Objectif : Donner une « deuxième chance » aux réfugié·e·s et aux migrant·e·s qui n’ont pas pu aller au bout de leur formation professionnelle, sociale et linguistique dans les deux ans du programme d’insertion (ou d’autres programmes).
Point de départ : Le programme « Deuxième chance » vise principalement à favoriser l’intégration des participant·e·s sur le marché du travail, ce qui implique d’apprendre le norvégien.
Processus : Le programme a débuté en 2005 dans le cadre d’un projet pilote mené par trois professionnel·le·s et est désormais un programme public à part entière. Il réunit des psychologues, des professionnel·le·s de la santé, des enseignant·e·s, des informaticien·ne·s, etc., en collaboration avec le Bureau du travail et de l’aide sociale de Bergen.
Les participant·e·s continuent à toucher des allocations sociales, mais le montant de leur salaire est déduit de l’allocation s’ils trouvent un emploi dans l’intervalle. Les allocations étant imposables, cette aide financière les aide également à apprendre à payer leurs impôts en Norvège.
La plupart des participant·e·s sont des femmes ayant des responsabilités familiales. Environ la moitié d’entre elles sont originaires d’Érythrée, de Somalie ou de Syrie. Elles et ils n’ont pas ou peu été scolarisé·e·s dans leur pays et leurs connaissances en norvégien sont rudimentaires, deux raisons qui expliquent qu’ils n’ont pas réussi à trouver un emploi rémunéré régulier à la fin du programme d’insertion. Grâce au programme « Deuxième chance », ils bénéficient d’un plan de travail individualisé et sont suivis par des référent·e·s qui créent une relation de confiance avec eux, les encadrent et suivent leurs progrès dans la réalisation de leurs objectifs. Le programme « Deuxième chance » s’articule autour de deux grands axes : les cours de norvégien et les stages en entreprise. Il comprend un programme de formation professionnelle, un « club pour l’emploi », des groupes de conversation pour améliorer leur niveau de norvégien et des cours thématiques sur divers sujets (normes sociales, compétences en informatique, recherche d’emploi, etc.).
Exemples de projets spécialisés :
- « Cuisine et dialogue » : Le but est d’apprendre le métier de cuisinier aux participant·e·s tout en favorisant les échanges, la confiance en soi et l’apprentissage du norvégien. Les participant·e·s préparent des repas pour des cantines et des services de restauration et dirigent leur propre café.
- Stage en entreprise dans le secteur privé : Le programme offre des possibilités de stage en entreprise. La municipalité trouve des places de stage, négocie les conditions de travail et veille à ce que le stage débouche sur une offre d’emploi si le stagiaire a donné satisfaction. La coopération avec les employeurs fonctionne bien, notamment parce que le stage permet aux entreprises de recruter à faible coût tout en renforçant leur réputation d’entreprise socialement responsable. Les responsables du programme suivent les stagiaires et les conseillent.
Impact : En 2017, selon les chiffres publiés en 2019, 55 % des participant·e·s qui sont allé·e·s jusqu’au bout du programme « Deuxième chance », y compris le stage, ont intégré le marché du travail. Une analyse coûts-avantages réalisée en 2011 a conclu que le programme était rentable. Cet avis est partagé par le gouvernement actuel qui a récemment augmenté son budget.
Principal document de référence (disponible en norvégien uniquement) :
