Pourquoi rejoindre le programme Cités interculturelles ?

Aujourd’hui, plus de 140 villes à travers l’Europe et au-delà (Australie, Japon, Mexique, Canada, Maroc et Israël) se sont approprié les principes de l’intégration interculturelle et mettent à profit les outils du programme Cités interculturelles. Les villes qui participent à ce programme bénéficient d’un accès privilégié à ces outils ainsi que de conseils d’éminents spécialistes internationaux. Elles entretiennent aussi des échanges intensifs avec d’autres villes via des événements thématiques et des visites d’études. Les villes participantes tirent parti de l’exposition internationale et de la crédibilité du Conseil de l’Europe.

Le réseau des Cités interculturelles se prête bien aux villes de plus de 30 000 habitants qui présentent un degré notable de diversité, dont les autorités sont fermement résolues à faire de la diversité un avantage pour le développement de la ville et qui sont prêtes à investir une partie de leur capital politique, de leur temps et de leurs ressources dans le programme.

 

Comment rejoindre le réseau ?

Les villes candidates doivent d'abord exprimer officiellement leur intérêt à rejoindre le programme des villes interculturelles (lettre ou courriel du maire ou d'un autre représentant de haut niveau). Ensuite, la ville et le Conseil de l'Europe signent une déclaration d'intention qui rend l'adhésion officielle. Puis, la ville remplit le questionnaire de l’INDEX des villes interculturelles pour obtenir l'évaluation de ses politiques par le biais d'un rapport analytique contenant les résultats et des exemples de bonnes pratiques d'autres villes. L'analyse du questionnaire et la préparation du rapport nécessitent un minimum de 8 semaines.

Ensuite, une visite d'experts (au moins un expert et un représentant du Conseil de l'Europe) a lieu pour rencontrer les responsables de la ville et un large éventail de parties prenantes locales afin de confirmer les résultats de l'INDEX et de faire un "diagnostic" approfondi des réalisations et des besoins de la ville en matière de politiques et de gouvernance interculturelles. La visite donne lieu à un rapport (profil interculturel) qui constitue la base du travail ultérieur avec la ville.

 

Que font les villes participantes ?

Après leur adhésion, les villes participantes mettent sur pied un groupe de soutien interculturel et démarrent un processus de révision de différentes politiques urbaines sous l’angle de l’interculturalité, en les remaniant et en les intégrant à une stratégie globale. Le Guide pratique sur la cité interculturelle pas à pas fournit des lignes directrices détaillées à cet effet.

Les villes sont invitées à associer largement les habitants à l’élaboration de la stratégie, à la définition d’indicateurs de performance, au suivi de l’avancement et à la mise en œuvre. Pour ce faire, un guide méthodologique est mis à leur disposition et d’éminents modérateurs et conseillers peuvent intervenir.

Pour faciliter ce processus, le Conseil de l’Europe peut dépêcher des spécialistes et des modérateurs, qui interviennent dans le cadre des discussions d’orientation menées au sein de la ville. Pour motiver les responsables municipaux et les autres acteurs locaux, et les aider à tirer pleinement profit de l’expérience des autres villes, le Conseil de l’Europe organise des ateliers thématiques et des visites d’études (et apporte des fonds, notamment pour couvrir le voyage et les frais de séjour des délégués des villes participantes). Des réunions de haut niveau permettent par ailleurs aux dirigeants des municipalités d’échanger leurs points de vue et de montrer et de renforcer leur attachement au programme.

 

Quel est le coût pour les villes participantes ?

Les membres versent 5 000 € par an pour contribuer aux frais administratifs du programme. Le solde des dépenses (analyse de l’index, expertise, réunions internationales et visites) est pris en charge par le Conseil de l’Europe dans la limite de ses ressources pour les villes européennes.

 

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