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Sommet international de Hamamatsu sur la collaboration interurbaine 2019

Hamamatsu,Japon 23-25 octobre 2019
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Sommet international de Hamamatsu sur la collaboration interurbaine 2019

Du 23 au 25 octobre, la ville de Hamamatsu (Japon), en coopération avec le programme Cités interculturelles, a organisé un Sommet international sur la collaboration entre villes.

La représentation ICC à l'événement était composée de M. Phil Wood, experts indépendants, ainsi que de maires et de fonctionnaires de Botkyrka (Suède) et Ballarat (Australie). Leur participation a été exprimée en deux séances plénières (toutes deux animées par le professeur Keizo Yamawaki) intitulées " Community building that makes use of diversity advantage " et " Interculturalism " (qui a également impliqué le maire Yasutomo Suzuki comme commentateur).

Ces sessions faisaient partie d'un programme plus vaste organisé en partenariat avec CGLU (Asie-Pacifique) et la Japan Foundation, qui comprenait des maires invités de nombreux pays dont le Pakistan, le Népal, la Malaisie, l'Indonésie et les Philippines ainsi que de nombreuses villes et ONG japonaises.

Les deux sessions auxquelles le ICC a participé ont véhiculé un message clair, notamment à travers des exemples pratiques de Botkyrka, Ballarat, Hamamatsu (et aussi de Kirklees, avec la participation de M. Wood). Ballarat a élaboré son approche en se référant à plusieurs exemples. Tout d'abord, le programme des ambassadeurs interculturels, qui offre aux personnes d'origines diverses la possibilité d'influencer la vie publique. Deuxièmement, le programme Intercultural Employment Pathways qui améliore les perspectives de carrière des migrants et des réfugiés. Troisièmement, le plan d'action pour la réconciliation, qui reconnaît la place des peuples autochtones dans la communauté, et enfin une série d'événements, dont le dîner de gala interculturel et le Café des langues.

Dans ses présentations, M. Botkyrka a parlé du cheminement de la municipalité, qui est passée d'un endroit considéré comme désavantagé par sa diversité à un endroit où elle est devenue une force. La mairesse Ostlin a donné un récit très personnel de la façon dont son propre parcours d'acceptation d'identités multiples reflétait celui du district dans son ensemble. Botkyrka a également présenté sa méthode pour passer de la parole aux actes à travers ses six clés pour l'intégration interculturelle.

Dans son exposé sur Kirklees, M. Wood a abordé le problème de la ségrégation croissante, commun à de nombreuses régions du Royaume-Uni, et a décrit deux projets qui y remédient efficacement. Tout d'abord, The Linking Network, qui jumelle des écoles monoethniques afin que les élèves (et leurs parents) puissent établir des relations avec des personnes d'un autre milieu. Il est particulièrement efficace pour fournir aux enseignants des conseils et des ressources pour aborder les conversations difficiles sur l'identité. Deuxièmement, le Grand rassemblement, un événement annuel visant à encourager les étrangers et les voisins à se rencontrer, qui découle directement du choc et de la sympathie qui ont suivi l'assassinat du député local Jo Cox. Tout en commençant au niveau local, il s'est maintenant étendu à l'échelle nationale et plus de six mille événements individuels ont eu lieu en 2019.

Le maire Suzuki a consacré sa présentation aux priorités du Hamamatsu en matière d'éducation et de marché du travail. Comme en témoignent les précédentes visites de la CPI au Japon, ce pays s'est efforcé pendant de nombreuses années de limiter la migration étrangère en nombre et en durée par le biais d'une politique étroite de travailleurs invités. Dans de nombreuses villes, les droits de citoyenneté des étrangers ont été sévèrement restreints, tandis que la protection contre la discrimination a été strictement respectée. En revanche, Hamamatsu a cherché à encourager les étrangers à se sentir mieux accueillis et plus engagés dans la société. Hamamatsu a également cherché à étendre son réseau de contacts internationaux en offrant des possibilités d'emploi aux étudiants étrangers, y compris dans plusieurs endroits de la municipalité elle-même.

Un récent changement de politique nationale a vu l'introduction d'une nouvelle loi sur l'immigration qui augmentera considérablement le nombre de travailleurs peu qualifiés et manuels autorisés à entrer en provenance d'autres régions d'Asie orientale et au-delà. Le gouvernement a créé deux nouveaux statuts de visa. La première concerne les travailleurs étrangers ayant un certain niveau de compétence, qui seront autorisés à rester au Japon pour une période maximale de cinq ans, mais ne seront pas autorisés à faire venir les membres de leur famille. Le deuxième est destiné aux travailleurs ayant un niveau de compétence plus élevé qui seraient autorisés à amener leur conjoint et leurs enfants. Si certaines conditions sont remplies, ils pourraient être autorisés à vivre indéfiniment au Japon.

Le Japon prévoit d'accepter jusqu'à 345 150 travailleurs étrangers en cinq ans en vertu de ces nouveaux statuts de visa. Il y aura 60 000 personnes qui travailleront dans l'industrie des soins, 53 000 dans les services alimentaires, 40 000 dans l'industrie de la construction, 37 000 dans le nettoyage des bâtiments, 36 500 dans l'agriculture, 34 000 dans la fabrication d'aliments et de boissons et 22 000 dans l'hébergement.

Hamamatsu espère être bien placé pour s'assurer que ses principaux employeurs et les petites et moyennes entreprises en bénéficient et que les nouveaux arrivants sont bien intégrés dans la ville. L'un des principaux éléments de ce projet consistera à faire en sorte que les étrangers soient capables de communiquer en japonais. La visite d'experts de la CPI en 2017 a confirmé que Hamamatsu est déjà bien en avance sur une grande partie du reste du Japon pour ce qui est de la fourniture de la langue.


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