Les Journalistes comptent, Campagne du Conseil de l'Europe pour la sécurité des journalistes
Le Conseil de l'Europe encourage les Etats membres à transposer la Campagne dans le contexte national. Sans l'effort engagé et efficace de chaque membre au niveau national, à travers le développement de ce que l'on appelle le "chapitre national", la Campagne ne peut atteindre ses objectifs.
Dans cette section, nous présenterons les développements en Norvège :
Point focal national
M. Espen BRYNSRUD, Chef de service, Syndicat norvégien des journalistes
Comité de la campagne nationale
Le ministère de la Culture et de l’Égalité, qui a désigné le point focal norvégien pour la campagne « Journalists Matter », a choisi de ne pas mettre en place de comité national de campagne officiel. À la place, le ministère organise des réunions de dialogue régulières axées sur la sécurité des journalistes et sur les initiatives susceptibles de renforcer les mesures de protection.
Ces réunions rassemblent les principales parties prenantes, notamment le Syndicat norvégien des journalistes (NJ), l’Association norvégienne des entreprises de médias (MBL), l’Association norvégienne des rédacteurs en chef (Norsk Redaktørforening) et la NRK. Entre les réunions, le ministère et le Syndicat norvégien des journalistes entretiennent une collaboration continue afin d’assurer la continuité et le suivi des questions émergentes.
Les rapports et mises à jour sur les activités de l’OSCE et du Conseil de l’Europe liées à la sécurité des journalistes constituent un point permanent à l’ordre du jour, garantissant ainsi que les normes et les évolutions internationales éclairent les discussions et les mesures nationales.
Mise à jour 2025
Des enquêtes récentes menées par le Syndicat norvégien des journalistes (NJ), l’Association norvégienne des rédacteurs en chef (NR) et les principaux organes de presse indiquent que les menaces, le harcèlement et l’intimidation restent une préoccupation majeure malgré l’environnement généralement sûr dont bénéficie le journalisme en Norvège. Plus de 20 % des rédactions ont signalé des incidents impliquant des menaces ou des violences à l’encontre de journalistes ou de rédacteurs en chef au cours des trois dernières années, tandis qu’une proportion similaire a signalé des incidents qui n’ont jamais été portés à l’attention des autorités chargées de l’application de la loi. Des inquiétudes persistent également concernant le nombre limité de cas signalés qui aboutissent finalement à des conséquences juridiques.
En septembre 2025, le gouvernement a présenté sa stratégie intitulée Préparation à la liberté d’expression – Stratégie nationale pour un débat public ouvert et éclairé, qui reconnaît la sécurité comme une condition préalable à la liberté d’expression et identifie le harcèlement, les menaces et les représailles comme des obstacles à la participation au débat public. La stratégie comprend des mesures visant à renforcer la capacité de la police à lutter contre les crimes de haine et à soutenir un discours démocratique ouvert et éclairé.
Une attention particulière a également été accordée à la situation des journalistes issus de minorités. Des recherches menées par le Syndicat norvégien des journalistes montrent que les journalistes sames, les journalistes queer, les journalistes issus de minorités ethniques et les journalistes en situation de handicap sont exposés à des niveaux disproportionnés de menaces, de harcèlement et de discours de haine, certains faisant état d’autocensure ou de retrait de leurs fonctions en contact avec le public en conséquence. Ces préoccupations ont pris une place croissante dans les discussions entre les organisations de médias, les autorités judiciaires et les institutions gouvernementales. En 2025, l’Union norvégienne des journalistes et l’Association norvégienne des rédacteurs en chef ont également intensifié le dialogue avec le procureur général à la suite des modifications apportées à la circulaire annuelle du ministère public, plaidant pour que la police et les autorités judiciaires continuent de traiter en priorité les menaces, le harcèlement et les crimes de haine visant les journalistes.
In general, the working conditions and environment for Norwegian journalists are considered safe and predictable. Although there are no specific provisions for the protection of journalists in Norway's Criminal Code, there are significant measures in place to ensure their safety:
The Attorney General has instructed the police and prosecuting authorities to prioritize cases involving threats and violence against journalists.
The Supreme Court has mandated that threats and violence towards journalists should result in more severe punishments.
The Norwegian Union of Journalists maintains close contact with other press organizations, regularly addressing the safety of journalists. Media organizations in Norway collaborate on various professional issues, including journalist safety, press ethics, transparency, and public financial support for the media.
The Norwegian Ministry of Culture and Equality is the responsible authority for media-related topics in the country. Ongoing consultations with relevant institutions have highlighted several areas of concern:
Journalists covering polarized topics such as immigration, gender equality, climate change, and particularly the war in the Middle East, frequently face harassment, threats, and violence.
Reporters covering the war in Gaza have reported receiving significant numbers of hate messages.
Studies indicate that journalists with minority backgrounds and LGBTQIA+ individuals experience threats and harassment at twice the rate of their ethnic Norwegian counterparts.
The chilling effect and health issues related to anxiety are significant consequences of these experiences. The studies underline that harassment and threats have a pronounced chilling effect on journalists covering polarized topics and those from minority backgrounds.
While the Ministry has no immediate plans to work on a specific action plan for journalist safety, it remains committed to continuing the dialogue on this critical issue.
activités de la campagne
Retour
Norway strengthens institutional dialogue on journalists’ safety
Ketevan SAKHELASHVILI
modifié il y a 4 jours.
Following the adoption of the Government's Freedom of Expression Preparedness – National Strategy for an Open and Informed Public Debate in September 2025, the Ministry of Culture and Equality established biannual dialogue meetings bringing together media organisations, public authorities and prosecutorial bodies. The meetings involve the Norwegian Union of Journalists, the Norwegian Editors’ Association, NRK, the Director of Public Prosecutions and relevant ministries.
As part of these discussions, participants exchange information on developments related to journalists’ safety, freedom of expression and the implementation of international initiatives, including the Council of Europe’s Journalists Matter campaign and the OSCE’s work on the safety of journalists. The mechanism provides a structured platform for identifying challenges, monitoring developments and strengthening cooperation between media stakeholders and public authorities.
Norwegian media organisations have continued to develop practical measures to address hate speech, trolling and harassment in digital spaces. These efforts include strengthened...
Norway remains actively engaged in professional exchanges and research on journalists' safety. In November 2025, OsloMet hosted the 11th Annual Conference on the Safety of...
As part of the implementation of the Government's Freedom of Expression Preparedness strategy, preparations began for the establishment of a new research centre dedicated to...