Quelque 35 représentants d'agences gouvernementales suisses, d'organismes publics et de la société civile se sont réunis à Berne le 7 avril 2026 pour discuter de la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, en s'appuyant sur le troisième rapport d'évaluation publié par le Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) et sur la recommandation du Comité des Parties qui s'y rapporte.
Cette table ronde était co-organisée par la Division de lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe et l’Office fédéral de la police (fedpol). La réunion a été ouverte par M. Philippe Piatti, chef de la Division de la prévention de la criminalité de fedpol, qui a réaffirmé l’engagement de la Suisse dans la lutte contre la traite des êtres humains, notamment dans le cadre de la nouvelle stratégie contre la criminalité organisée. S’exprimant également lors de l’ouverture de la réunion, Mme Petya Nestorova, cheffe de la Division de la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe, a souligné que les dispositions exhaustives de la Convention avaient permis d’améliorer les politiques nationales de lutte contre la traite.
Les discussions ont porté sur le renforcement de la réponse pénale à la traite des êtres humains, l’amélioration de l’accès des victimes à l’aide juridique et à l’indemnisation, la prévention et la lutte contre la traite à des fins d’exploitation par le travail, ainsi que l’amélioration de l’identification et de l’assistance aux victimes.
La Suisse devra rendre compte au Comité des Parties des mesures prises pour se conformer à sa recommandation d’ici au 21 juin 2026.
Voir aussi : Le GRETA et la Suisse

