Objectif : #IORISPETTO avait pour but de sensibiliser la société, les jeunes et les étudiant·es à une culture des droits humains et aux principes d’équité et de justice. L’objectif était également de leur expliquer les mécanismes de la communication interpersonnelle et médiatique pour mettre fin à la discrimination et au discours de haine.
Point de départ : En 2018, trois villes du réseau ICC – Milan, Palerme et Turin – ont lancé le projet #iorispetto (« je respecte »), en collaboration avec Albano Laziale et avec l’appui technique de l’ICEI, de l’AMMI, d’Amnesty International et du COREP – Consortium pour la recherche et l’apprentissage tout au long de la vie de Turin. Il encourage la conscience civique et l’autonomisation active pour une société inclusive.
Processus : La méthodologie du projet conjugue la formation d’enseignant·es, de médiateur·rices interculturel·les et de bénévoles, des ateliers et des laboratoires dans les écoles, ainsi que le lancement de projets de citoyenneté active grâce à des méthodologies participatives impliquant tous les acteur·rices locaux·ales. Par ailleurs, le projet met en œuvre la Stratégie anti-rumeurs du Conseil de l’Europe dans les quatre villes partenaires (Turin, Milan, Albano Laziale, Palerme), qui vise à lutter contre la propagation de rumeurs et de préjugés infondés, intolérants et discriminatoires.
Dans chaque ville, des classes ont proposé des activités spécifiques en tenant compte de la situation et des besoins de chaque groupe. En ce qui concerne les méthodologies innovantes proposées pour diffuser l’approche anti-rumeurs, chacune des quatre villes a adopté sa propre stratégie.
À titre d’exemple, elles ont réalisé :
-
Une vidéo en haïkus à partir de poèmes écrits par les élèves, garçons et filles, d’une classe de Milan
-
Une bande dessinée entièrement conçue par une classe de Palerme
-
Une « roue des rumeurs » pour susciter des débats sur la diversité et promouvoir des interactions positives, à la suite d’expériences menées dans d’autres villes européennes (Albano Laziale)
-
Des « t-shirts parlants » avec des slogans et des questions imaginés par les élèves pour analyser la perception qu’ils ont d’eux-mêmes et de l’autre sous forme de questions, à la suite d’un cours approfondi sur l’emploi des mots et les effets des préjugés sur nous (Turin)
-
Différents types d’installations anti-rumeurs (street art) (Milan).
L’expérience du projet a fait l’objet d’un manuel qui présente le processus, les outils et les méthodologies utilisés pour mettre en œuvre la stratégie de lutte contre les rumeurs à l’école.
