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2017, année interculturelle à Pavlograd, Ukraine

Pavlograd, Ukraine 25-26 septembre 2017
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2017, année interculturelle à Pavlograd, Ukraine

Une réunion avec des représentants des minorités nationales a marqué le terme de la visite de deux jours d’experts du réseau des cités interculturelles, les 25-26 septembre 2017, dans la ville ukrainienne de Pavlograd. C’était une réunion très agréable et très intéressante, qui a laissé apparaître les rapports amicaux entre beaucoup de communautés ethniques et où les participants ont discuté librement des perspectives de création d’un centre interculturel dans la ville. « Nous souhaitons créer un centre interculturel pour disposer d’un lieu de réunion et de dialogue, pour apprendre d’autres langues et d’autres traditions » – a déclaré l’initiateur de cette idée.

Pavlograd, ville de près de 110 000 habitants où vivent 30 nationalités, a une histoire différente à raconter sur la diversité de sa population. Un grand nombre de juifs – 75% des habitants - vivaient là avant la Seconde guerre mondiale, alors que la population totale ne dépassait à peine 25 000 personnes. Au milieu du XXe siècle, la ville est devenue un centre stratégique de l’ex-Union soviétique, où beaucoup de mines, d’usines et d’entreprises de l’industrie lourde se sont développées. Au fur et à mesure que la ville a grandi, beaucoup de spécialistes de haut niveau sont venus y travailler de toute l’Union soviétique pour deux-trois ans et beaucoup y sont restés. C’est pourquoi un grand nombre de représentants de pays de l’ex-URSS vivent là : Azéris, Arméniens, Biélorusses, Géorgiens, Tatars de Crimée, Kazakhs, Russes, Estoniens et Polonais. Des représentants de la population rom, des Coréens, des Afro-américains et d’autres nationalités complètent le mélange ethnoculturel de la ville et – ainsi que l’a conclu la visite d’experts – ils jouent un rôle actif dans la vie sociale et économique de Pavlograd.

En outre, depuis le début du conflit militaire dans l’Est de l’Ukraine, près de 7000 personnes déplacées sont arrivées dans la ville. La moitié d’entre elles y sont restées. La ville les considère comme des ressources et non comme un « corps étranger » ou un problème. « Nous offrons à ces personnes une occasion de s’ouvrir et d’agir », a déclaré l’adjointe au maire Elena Chulika, « et beaucoup d’entre elles le rendent largement à leurs concitoyens ». Il y a beaucoup d’organisations de la société civile à Pavlograd qui œuvrent pour créer un espace permettant aux différentes cultures de dialoguer. Ainsi, « Intercultural Lounge », l’Euroclub « Europe + », le club Cinéma, le Centre de la jeunesse « Funduk », le mouvement de jeunesse « Pavlograd positif », etc.

L’année 2017 a été qualifiée « d’année interculturelle » à Pavlograd. Cela signifie que des organisations publiques et privées soutiennent beaucoup d’idées économiques et d’initiatives de la société civile axées sur le développement social et économique de la ville selon les principes défendus par le réseau de cités interculturelles de mixité, de dialogue et de valorisation de l’avantage de la diversité. Il importe de relever que le concept de tolérance est largement respecté, qu’il « est dans l’air » à Pavlograd. On l’entend souvent dans la bouche de responsables de la municipalité et de personnalités, mais aussi d’habitants, d’enseignants, d’ouvriers des mines, de jeunes, de personnes déplacées et de représentants des minorités.


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