Retour « VILLES D’ARRIVÉE »

Objectif : Les femmes sont les premières victimes des causes conjuguées des conflits, du sous-développement et de la migration. Pour résoudre le problème à long terme et avec humanité, il faut aider les personnes migrantes à se construire une nouvelle vie dans les pays d’accueil et à valoriser leur potentiel.

Point de départ : Les villes sont des lieux de diversité. On sait que des modes de vie différents cohabitent dans les populations urbaines de plus en plus diversifiées en termes de cultures, de nationalités, de religions, de genres et d’âges. Avec l’émergence de nouvelles formes de migration, de mobilité, de réseautage et de médias sociaux au-delà des frontières nationales, les collectivités locales doivent apprendre à gérer cette diversité et trouver les points de convergence entre différents domaines, et pas seulement à cause de l’augmentation du nombre de personnes migrantes. 

Le projet européen VILLES D’ARRIVÉE porte sur les problématiques urbaines suivantes : 

  • Forte concentration de migrants dans certaines collectivités/zones.

  • Capacité d’accueil local et infrastructures d’intégration

  • Pression croissante sur les marchés (logement, emploi) et services (éducation, santé, sécurité) locaux

  • Coordination aux différents niveaux du gouvernement et entre ces niveaux

  • Prise en compte de l’opinion publique 

  • Financement, les coûts de l’intégration n’étant pas entièrement remboursés

  • Cohésion sociale et lutte contre la xénophobie

  • Afflux massif de mineurs non accompagnés

  • Écarts importants en matière de compétences et de qualifications des migrants

  • Problème de la radicalisation.

Processus : Le projet européen VILLES D’ARRIVEE est financé par le programme européen « URBACT III », dont les villes partenaires sont :

  • Amadora (PT) / Coordination

  • Dresde (DE)

  • Messine (IT)

  • Oldenburg (DE)

  • Patras (GR)

  • Riga (LV)

  • Thessalonique (GR)

  • Val-de-Marne (FR)

  • Vantaa (FI)

  • Roquetas de Mar (ES)

Aperçu des activités et des résultats obtenus :

  1. Ateliers transnationaux et échanges d’expériences : Le projet prévoyait cinq ateliers transnationaux, auxquels des acteur·rices locaux·ales appartenant à divers secteurs dans les dix villes partenaires ont participé. Les participant·es ont présenté leurs « bonnes » pratiques dans différents domaines : l’accueil des primo-arrivant·es, le développement urbain, l’éducation et la culture, les mécanismes de lutte contre les rumeurs, l’autonomisation et l’emploi. Les ateliers ont également permis de mettre en commun des bonnes pratiques dans le cadre de solutions locales visant à résoudre les nombreux problèmes auxquels les villes sont confrontées.

  2. Mise en place de « groupes locaux Urbact » (GLU) et élaboration de la méthodologie URBACT : les villes partenaires ont analysé leurs pratiques, les ont adaptées en tenant compte de l’expérience acquise et ont mis en place des groupes locaux Urbact (GLU) chargés d’intégrer les leçons tirées du programme d’échange transnational. Le GLU de Patras était composé de onze personnes représentant les gouvernements locaux (niveaux municipal et régional), ainsi que les secteurs de l’éducation, de la culture, de l’emploi et les communautés de personnes migrantes (toutes associations confondues).

  3. Plan d’action intégré (PAI) : Chacune des dix villes a mis en place un groupe local Urbact (GLU) chargé d’élaborer le plan d’action intégré (PAI) local. Pour ce faire, les GLU ont organisé des consultations locales qui ont conféré une dimension internationale au projet grâce à l’échange d’expériences transnationales. Le PAI a été doté de ressources financières et de structures établies – plutôt que d’actions ponctuelles – de manière à s’inscrire dans le long terme.

Remarque : Le projet ARRIVAL CITIES, dans le cadre des activités menées à Patras, collabore avec les réseaux des Cités interculturelles et « ALDA : association des agences de la démocratie locale », ce qui lui permet de bénéficier d’une large diffusion.

Impact : La méthode URBACT a été testée et appliquée dans le cadre d’un processus participatif. Elle est reconnue comme un outil inspirant, facile à adapter, que tout organisme intéressé peut se procurer et utiliser gratuitement. Le processus s’est poursuivi après la fin du projet. Le Plan d’Action Intégré (PAI) a servi de référence pour des plans connexes – il a été régulièrement actualisé depuis sa création et, preuve de sa viabilité, il fait partie de la stratégie d’intégration culturelle de Patras. Le fonctionnement des Groupes Locaux Urbact (GLU) dans le cadre du réseau local Intercultural Cities (ICC) de Patras a permis aux parties prenantes de réfléchir et d’agir ensemble, ce qui a favorisé l’inclusion et l’autonomisation. Les associations de personnes migrantes y ont trouvé un intérêt encore plus grand, en ce sens que le processus décisionnel participatif leur a permis de révéler leur potentiel et de se développer sur un pied d’égalité.

Principal document de référence :

Terminé en 2018
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