Objectif : À Reggio Emilia, des projets de coopération au développement avec les pays d’origine favorisent l’intégration des migrant·e·s. La création de milliers d’emplois pour promouvoir le développement agricole et lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso n’est plus un rêve grâce à l’engagement des habitant·e·s d’origine burkinabé et à leur capacité à réseauter. L’objectif du projet est de transférer des technologies et des compétences au Burkina Faso et d’y implanter des usines de production et d’assemblage de machines, ainsi que des structures et services pour la vente de produits agroalimentaires.
Point de départ : L’idée est née au sein de l’association des Burkinabé·e·s de Reggio Emilia. Ainsi que l’explique le président de l’association, Seni Bandaogo : « Certain·e·s d’entre nous ont perdu leur emploi à cause de la crise, alors nous avons décidé de consacrer notre temps à apprendre quelque chose pour l’avenir. Nous avons collecté de l’argent dans notre communauté pour organiser une formation en agriculture biologique à destination des Burkinabé·e·s de Reggio et voir s’il était possible de tirer profit de ces compétences en Italie et au Burkina Faso. »
L’association des Burkinabés de Reggio Emilia et d’Émilie-Romagne (Abreer) a signé un accord avec le gouvernement burkinabé, en la personne de Raymond Balima, ambassadeur du Burkina Faso en Italie, et des entreprises émiliennes.
Processus : Des organisations locales – la Cooperativa La Collina, l’associazione Il Gabbiano, Crpa et Dinamica – ont contribué à la formation aux techniques agricoles, menée par AgrAfrica. Aujourd’hui, le programme se transforme progressivement en un projet de coopération au développement, avec pour objectif de créer, dans des villages du Burkina Faso, de petites entreprises autonomes dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la production d’énergie. Il poursuit deux objectifs : assurer la sécurité alimentaire et énergétique, et améliorer la santé et l’éducation.
En septembre, le gouvernement burkinabé annoncera les premiers secteurs concernés par le projet et le lancement des premières activités. En attendant, six entreprises de Reggio Emilia – des constructeur·rice·s de tracteurs et de machines agricoles, de machines de traitement et de conservation des produits agroalimentaires, ainsi que d’installations d’énergies renouvelables – ont déjà signé l’accord. Elles sont prêtes à exporter des pièces et des équipements qui seront assemblés au Burkina Faso par des entreprises locales : Goldoni spa, Ceti Group, Parma Tech-Magreb, Boorea, Sei elettrotecnica, Amp.
Selon Raymond Balima, ambassadeur du Burkina Faso en Italie, « la migration a une incidence positive sur la culture et la société, ce projet en témoigne. Les personnes d’origine burkinabé apprécient de vivre dans une ville qui, à commencer par l’institution, se préoccupe de leur bien-être. Elles se préoccupent tout autant de l’avenir de leur ville que de celui de leur pays d’origine. »
Principal document de référence :
- Page Facebook de l’Association des Burkinabés de Reggio Emilia et Emilia-Romagna
