Le châtiment corporel est la forme de violence la plus répandue employée à l’encontre des enfants. Ce terme recouvre tout châtiment impliquant l’usage de la force physique et visant à infliger un certain degré de douleur ou de désagrément, aussi léger soit-il. C’est là une violation des droits de l’enfant au respect de la dignité humaine et de l’intégrité physique.

Le Conseil de l’Europe demande l’interdiction légale en fait et en droit des châtiments corporels infligés aux enfants. Les châtiments corporels envoient aux enfants un message erroné qui peut provoquer chez eux de graves préjudices physiques et psychologiques. Dirigé contre un adulte, un châtiment corporel constitue une voie de fait. L'un des principes fondamentaux en matière de droits de l'homme est le droit de vivre à l’abri de menaces de violence. L’article 19 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE) garantit ce droit à tout enfant et oblige les États parties à prendre des mesures appropriées pour protéger les enfants contre toute forme de violence.

Le Comité des droits de l’enfant, l’organe de surveillance de la CNUDE, souligne que la protection effective des droits humains exige l’élimination de tout châtiment corporel et de tout traitement cruel ou dégradant infligé à des enfants.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui rassemble des représentants des parlements de l’ensemble des 47 États membres, a adopté une recommandation qui appelle l’Europe à devenir une « zone exempte de châtiment corporel pour les enfants ». Il faut mettre un terme à l'acceptation sociale et juridique du châtiment corporel des enfants. La campagne « Levez la main contre la fessée » fournit aux États membres des matériels de sensibilisation destinés à favoriser l’abolition des châtiments corporels et à encourager une parentalité positive et non violente.

Les États membres ayant aboli les châtiments corporels sont encouragé à partager avec le Conseil de l’Europe les bonnes pratiques qu’ils ont mises au point pour promouvoir une parentalité non violente. Il peut s’agir de supports audiovisuels et de campagne, de publications, de contenus de formation et autres outils utiles.