Retour Conférence 2026 du Réseau police du Conseil de l'Europe : renforcer les réponses policières à la traite des êtres humains grâce à une approche fondée sur les droits humains

Conférence 2026 du Réseau police du Conseil de l'Europe : renforcer les réponses policières à la traite des êtres humains grâce à une approche fondée sur les droits humains

La conférence 2026 du Réseau police, intitulée « Renforcer les réponses policières à la traite des êtres humains : appliquer les normes du Conseil de l'Europe dans la pratique », a réuni environ 60 haut·es responsables des forces de l'ordre, expert·es gouvernementaux·ales et représentant·es de la société civile et des organisations internationales, du 1er au 2 juillet 2026, à Strasbourg, en France.

Au cours de huit sessions thématiques, les participant·es ont examiné les défis les plus pressants et les réponses opérationnelles à la traite des êtres humains, en se concentrant sur la mise en œuvre pratique de la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l'Europe et des recommandations du Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA).

« Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont identifiées comme victimes de la traite des êtres humains dans les États membres du Conseil de l'Europe, qu'elles se trouvent à l'étranger ou dans leur propre pays », a déclaré Clare Ovey, directrice des droits humains du Conseil de l'Europe, à l'ouverture de la conférence, soulignant que « des normes solides ne suffisent pas – la mise en œuvre et la coopération sont déterminantes ».

La conférence a mis en lumière les meilleures pratiques de 16 États membres du Conseil de l'Europe, portant sur les outils d'enquête numériques (Allemagne, Espagne et Grèce) ; les enquêtes sur l'exploitation par le travail (Finlande, France, Italie et Pologne) ; la gestion des frontières et l'identification des victimes (Espagne et Royaume-Uni) ; les approches centrées sur les victimes et tenant compte des traumatismes (Bulgarie, Chypre et Serbie) ; le renforcement des capacités et la spécialisation (Géorgie, Grèce et Espagne) ; les réponses à la traite à des fins d'exploitation criminelle et la mise en œuvre du principe de non-sanction (Norvège, Pays-Bas et Slovénie) ; ainsi que la coopération internationale des services répressifs (Autriche et Roumanie). Des présentations ont également été faites par des représentant·es du GRETA, de la Cour européenne des droits de l'homme, du Comité européen pour la prévention de la torture, d'Europol et d'Interpol.

Réaffirmant le rôle essentiel des forces de l'ordre dans la prévention et la lutte contre la traite des êtres humains, les participant·es ont souligné l'importance d'enquêtes proactives fondées sur le renseignement, d'une coopération transfrontalière et interinstitutionnelle renforcée, ainsi que d'approches centrées sur les victimes et tenant compte des traumatismes, qui améliorent à la fois l'efficacité des forces de l'ordre et le respect des droits des victimes.

Strasbourg, France 1-2 July 2026
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