Retour Redonnons quelque chose à Berlin

Objectif : Une entreprise sociale traite les réfugiés non pas comme des victimes mais comme des atouts de la diversité. 

Processus : La fondation GSBTB (« Give Something Back to Berlin », redonner à Berlin), parfait exemple d’initiative originale émanant de la société civile, combat activement les stéréotypes négatifs sur les réfugiés. Lancée en 2013, GSBTB vise à rapprocher les migrants « privilégiés », la population locale allemande et les migrants « vulnérables », comme les réfugiés. Elle sert de catalyseur à divers projets et à des collaborations innovantes dans lesquels les réfugiés jouent un rôle clé. La fondation compte aujourd’hui plus de 700 bénévoles originaires de plus de 50 pays qui interviennent dans une soixantaine de projets sociaux à travers la ville. Les activités sont multiples – cours de langue et programmes de parrainage de réfugiés, ateliers de danse et de musique, ateliers créatifs, centres pour sans-abris, programmes de mentorat pour les jeunes défavorisés, travail auprès des personnes âgées et activités créatives pour les enfants. 

À la différence d’autres projets, la fondation GSBTB ne voit pas dans les réfugiés des bénéficiaires de services d’information et d’assistance, mais des partenaires capables de créer, seuls ou en groupe, leurs propres projets pour subvenir à leurs besoins et démarrer une nouvelle vie en Allemagne. Alex Assali, réfugié syrien arrivé à Berlin en 2015, a récemment fait la une des médias pour son action, baptisée « redonner au peuple allemand ». Tous les samedis depuis août 2015, il s’installe à côté de la gare de Berlin-Alexanderplatz et sert des repas chauds aux sans-abris. Il paie les ingrédients avec les 120 euros qu’il réussit à économiser sur les 359 euros mensuels que lui verse l’État allemand. Sans surprise, ce n’est qu’une fois devenue virale sur internet que son histoire a été relayée par les médias traditionnels. 

Le projet a commencé par un post spontané sur Facebook en 2012. La fondatrice de GSBTB, Annamaria Olsson, une Suédoise arrivée à Berlin en 2008 pour étudier le journalisme. Nouvelle dans le pays, elle a commencé à réfléchir sérieusement à l’intégration, et à la manière dont les villes et communautés diverses fonctionnaient, pouvaient et devaient fonctionner. Sa propre expérience de migrante, la xénophobie grandissante en Europe, ainsi que les trop rares manières positives et modernes de traiter les différents types de migration, tous ces facteurs lui ont donné envie d’écrire un post sur Facebook dans lequel elle abordait quelques-unes de ces questions et appeler les nouveaux arrivants à « participer ».

Ce post sur Facebook est devenu viral, au point de se muer en une véritable plateforme de projet – après, tout de même, une somme colossale de travail et de difficultés. Devenue l’aventure collective de beaucoup, GSBTB a grandi naturellement pour devenir une énorme communauté, en ligne et hors ligne.

Depuis 2023, GSBTB est actif dans de nombreux domaines et propose un Open Music Lab, un Community Hub, une Open Music School, une Open Kitchen, un Open Hearts Space et un Open Languages Café.

Principal document de référence :

2012 - En cours
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