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Conférence sur le rôle du patrimoine culturel dans la promotion de la cohésion communautaire

Strasbourg, France 13 novembre 2018
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Conférence sur le rôle du patrimoine culturel dans la promotion de la cohésion communautaire

Il est largement reconnu que le patrimoine culturel peut être une source et une occasion de promouvoir les contacts, les échanges et la réciprocité entre les différents stakeholders et publics. C'est particulièrement vrai lorsque les personnes qui s'intéressent au patrimoine ne sont pas considérées comme des consommateurs passifs, mais comme des créateurs, des distributeurs et des décideurs.

Le débat sur les effets sociaux du patrimoine culturel et sur la manière dont il peut contribuer à renforcer la cohésion communautaire, à favoriser le sentiment d'appartenance de l'ensemble de la population et à créer une capacité citoyenne dans des sociétés pluralistes et démocratiques est facilité par l'élargissement croissant de la portée de la politique du patrimoine. Une contribution importante à ce débat a été initiée par la Convention de Faro sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (Convention de Faro, 2005) que a marqué le passage de la protection d'objets, de collections, de monuments et de sites spécifiques à une attention particulière à la nature interactive du patrimoine culturel, en reconnaissant qu'il est défini et redéfini par les actions humaines et qu'il ne doit être perçu ni comme statique ni comme immuable.

S'appuyant sur cette idée élargie du patrimoine culturel, le projet conjoint entre la Commission européenne (DG-EAC) et le programme des Cités interculturelles du Conseil de l'Europe, STEPS, visait à construire et à renforcer la cohésion communautaire, à promouvoir la confiance, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les différents collectivités, grâce à des plans d'action participatifs axés sur le patrimoine.

Les deux villes de Rijeka (Croatie) et Lisbonne (Portugal) ont été choisies pour piloter la méthodologie et démontrer comment une approche interculturelle locale au secteur du patrimoine axée sur l'idée de création de lieux peut permettre à une ville d'ouvrir activement l'identité urbaine à toutes les communautés, renforçant la confiance, la reconnaissance mutuelle, l'interaction et au final la cohésion sociale par une identité inclusive à tous.

La conférence finale du projet se tiendra à Strasbourg, dans les locaux du Conseil de l'Europe, le 13 novembre et sera l'occasion de discuter avec les partenaires de Lisbonne et de Rijeka de la méthodologie, des résultats et des défis rencontrés. Les équipes universitaires des deux villes qui ont travaillé sur les indicateurs de perception de la cohésion communautaire et sur le suivi de la manière dont les processus participatifs de cartographie du patrimoine culturel affectent effectivement le sentiment d'appartenance et la cohésion seront également impliqués.

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