ou secondaires. L’objectif du département genevois de l’instruction publique est double : assurer l’égalité d’accès aux écoles et aux universités du canton, et adapter ses services aux besoins de la diversité de ses habitants. Par exemple, il publie des informations essentielles sur le système d’enseignement genevois en plusieurs langues ; ce qui permet aux parents immigrés, ainsi informés, de prendre des décisions en toute connaissance de cause quant à l’éducation de leurs enfants. Le département promeut l’intégration des élèves immigrés aux écoles locales, à leur communauté ainsi qu’au marché du travail. De même veille-t-il à ce que les parents de ces élèves soient intégrés à l’école et à l’ensemble de la collectivité cantonale. Ainsi, le département de l’instruction publique propose à ces parents des formations en deux langues : française et minoritaire.

L’intégration des enfants immigrés aux écoles publiques cantonales est également assurée par d’autres organisations ; par exemple, la Croix Rouge, la fondation « Pro Juventute » et l’Association d’aide aux jeunes travailleurs et apprentis, proposent des activités extrascolaires aux étudiants immigrés.


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