Du 17 au 19 août 2026, le Bureau de programme sur la cybercriminalité du Conseil de l'Europe (C-PROC) a organisé à Bucarest une réunion régionale de trois jours, réunissant les deux pays hubs asiatiques du projet GLACY-e : les Philippines et le Sri Lanka. Organisée conjointement dans le cadre des projets GLACY-e et CyberSPEX, la réunion a rassemblé 16 participants, dont sept représentants des Philippines et cinq du Sri Lanka, aux côtés de quatre experts d'États membres de l'Union européenne sélectionnés (Allemagne, Portugal et Pays-Bas), issus de la magistrature, des services de poursuite, des services répressifs, des cellules de renseignement financier et des CERT.
En tant qu'États Parties à la Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest), les Philippines et le Sri Lanka font figure de références en matière de bonnes pratiques dans leurs régions respectives, dans une logique de coopération Sud-Sud. Réunir les deux hubs a offert une occasion opportune d'harmoniser leurs efforts et d'établir un plan de travail commun pour les années à venir.
La première journée a été consacrée au bilan des progrès accomplis et des difficultés rencontrées au cours des douze mois précédents. Les représentants des pays hubs ont présenté un état des lieux des formations dispensées et reçues, de l'intégration des modules de formation dans les programmes nationaux et de l'extension des formations aux pays voisins. Les échanges ont également porté sur les lacunes en matière de capacités relatives aux preuves électroniques, les opérations conjointes, les dynamiques interinstitutionnelles et le recours aux enquêtes financières parallèles. L'après-midi a laissé place à un exercice collaboratif, les participants mettant en commun leurs ressources et élaborant une feuille de route pour la coopération sur la période 2027-2028.
La deuxième journée a pris la forme d'une table ronde avec des États membres de l'UE sélectionnés, consacrée au Deuxième Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité. Après un examen de l'état actuel de la coopération internationale et une présentation des principales dispositions du Protocole, les participants ont abordé les bonnes pratiques et les obstacles à la coopération entre les pays représentés, les solutions apportées par le Protocole et l'avancement de sa mise en œuvre. La discussion s'est étendue aux pistes concrètes de coopération entre les deux hubs et leurs homologues européens, les participants s'appuyant sur des affaires réelles pour explorer les difficultés pratiques liées à la collecte des preuves électroniques et au maintien de leur chaîne de conservation.
La dernière journée a proposé aux participants une série de visites d'étude auprès d'institutions roumaines, notamment le Ministère public national, la Direction nationale de la cybersécurité (DNSC), la cellule nationale de renseignement financier (CRF) et la Police nationale, mais aussi auprès du Centre européen de compétences en cybersécurité (ECCC) et du ministère de la Justice. Ces visites ont permis une immersion directe dans les approches roumaines de l'investigation et de la poursuite de la cybercriminalité, ainsi que dans les pratiques de réponse aux incidents.
*Cette actualité a été traduite par deepl.com
Projet GLACY-e
Projet CyberSPEX
Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest)
Deuxième Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité
