Conventions du Sport

Lutte contre le dopage – les priorités

L’action contre le dopage dans le sport répond à quatre priorités :
Créer une base de données des politiques nationales antidopage
Concevoir des programmes éducatifs adaptés
Contribuer au projet de Convention internationale contre le dopage
Lutter contre le trafic des produits dopants

Créer une base de données des politiques nationales antidopage 

Cette base de données est en service depuis août 2005 à l’usage des autorités nationales antidopage. Son objectif est de collecter les informations communiquées par les Etats parties à la Convention contre le dopage sur la mise en œuvre de ses dispositions.

La base de données se divise en deux volets principaux :

  • des questionnaires à compléter en ligne par les Etats parties ;
  • des rapports de synthèse produits à partir des informations saisies, sous la forme soit d’un rapport national par pays, soit d’un rapport annuel général.

Egalement fonds documentaire, elle rendra disponible les documents juridiques et les législations nationales antidopage. La compatibilité de cette application avec la base de données ADAMS de l’Agence mondiale antidopage (AMA) permettra aux Etats de ne pas devoir saisir deux fois des données similaires. A l’horizon 2007, les données envoyées par ADAMS se retrouveront automatiquement dans la base de données du Conseil de l’Europe.

Concevoir des programmes éducatifs adaptés 

Le développement des programmes éducatifs contre le dopage fait l’objet d’une coopération entre le Conseil de l’Europe et l’Agence mondiale antidopage. L’éducation aux dangers du dopage est mentionnée à la fois dans la Convention contre le dopage du Conseil de l’Europe de 1989 et dans le Code mondial anti-dopage de l’AMA.

En janvier 2005, le Groupe consultatif éducation (T-DO ED) du Groupe de suivi de la Convention contre le dopage et l’AMA ont produit ensemble des lignes directives, les « Model Guidelines for Education ». Ce document propose un ensemble d’informations et de méthodes visant à soutenir la conception, la réalisation et l’évaluation de programmes éducatifs contre le dopage.

Ces lignes directrices ont été mises en pratique lors d’un symposium organisé les 15 et 16 septembre 2005, à Moscou, par le Conseil de l’Europe, l’AMA et l’Agence fédérale pour la Culture physique et le Sport de la Fédération de Russie. Les participants, des représentants des pays bénéficiant du programme Sprint et des pays Baltes ont eu la possibilité de :

  • s’exercer au développement de programmes éducatifs ;
  • établir un plan pour la mise en œuvre de tels programmes dans leurs pays ;
  • identifier les ressources et partenariats à recueillir à cet effet.

En novembre 2005, le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage a proposé au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe l’adoption d’une recommandation qui reprendra ces lignes directrices en annexe.

Contribuer au projet de Convention internationale contre le dopage 

La Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’UNESCO est entrée en vigueur le 1er février faisant suite aux mesures concrètes prises par le Conseil de l’Europe (Convention contre le dopage, 1989) et l’Agence mondiale antidopage (Code mondial antidopage, 2003). Elle vise à harmoniser les efforts contre le dopage au niveau international.

Le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage, par le biais du groupe consultatif sur les Questions juridiques (T-DO LI), a participé au projet de Convention. Il s’agissait principalement de s’assurer de sa compatibilité avec le texte de la Convention contre le dopage du Conseil de l’Europe.

Lutter contre le trafic des produits dopants 

En 2000, le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage a préparé une recommandation visant à enrayer le trafic des produits dopants. A cet effet, le texte propose aux Etats parties à la Convention d’introduire dans leurs législations une série de principes de base.

Un séminaire a été organisé en 2006. Il s’agissait de coordonner l’action des autorités nationales pour sécuriser l’espace européen concerné par Convention contre le dopage