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Ressources: La coopération entre les organes de répression et les fournisseurs de services internet dans les enquêtes de cybercriminalité
Tant les organes de répression (les forces de l'ordre) que les fournisseurs de services internet jouent un rôle crucial dans la construction de la confiance envers les technologies d'information et de communication (TIC) et une meilleure utilisation de ces technologies par les sociétés à travers le monde.
Les enquêtes de cybercriminalité par les forces de l'ordre étant souvent inefficaces en l'absence de coopération avec les fournisseurs de services internet, il est essentiel que les forces de l'ordre et les fournisseurs de services coopérent d'une manière efficiente.
Leurs rôles sont différents: les forces de l'ordre doivent faire respecter la loi tandis que les fournisseurs de services se doivent d'offrir aux utilisateurs la capacité de communiquer.
La question qui se pose à de nombreux pays est de savoir comment les forces de l'ordre et les fournisseurs de services internet peuvent coopérer au mieux afin de rendre internet plus sûr tout en respectant leurs différents rôles et les droits fondamentaux des utilisateurs.
Une part importante de la solution -et à bien des égards une précondition à la coopération- réside dans une législation claire qui définisse les responsabilités et autorités de chacun et posent des limites. La mise en oeuvre complète de la Convention sur la Cybercriminalité, en particulier ses dispositions de droit procédural, est essentielle dans ce sens.
Les discussions menées dans de nombreux pays à travers le monde ont démontré le besoin de lignes directrices pratiques qui puissent aider les forces de l'ordre et les fournisseurs de services à organiser et structurer leur coopération.
En conséquence, le Conseil de l'Europe -sous les auspices du Projet sur la Cybercriminalité- a mis en place, en 2007, un groupe de travail, composé de représentants des organes de répression, des industries, des fournisseurs de services internet et d'associations, qui a préparé un projet de lignes directrices, lesquelles ont été adoptées lors de la Conférence globale Octopus organisée à Strasbourg en avril 2008.
Elles:
D'un point de vue pratique, les représentants des forces de l'ordre et les fournisseurs de services d'un pays donné peuvent établir un groupe de travail visant à atteindre un consensus voire même un accord formel sur la manière de coopérer. Les lignes directrices peuvent servir comme modèle ou tout simplement comme base de discussion.
- Langues officielles du Conseil de l'Europe : anglais / français - Langues non officielles du Conseil de l'Europe : albanais - arabe - arménien - azéri - croate - espagnol - géorgien - macédonien - portugais - roumain - russe - serbe - turc - ukrainien
Depuis l'adoption des lignes directrices en avril 2008 :
Pour la première fois, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a fait référence aux lignes directrices dans son arrêt K.U v. Finlande (uniquement en anglais) en les présentant comme un document international de référence devant être pris en compte dans l'examen de cette affaire relative à la protection du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des Droits de l'Homme).
En plus de ces lignes directrices sur la coopération entre les forces de l'ordre et les fournisseurs de services dans les enquêtes de cybercriminalité, le Conseil de l'Europe a élaboré une série d'autres lignes directrices et recommandations relatives aux fournisseurs de services internet:
La question de la protection des droits fondamentaux et le rôle de l'industrie internet dans ce domaine a été traitée par un certain nombre d'initiatives. L'Initiative Mondiale des Réseaux TIC a établi par exemple:
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